Mots d'art & Scénarios
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 Poèmes de Georges Le Fèbvre

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Gi
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Localisation : Lévis secteur Charny, Québec, Canada
Date d'inscription : 18/12/2004

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MessageSujet: Re: Poèmes de Georges Le Fèbvre   Poèmes de Georges Le Fèbvre EmptySam 6 Juil - 10:55

Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10

Et pendant que les vents

Issus des immobilités

Gonflent les voiles

Des fleurs


Le Pollen des Volontés Suprêmes

Féconde on ne

Sait quoi on ne sait où

Quelque part dans l’impondérable


La translation des eggrégores

Ou les perles des bathyscaphe

© Georges Le Fèbvre



Cependant que le Roi sommeille à

L’ombre d’un insecte empaillé

Les chaleurs des marées remettent

La mer à sa juste place

La glace brûle

Le feu lutte contre

Les eaux prépondérantes

Les archipels sont comme des

Poignées de riz

Jetées en obole à la mer

Permettez que je vous explique

Que je vous fasse visiter

Un musée du grand large

Où des tempêtes bien conservées

Voisinent avec la goutte d’eau méconnue

Qui fait déborder le vase

© Georges Le Fèbvre


Le Roi est sourd

Le Roi ne sait rien et surtout

Pas que son règne

Est le plus long qui soit

Il dort dans la poussière

Des plus anciennes

Collections du monde

Son Sommeil est plus éloquent

que tout les discours


La translation des eggrégores

© Georges Le Fèbvre



La première balle tirée trop haut

Lui transperça le cœur

La seconde plus maladroite encore

Lacéra ses plus fascinantes couleurs

La quatrième balle s’arrêta net à

L’intersection de

Toutes les lignes de mire

Et se consuma en

Aurores grandioses

Sans que l’on su pourquoi

Ses cendres météoriques

Restèrent le seul nuage

Des cieux sibyllins

La troisième balle j’oubliais de le dire

Ne connut jamais

L’étreinte du feu

Elle traîna longtemps

Au fond d’un carnier anonyme

Peut-être aurait-elle pu sauver

Les anges malmenés

Dans l’infiniment rose

Ou rouvrir pour toujours

La plaie à peine cicatrisée

De la naissance du monde

Mais elle ne fut jamais tirée

Jamais tirée ………… jamais tirée

La translation des eggrégores

Ou les perles des bathyscaphe


Et pendant que les vents

Issus des immobilités

Gonflent les voiles

Des fleurs


Le pollen des volontés suprêmes

Fécondent on ne

Sait quoi on ne sait où

Quelque part dans l’impondérable


Cependant que le Roi sommeille à

L’ombre d’un insecte empaillé

Les hâleurs des marées remettent

La mer à sa juste place

La glace brûle

Le feu lutte contre

Les eaux prépondérantes

Les archipels sont comme des

Poignées de riz

Jetées en obole à la mer

Permettez que je vous explique

Que je vous fasse visiter

Un musée du grand large

Où des tempêtes bien conservées

Voisinent avec la goutte

Qui fait déborder le vase


Le Roi est sourd

Le Roi ne sait rien et surtout

Pas que son règne

Est le plus long qui soit

Il dort dans la poussière

Des les plus anciennes

Collections du monde

Son Sommeil est plus éloquent

Que tous les discours


La translation des eggrégores

Ou les perles des bathyscaphe

© Georges Le Fèbvre


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Gi
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MessageSujet: Poèmes de Georges Le Fèbvre   Poèmes de Georges Le Fèbvre EmptyVen 28 Juin - 19:17

Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10Poèmes de Georges Le Fèbvre Sharon10
 
 
Georges Le Fèbvre est né en 1920 à Charleroi (Mont sur Marchienne) en Belgique, à 93 ans il parle encore et toujours de poésie. Toute sa vie étant artiste peintre et poète, il n'en a pas fait son métier, ce qui est regrettable selon sa fille ; puisque de si belles choses sont enfouies aux oubliettes. Marie-Paule se bat pour qu'il soit reconnu comme bon poète et excellent peintre...
 
 
Poèmes de Georges Le Fèbvre George10


Poèmes de Georges Le Fèbvre George11
Une de ses peintures


La tombe des oiseaux perdus
 
 
Car nous voici les yeux clos
 
Nous  ensevelissant
 
Peu à peu
 
Dans les ruines du passé
 
 
Mère
 
Combien de fois encore me faudra-t-il
 
Renverser le sel des étoiles sur la
 
Nappe tachée d'énigmes
 
Avant d'être à jamais à tes cotés
 
 
 
