Mots d'art & Scénarios
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 Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones)

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Gi
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Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones) Empty
MessageSujet: Re: Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones)   Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones) EmptyLun 23 Fév - 0:34

Cœur d’artichaut.

J’ai trop pleuré, Madame,
Pour vous donner raison.
J’ai consumé mon âme
Au feu de la passion.
L’amour pour moi est flamme,
Pour elle une chanson,
J’ai trop pleuré Madame,
Pour vous donner raison.

J’ai trop aimé, Madame,
Jusqu’à la déraison.
Adorer une femme,
A été ma prison.
En moi je sens la lame
Du fer de Cupidon ;
J’ai trop aimé Madame,
Jusqu’à la déraison.

Je ne peux plus, Madame,
Croire en mon horizon.
La puissance du drame,
M’engloutit trop profond.
Je suis donc polygame,
Au cœur de papillon,
J’ai trop souffert, Madame,
Pour entendre raison.

Chambéry le 7 septembre 2004.


Douce prison.

Je me sais condamné,
Mais j’aime la sentence ;
Je suis un prisonnier,
Avec beaucoup de chance ;
Ton cœur pour geôlier,
Tes hanches qui balancent,
Ton rire ensoleillé,
Et ton corps qui s’avance ;
Tout me dit mon amour
Que se ferme sur moi,
Par un verrou très lourd
La prison de tes bras.

Chambéry le 10 octobre 2004


Plaisirs rêvés.

Où s’envolent nos rêves
Lorsqu’ils nous abandonnent,
Dans quel fleuve s’achève
Leur cours qui tourbillonne.
De folies en folies,
D’images en images,
Notre âme qui s’ennuie
S’invente des mirages.

Lorsqu’au milieux du lit
Dans ta grotte profonde,
Le geyser qui jaillit
D’un fou plaisir t’inonde.
De ce frissonnant corps
Que tu sens s’alourdir,
S’échappe un cri si fort
Que tu sembles mourir.
Des perles de rosée
Envahissant ta peau,
Vers ta touffe frisée
Glissent comme un cours d’eau.
Ta poitrine dressée
Vers je ne sais quel ciel,
Nos âmes enlacées
Rayonnant au soleil.

Où s’envolent nos rêves
Lorsqu’ils nous abandonnent,
Dans quel fleuve s’achève
Leur cours qui tourbillonne.
De folies en folies,
D’images en images,
Mon âme qui s’ennuie
S’invente des mirages


Chambéry le 9 novembre 2004


La rime.

Mon Dieu ! Où est la poésie
Dans ces vers qui n’ont pas de fin,
Dépourvus de la symphonie
Que chante le beau mot latin.
Á écouter ces vers sans rime
Ni raison, l’oreille se lasse,
Et le sens se perd dans l’abyme
Lorsque l’accent n’est pas en place.

Pour un qui s’appelait Prévert
Qui, un jour fit, chanter la prose,
Combien de ces textes pervers
Ne ressemblant pas à grand-chose !
Je veux bien laisser de côté
Le hiatus ou bien la diérèse,
Si l’on n’entend le « I » chanter
Laissons passer cette foutaise.

Mais ! Que toujours son harmonieux
Au bout du vers charme l’oreille,
Toi qui a ce don merveilleux
De ta plume, sors des merveilles !
Les pluriels, entre eux, c’est ringard ;
Mais pour atteindre le sublime,
L’entourant des plus grands égards,
Sois à genoux devant la rime.


Chambéry le 6 décembre 2004


À celle qui n’aimait plus Noël.

Elle nous l’avait écrit qu’elle n’aimait plus Noël,
Malgré ses deux grands yeux tout inondés d’amour ;
Ils en avaient trop vu de ces destins cruels,
De ces pauvres enfants guidés par des tambours.
Elle avait repensé à toutes ces misères,
Elle aurait bien voulu pouvoir les soulager,
Mais on vit des moments où l’on ne sait que faire,
Tant l’océan du monde est plein de naufragés.

