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 Histoire des plantes guérisseuses

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Gi
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Localisation : Lévis secteur Charny, Québec, Canada
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MessageSujet: Histoire des plantes guérisseuses   Lun 29 Mar - 13:13

Emilie a écrit:



Depuis des milliers d'années l'homme a su exploiter les richesses naturelles qui l'entouraient pour se nourrir et se soigner. Aujourd'hui, en Afrique, en Chine ou en Inde les médecines traditionnelles s'appuient toujours sur ce pouvoir des plantes.
L'usage thérapeutique des plantes est toujours la forme de médecine la plus répandue de par le monde, c'est aussi la plus ancienne, puisque les premières traces d'écrit y faisant allusion remontent dès l'époque sumérienne (environ 3500 ans avant l'ère chrétienne). Les hommes avaient alors une profonde connaissance de la nature et de ses cycles, qu'ils intégraient plus largement dans un univers spirituel et magique. Celui que l'on qualifie souvent de "père de la médecine", le grec Hippocrate, établit ainsi un ensemble considérable de données, qui traite entre autres, de plus de 2000 simples (c'est à dire plantes médicinales) car on pensait que les plantes étaient constituées d'une seule substance, d'où le nom de simple.
Le développement des échanges commerciaux avec le Moyen-Orient et l'Asie va favoriser la diffusion de nouvelles plantes et épices, dont les saveurs et les vertus analgésiques et antiseptiques commencent à etre connues.Jusqu'au XVIIIe siècle, peu de plantes - si ce n'est celles originaires de pays lointains et encore inconnues de l'Occident - vont venir s'ajouter aux 600 simples répertoriées par Dioscoride. en revanche, les travaux de Paracelse, médecin suisse, philosophe et alchimiste, auront une influence considérable sur le développement ultérieur de la médecine et de la phytothérapie. il étudia et mis en évidence les principes actifs des plantes. pour lui, l'effet thérapeutique d'une plante etait dû non pas à l'ensemble de ses composants mais de ce qu'il appela sa 'quintessence", c'est à dire à l'essence qu'elle contenait ou, autrement dit, son huile essentielle. A partir du XIXe siècle, la médecine par les plantes va connaitre une forte désaffection, due au développement, entre 1806 et 1888, de deux grands groupes de médicaments, tous deux isolés des végétaux : les alcaloïdes (avec notamment la morphine extraite du pavot à opium) et les hétérosides (avec notamment la digitaline extraite de la digitale pourprée), mais l'exemple le plus évident est sans doute celui de l'acide acétylsalicylique, un remède analgésique et antipyrétique, présent naturellement dans la reine-des-prés, qui allait être synthétisé pour la première fois en laboratoire en 1860 ; la formule chimique industrielle serait, elle, mise au point en 1899 : l'aspirine allait avoir de beaux jours devant elle.

Gros bisous

Merci Émilie...


Dernière édition par Gi le Dim 7 Juil - 8:28, édité 1 fois
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Gi
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MessageSujet: Histoire des plantes guérisseuses   Lun 29 Mar - 14:30


L'histoire des plantes guérisseuses selon Wikipedia.

L'utilisation médicinale des plantes : une vieille histoire...

On a trouvé la trace de l’utilisation des plantes 5 000 ans avant J.-C. en Chine. En Mésopotamie et en Égypte, tablettes cunéiformes et papyrus témoignent du recours aux plantes. Dans le monde occidental, les observations cliniques des effets des plantes par Hippocrate marquèrent l'intérêt pour ces remèdes. De siècle en siècle, Théophraste, Aristote puis Pline et Dioscoride approfondirent la connaissance des plantes et de leurs propriétés. L’ouvrage de Dioscoride (1er siècle avant J.-C.) — le “ De materia medica ” note 3 — décrit plus de cinq cents plantes et leur utilisation : il restera une référence jusqu’au XVIIIee siècle. Il en sera de même des travaux de Galien, médecin de Marc-Aurèle, considéré comme le fondateur de la pharmacie. Par la suite, le développement des routes commerciales vers l’Inde et l’Asie, aussi bien que la diffusion de la culture arabe, enrichirent l’arsenal thérapeutique végétal. La découverte du Nouveau-Monde et de la richesse de sa flore eut une incidence forte tant sur l’alimentation (pomme de terre, tomate, maïs, etc.) que sur la pharmacopée (ipéca, quinquinas, baumes, etc.).