Voici le seuil imparable
 
La porte murée d'oubli
 
 
Mère
 
Où peux-tu bien m'attendre
 
Dans ces impalpables contrées
 
Irriguées par les sources
 
Bleues de l'illusion
 
 
Hélas  quand ton sourire fleurit
 
Dans les jardins de l'au-delà
 
Je ne peux que l'arroser
 
Avec de l'eau de marbre
 
 
Mère
 
Où étais tu avant moi
 
Avant que je ne tende mes paumes
 
Vers la rosée qui perle
 
Sous les cils des miraculées
 
 
 
Où étais-tu dans ce ténébreux
 
Univers de la chute
 
Dans l'impasse de ces déchirures
 
Extrêmes
 
Ourlées de cris et de pleurs
 
 
 
Mère
 
Le monde des vivants ne serait-il
 
Fait que de Heurts et de regrets
 
Devant la tombe
 
Des oiseaux perdus
 
Trop tard pour parler
 
 
Arbre j'avais soulevé
 
Tes tentures d'écorce
 
Et caché mes secrets
 
Au plus profond des tiens
 
Quand l'éloge du vert
 
Répliquait à l'azur
 
 
Au cœur des secrets
 
Les plus compacts
 
Je retrouvais sans peine
 
Les lignes de vie
 
Du peuple végétal
 
Et quand je me penchais
 
Sur la source figée de l'aubier
 
J'y buvais sans efforts
 
 
 
Je jouais avec ceux
 
Qui tachaient de résine
 
Les robes de l'été
 
Et livraient des velours
 
Aux aiguilles de pins
 
Mais il était trop tard
 
Pour parler
 
Mes cris n'étaient
 
Que des couleurs
 
Prisonnières du fuseau des fleurs
 
Aucun bourgeon
 
Ne voulait peindre
 
La feuille infidèle de mes lèvres
 
J'étais plus léger que le vent
 
Plus léger que l'ombre du vent
 
Je dépassais des parfums
 
Bien plus lourds
 
Que mon ivresse
 
L'étourdissante brise
 
De l'au-delà
 
Effeuillait mes pénitences
 
© Georges Le Fèbvre
 
 
A petits pas
 
 
À très petits pas
 
Dans l'immensité du langage
 
Parfois on bute
 
Sur une cloche enlisée
 
Une voix émouvante trace la route
 
Un arbre aidé par le vent
 
Brise quelques colliers d'oiseaux
 
Une faille bleue
 
Le souvenir d'un ciel perdu
 
Emprunte la courbe
 
Infinie d'un cœur
 
Bien heureux ceux dont les larmes
 
Sèchent au vent d'or des révélations
 
Ceux qui n'attendaient
 
Que quelques mots tendres
 
Pour apaiser l'oiseau blessé de leur cœur
 
Ceux-là ne verront pas
 
Les rides du temps
 
Traverser leur visage
 
Dans l'impasse de la création
 
© Georges Le Fèbvre
 
 
Trop tard pour parler
 

Arbre j'avais soulevé
 
Tes tentures d'écorce
 
Et caché mes secrets
 
Au plus profond des tiens
 
Quand l'éloge du vert
 
Répliquait à l'azur
 

 
Au cœur des secrets
 
Les plus compacts
 
Je retrouvais sans peine
 
Les lignes de vie
 
Du peuple végétal
 
Et quand je me penchais
 
Sur la source figée de l'aubier
 
J'y buvais sans efforts
 

 
Je jouais avec ceux
 
Qui tachaient de résine
 
Les robes de l'été
 
Et livraient des velours
 
Aux aiguilles de pins
 
Mais il était trop tard
 
Pour parler
 
Mes cris n'étaient
 
Que des couleurs
 
Prisonnières du fuseau des fleurs
 
Aucun bourgeon
 
Ne voulait peindre
 
La feuille infidèle de mes lèvres
 
J'étais plus léger que le vent
 
Plus léger que l'ombre du vent
 
Je dépassais des parfums
 
Bien plus lourds
 
Que mon ivresse
 
L'étourdissante brise
 
De l'au-delà
 
Effeuillait mes pénitences
 
© Georges Le Fèbvre


Nul n'a jamais bu

Aux seins des ogresses

Même toi qui fut

Un noeud des caresses


Tu feins d'oublier

Ton immense bouche

Et ton cœur plié

Saignant sous ta couche


L'amour c'est ta croix

C'est ta délivrance

Et l'extrême droite

Aux saintes souffrances


La cavitation

L'horrifique centre

Et la tentation

De brûler son ventre


D'arracher au ciel

Ces étroits mensonges

Ces lieux sans appel

Et ce feu qui ronge.