Elle était écoeurée par tous ces déballages
De foie gras, de chapons et par tous ces clinquants,
Alors qu’aux coins des rues des êtres de tous âges
Grelottaient, ventre creux, au milieu des passants.
Elle avait disparue la lueur d’espérance,
Qu’on avait allumée au profond de son cœur,
Lorsqu’on voit devant soi tant et tant de souffrance,
Il est parfois bien dur de croire en un bonheur.

Mais près d’elle veillait le berceau de l’amour,
Qui envoya vers elle la chair de sa chair,
Un tout petit bambin qui lui tourna autour
En faisant retentir son rire dans les airs.
Là, devant cet enfant quémandant sa caresse,
En disant souriant « Grand-maman c’est Noël »,
Elle sentit peu à peu s’apaiser sa détresse,
Et ses yeux embués ont remercié le ciel.

Chambéry le 22 décembre 2004.


Il faut croire au hasard.

Un hasard est venu, a traversé mes rêves,
C’était encor un point là bas dans le lointain,
Et sans pouvoir déjà le toucher de mes mains
Je l’ai vu tout fringant s’approcher sur la grève.

Un hasard est venu se poser sur mon cœur,
Renvoyant aux calendes mes pensées infâmes,
Asséchant de mes yeux les cascades de larmes,
Faisant entrer en moi une once de douceur.

Un hasard qui a pris la forme de cette Ève,
Étendue toute nue au milieu de mon lit,
Dans le regard de qui mon cœur se noie et lit
L’intensité du feu qu’en son corps je soulève.

Un hasard rencontré un doux soir de Noël,
Alors que je traînais mon âme aux coins des rues,
Remâchant le dégoût de mes amours perdues,
Ne croyant plus en rien, ni en Dieu ni au Ciel.

Un hasard est venu me chanter la romance,
Que chante Cupidon à tous les amoureux,
Ce doux chant harmonieux, que l’on murmure à deux,
Sans bien savoir toujours combien l’on a de chance.

Et depuis ce soir là est parti le brouillard,
Qui s’était étendu tout au long de ma vie,
J’ai retrouvé, enfin, l’espérance pour amie,
Depuis que j’ai compris qu’il faut croire au hasard.


Chambéry le 7 janvier 2005


L’ouvrier.


Chaque jour il s’en va
Qu’il pleuve ou bien qu’il vente,
Chaque jour pas à pas
Il gravit cette pente
Qu’est sa vie de misère.



Ô il avait bien songé
Souvent se révolter,
Mais à la tête forte
On a montré la porte :

Non, il n’est pas chômeur,
Lui, il a un boulot
Qu’il fait avec ardeur,
Pour nourrir ses marmots.
Mais qu’est-ce qu’il espère ?

Qu’importe si, il est,
Pendant dix heures par jour,
Dans l’eau jusqu’au mollet,
Ou tête près des fours.
Aveuglée de poussière.

Qu’importe la douleur,
Les croûtes sur la peau,
Est-ce qu’un travailleur
A besoin d’être beau ?
A-t-il besoin de plaire ?

Qu’importe s’il transpire,
Et parfois jusque au sang,
Pour qu’un seul homme en tire
Par des mille et des cents,
Bombance journalière.

Le monde est ainsi fait,
Depuis la nuit des temps,
Il y a les laquais
Et ceux qu’ont plein d’argent.
Menant la vie princière


Partir ou bien se taire

Alors il ferme sa gueule.
Ce n’est pas qu’il soit veule
Mais les gosses ils ont faim
Faut penser à demain.
Ravaler sa colère.

Et ainsi va la vie,
Quand ont n’est pas bien né,
Réfrénons les envies
Pour pouvoir subsister
Pensent les dignitaires.

Mais dites moi en somme,
Vous qui connaissez tout,
Est-on encore un homme
Lorsqu’on vit à genoux
Parfois plus bas que terre


Chambéry le 14 janvier 2005



Et il ferait bon voir,
Que des illuminés
En rêvant de grand soir,
Arrivent à tout changer.
En voilà des manières !


Laissons dormir les morts.

Á plus de soixante ans tous ces morts nous obsèdent,
Y avait qu’à ! Fallait qu’on ! Bien sûr on aurait dû… !
Mais en ces jours si noirs, seuls très peu ont voulu
Croire à ce génocide et apporter leur aide.