Après les progrès fulgurants de la botanique systématique (Linné, Jussieu et beaucoup d’autres) vint l’heure de la première édition de la Pharmacopée française (1818) et le règne des chimistes qui isolèrent une série impressionnante de molécules : morphine (1817), codéine (1832), acide salicylique et, dans la seconde moitié du XIXe siècle : quinine, strychnine, colchicine, cocaïne, ésérine.

Les progrès de la physiologie, puis de la pharmacologie, permirent de comprendre les mécanismes d’action de ces substances naturelles. Depuis quelques décennies, la compréhension des relations qui existent entre la structure d'une molécule et son activité biologique permet la conception et la fabrication de médicaments synthétiques aux performances améliorées ou aux effets indésirables mieux contrôlés.

Aujourd’hui, des inventaires systématiques, des enquêtes ethnobotaniques, l’extension de la recherche aux champignons — ce sont eux qui produisent les antibiotiques — et aux innombrables organismes marins, ainsi que des moyens puissants (criblage à haut débit) , permettent de sélectionner des substances qui, pour certaines, deviennent (ou deviendront) des médicaments, révèlent des mécanismes d’action originaux, ouvrent de nouvelles voies de synthèse. Dérivés de l’artémisinine, paclitaxel, docétaxel, ixabépilone, etc. témoignent de cet apport majeur des substances naturelles à la thérapeutique. Parallèlement, l’approfondissement de la connaissance des plantes d’usage traditionnel, tout comme l'amélioration des techniques de production et de contrôle, améliorent leurs qualités. L' évaluation clinique de leurs effets permet de mieux cerner ce qu’elles peuvent apporter à l’arsenal thérapeutique, au prix d'un risque généralement limité.
Principales substances à activité biologique potentielle.

Les plantes utilisent l'énergie du rayonnement solaire, le dioxyde de carbone (alias " gaz carbonique") présent dans l'atmosphère, l'eau et les éléments inorganiques du sol qu'elles absorbent par les racines (eau, éléments inorganiques) et par les feuilles (dioxyde de carbone). Le processus de base est la photosynthèse qui fixe le carbone contenu dans le dioxyde de carbone atmosphérique, en le combinant aux atomes d'hydrogène contenus dans les molécules d'eau. Les premiers produits formés par la photosynthèse sont des hydrates de carbone alias glucides, de faible masse moléculaire (oses). C'est à partir de ces oses (ou sucres) que sont ensuite formés tous les métabolites primaires nécessaires à la survie de la plante : glucides complexes (polymères comme la cellulose, l'amidon ou les pectines), acides aminés (constitutifs des protéines), acides gras (constitutifs des lipides), etc. C'est également à partir de ces premiers oses qu'est formée une infinie variété de substances dont le rôle dans la plante est encore souvent mal connu : les métabolites secondaires. Un grand nombre de ces métabolites secondaires présente des propriétés pharmacologiques intéressantes, parfois exploitées dans un but thérapeutique, soit après extraction à partir de la plante (digoxine des digitales, morphine du pavot, quinine des quinquinas, etc.), soit directement : on utilise alors la plante ou une préparation simple issue de la plante (poudre, teinture, extrait, etc.).
Les métabolites primaires sont souvent employés comme excipients dans la fabrication des formes médicamenteuses : oses édulcorants, polysaccharides (natifs ou modifiés) utilisés pour la préparation de comprimés, huiles nécessaires à l'obtention d'émulsions et autres formes, etc. Ces mêmes métabolites primaires confèrent aussi d'intéressantes propriétés thérapeutiques à certaines plantes :
* amélioration du transit intestinal par la gomme de Sterculia, les galactanes sulfatés du thalle de la mousse d'Irlande (Chondrus), le mucilage de la graine d'ispaghul ou celui de la graine du lin ;
* effet adoucissant des affections dermatologiques de plantes à mucilages telles que la mauve ou la guimauve ;
* amélioration — controversée — de l'eczéma atopique par l'huile d'onagre[17] ;
* pour ne citer que quelques exemples.

Les métabolites secondaires note 4 connus sont très nombreux, plusieurs dizaines de milliers ont été décrits. Ils sont le plus souvent classés en trois catégories principales : composés phénoliques, terpènes et stéroïdes, alcaloïdes. On y adjoint divers composés simples, issus de la modification d'acides aminés, d'acides gras ou de sucres simples, tels que les actifs soufrés de l'ail ou encore les alcanols du prunier d'Afrique.

Pour lire la suite :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plante_m%C3%A9dicinale
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http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
 
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