 
Voici que nos souffles s’épuisent

Ils n’activent plus que très

Faiblement le brasier des jours

Nous voici arrivés au terme de

Notre terrestre aventure

Je t’en prie ma chère enfant

Essaie de vivre encore un peu

Le temps d’une aile de papillon

Effleurant ta joue


Essaie de vivre encore pour que

Les cendres des jours ne recouvrent pas

Trop vite nos visages

Tout doucement nous glissons en

Dehors de l’espace et de la durée

Nous tenons tes mains

Dans les nôtres

Rien ne pourra jamais nous séparer

Mère

Savais–tu  que je rêvais de toi

Avant que les cieux

Ne rongent notre union

Le monde alors n’était qu’une

Vitre teintée de rose

Un aquarium aux yeux grands fermés

une caravelle diaphrame

Aux voiles dépolies voguant

Sur un fleuve de vie

Mère

Savais-tu que des vents sournois

Allaient nous désunir

Me laissant à la dérive

Orphelin de ton ventre échoué

© Georges Le Fèbvre


Voici que nos souffles s’épuisent

Ils n’activent plus que très

Faiblement le brasier des jours

Nous voici arrivés au terme de

Notre terrestre aventure

Je t’en prie ma chère enfant

Essaies de vivre encre un peu

Le temps d’une aile de papillon

Effleurant ta joue

Essaies de vivre encore pour que

Les cendres des jours ne recouvrent pas

Trop vite nos visages

Tout doucement nous glissons en

Dehors de l’espace et de la durée

Nous tenons tes mains

Dans les nôtres

Rien ne pourra jamais nous séparer

Mère

Savais–tu  que je rêvais de toi

Avant que les cieux

Ne rongent notre union

Le monde alors n’était qu’une

Vitre teintée de rose

Un aquarium aux yeux grands fermés

une caravelle diaphrame

Aux voiles dépolies voguant

Sur un fleuve de vie


Mère

Savais-tu que des vents sournois

Allaient nous désunir

Me laissant à la dérive

Orphelin de ton ventre échoué
                                                                                                           © Georges Le Fèbvre


Supplément à " L'équarrissage pour tous "

" Rue aux Morts Subites "

Je me tiens pour quitte

En laissant mon lard

Aux marchands de fard.


" Rue de la Débine "

Je courbe l'échine

En traînant mon corps

Vers le quai aux porcs.


C'est ici qu'on passe

" Rue du Triste Espace "

En ouvrant son cœur

Aux équarrisseurs.


Pleurez Demoiselles

© Georges Le Fèbvre



La terre tremble


Il ne lui reste que quelques instants

D'existence  pour

Punir ceux

Qui l'ont tant fait souffrir



L'éternité n'est plus d'aucun secours

Ni les tragiques vulnéraires

Qui ressusciteraient le poète

À l'aube de la création



Qui donnera l'ordre suprême

Quand l'aile touchera

Le firmament des voûtes



Nous voilà

Plus transparents que

Des fantômes

Désincarnés arides



Fous que nous étions d'imaginer

L'avenir sur

Des oreillers de plume



Nous sommes les victimes de la

Cruelle autonomie des dieux


Morts en pâte de papier

Qui sèchent entre deux brasiers



Morts creux en tuyaux de poêle

Qui réchauffent les flux d'étoiles



Des firmaments hallucinés

Morts flous à peine crayonnés



Qui attendent sous les fenêtres

Que les aveugles les voient naître



Morts qui voudraient faire le don

De leur cœur en accordéon



Et qui dérivent et se hèlent

sur d'inquiétantes parallèles


Le fantôme aux larmes d'or

Ame  Ame qui vive appelait-il

Au seuil des berceaux séraphiques

Les champs sont dévastés

La ville est en lambeaux

Les canons se sont tus la gorge sèche

Qui osera jamais redonner vie

À ce désert si ce n'est celui

Qui porte sur un coussin

Aux franges de lumière

Les clés de la miséricorde

© Georges Le Fèbvre

                               
Ressuscité

Je suis ressuscité criait-il

Je vais enfin manger le pain nu

Débarrassé de ses croûtes d'insanie

Et il reçut en plein visage

L'appel de la vie comme la bouffée

D'or d'un four inoubliable

Demain nous camperons dans le roc criait-il

Demain nous trouverons refuge

Sous les ailes frémissantes

Des tentes magiques

Mort je suis mort

Je ne peux être que mort murmurait-il

Je suis atteint d'une langueur infinie

Comme un oiseau

Tombé dans un buisson de plumes

Et de ses meurtrissures et de ses plaies

S'élevaient des flammèches

Qui parcouraient le calvaire de son corps

Blessé à mort au secours je suis blessé

À mort hurlait-il

Qui jamais me fera sortir

De la galerie des âmes peintes

Qui m'a emprisonné jusqu'à le fin

Des temps dans les glacis d'un trompe-l'œil

Je suis un fantôme aux larmes d'or

Je suis dans un étrange cortège

Qui recule en brûlant ses drapeaux

Le torrent de l'espace bouillonnant m'emporte,

Noyé de l'au-delà

Vers une imitation du feu

Dont mon cœur est le centre

© Georges Le Fèbvre


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