C’est bien souvent ainsi que notre histoire procède,
Vivant les yeux fermés pour ignorer l’horreur,
Par simples intérêts, ou même par la peur,
Laissant la rédemption à ceux qui nous succèdent.

Bien sûr qu’il ne faut pas oublier cette guerre,
Où un peuple frileux s’est conduit en salaud,
Dont la majorité encensait les bourreaux,
Certains d’eux auraient pu faire interner leur mère.

Mais de grâce aujourd’hui ne soit pas hypocrite,
Peuple qui a failli et dont beaucoup sont morts,
Ce n’est pas aux enfants d’avoir tous les remords,
Pour cette ignominie que les pères ont écrite.

Pour garder souvenir de ce grand cataclysme,
Point besoin aujourd’hui de si profonds discours,
De toute notre foi combattons le fascisme,
Se repentir trop tard n’est pas preuve d’amour.

Chambéry le 28 janvier 2005.


Vendée Globe.

Là bas sur des voiliers des hommes solitaires,
S’en sont allés de France affronter l’océan,
Partant sous les grands vents vers les zones polaires,
Ils côtoient chaque jour les rives du néant.

Ils croisent les requins, cachalots ou baleines,
L’iceberg est souvent un voisin familier,
Mais rien ne contrarie leur course à perdre haleine,
Un seul rêve les hante « Arriver le premier ».

Car c’est la dure loi de cette course épique,
Où ils pourraient parfois se prendre pour des Dieux,
Et se laisser bercer par de tendres musiques
Venues d’on ne sait d’où, mais qui ferment les yeux.

Une simple avarie, la moindre défaillance,
Peut de notre marin bouleverser les jours,
Et il ne doit parfois qu’à la déesse chance
Que sa vie, près du Cap, ne suspende son cours.

Devons nous regretter, que pour chercher la gloire,
Soit ainsi englouti beaucoup de bel argent,
Car à la fin du compte, à la fin de l’histoire,
En dehors de l’exploit, qu’amène t-on aux gens ?

Je ne condamne pas qu’on aille à l’aventure,
Mais entre sable et mer, bien souvent, je me dis,
Qu’à dépenser autant à braver la nature,
Cet argent irait mieux pour raser les taudis.

Comme tout un chacun, j’admire le courage,
Et plaide volontiers pour tous ce qui est beau,
Mais poète je suis et je trouve fort sage,
D’améliorer le bas, pour conquérir le haut.


Chambéry le 24 janvier 2005


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MessageSujet: Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones)   Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones) EmptyLun 23 Fév - 0:14

René Domenget


Les Amazones

Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones) Rene-domenget-2

Autoédité par l’auteur avec le concours de
L’Association Culture Francophone

N° ISBN 978-2-9516941-4-9
Toute reproduction interdite sans autorisation de l’auteur
René Domenget
Adhérent de la Société des Poètes et Artistes de France

COPYRIGHT ©️ René Domenget
107 rue Louis Blériot 73000 CHAMBERY
Illustration de couverture : « Les Amazones par Wilhem »
Illustration page de garde « Internet »


Poèmes de René Domenget, France. (Les Amazones) Rene-domenget-3


Les amazones

Nous voici revenus au temps des amazones,
De partout dans le monde un seul discours résonne,
Ne pas être une femme devient hors saison,
Avoir d’autres idées dépasse la raison.

Le monde est trop petit pour accueillir leur verbe,
En de nombreux pays elles sont “Chef d’état”,
Et l’on en voit parfois présidentes en herbe,
Qui haranguent les foules avec force éclats.

Hier, elles étaient de toutes les combines,
Les hommes leur servant toujours de paravent,
En sous main décochant leurs flèches assassines
Et jamais elles ne se poussaient en avant.

De nos jours on les voit au devant de la scène,
Caracolant debout sur des chevaux fougueux,
Énonçant des idées avec un port de reine
Qui jadis auraient pu offenser bien des Dieux.

Conduisant des camions, férues de politique,
Combattant sur des rings bien mieux que des garçons,
Que ce soit théorie ou bien même pratique,
Il ne faut plus penser leur donner des leçons.

Mais pour mieux ressembler à leurs grandes aînées,
Il manque quelque chose, et un doute m’étreint,
Pour que l’image soit nullement profanée
Les verrons nous un jour s’amputer de leur sein ?

Chambéry le 22 février. 2007

René Domenget

Aux héros endormis

Résonnez campanules
Carillonnez lys blancs,
Trompes du crépuscule
Ouvrez, ouvrez les bancs
Car mon ami s’avance
Auréolé de gloire.

Dans le profond silence
De tous les oratoires,
Fleurissons les autels
Balançons l’encensoir,
Car le divin appel
Nous l’enlève ce soir.

Vierges de l’infini,
De pétales de roses
Préparez lui un lit,
Pour que son corps repose
Dans cette éternité
Où dorment les héros.

Avec humilité,
Veillons sur le repos
Des âmes de tous ceux
Qui, voila soixante ans,
D’un élan généreux
Ont répondu : Présents !

Chambéry le 21 août 2004


Hymne à la vie.

Á croire que sa vie est grise,
N’espérant plus en son destin,
Fait bien souvent que son emprise
S’échappe de nos pauvres mains.
Écoute moi, ô genre humain !
Qui croit ta destinée perdue,
Et dit en regardant au loin
La vie vaut bien d’être vécue.

Chantez, rêvez belle marquise,
Regard d’azur et nez mutin,
Mon cœur vous trouva fort exquise
En vous croisant, l’autre matin.
Me trouverez-vous libertin,
Si j’avoue que c’est votre vue,
Qui me fit dire tout soudain
La vie vaut bien d’être vécue.

Et malgré toute la sottise,
De l’homme ce grand malandrin,
Qui toujours son âme déguise
.Derrière son regard hautain.
Allons ! Allons ! Les baladins
Que notre chant fende les nues,
Crions à tous ces plaisantins
La vie vaut bien d’être vécue.

ENVOI

Prince, ne soyez pas chagrin,
Si je vais parcourant la rue,
En chantonnant ce gai refrain
La vie vaut bien d’être vécue.

Chambéry le 26 août 2004


L’amour d’une femme.

Toi le bébé qui vient de naître,
Tout chétif, tellement mignon,
Il nous faudra trouver un prêtre
Qui te donnera un prénom.
Mais pour bâtir ton horizon,
Faire de toi une grande âme,
Surtout, crois moi, gentil poupon
Rien ne vaut l’amour d’une femme.

T’es qu’un gamin, mais veux paraître
Tu prends des airs de mirmillon,
De ta vie tu veux être maître,
Et t’as un foutu carafon.
Écoute moi bien, mon garçon,
Ces quelques vers sont une alarme,
Pour t’éloigner de la prison,
Rien ne vaut l’amour d’une femme.

Devenu grand et fier de l’être,
Tu n’es pas jeune centurion,
Mais en passant sous sa fenêtre,
Tu vois sourire Cendrillon ;
C’est la flèche de Cupidon
Qui dans ton cœur tisse sa trame,
D’aimer est venue la saison,
Rien ne vaut l’amour d’une femme.


ENVOI

Prince, chantez donc ma chanson,
La vie n’est pas toujours un drame,
Aimons jusqu’à la déraison,
Rien ne vaut l’amour d’une femme.


Chambéry le 6 septembre 2004


Clin d’œil.

Un jour les cheveux longs l’autre le crâne nu,
Des années en jupons d’autres en crinolines,
En pantalon bouffant ou bien le mollet nu,
‘Loin du corps’ ou moulant, silhouettes divines.

La mode eut de tout temps de ces extravagances
Troublant l’entendement du commun des mortels,
Mais parfois créateurs vous avez des outrances,
Transformant en pantins les jeunes “damoisels″.

On les voit affublés d’horribles oripeaux
Ou le corps recouvert d’une feuille de vigne,
Chassant de nos jardins mes amis les oiseaux,
Ou livrés aux regards de vieux vicieux indignes.

« Cachez, cachez ce sein que je ne saurais voir »
Disait un jour Tartuffe aux dires de Molière,
Quelque chose me dit qu’il m’arrive ce soir,
D’en faire tout autant, oui mais sans la manière


Chambéry le 25 août 2004

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