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 Les ouvrages de Jean Pierre Brinet

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MessageSujet: Les ouvrages de Jean Pierre Brinet   Dim 27 Déc - 10:00

Jean Pierre Brinet est retraité de l'éducation nationale où il a exercé le métier de cuisinier. A présent, il occupe son temps entre le jardinage, la musculation, le karaté et l'écriture.

Jean-Pierre est un auteur prolifique.

Découvrez dans ce fil une photo de la page couverture, un résumé, un extrait et le nom de l'éditeur de chacun de ses ouvrages : six romans, un conte fantastique et un recueil d'acrostiches.
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http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
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MessageSujet: les yeux d'agate   Dim 27 Déc - 13:44

Ce roman se passe dans mon département : l'Allier ! A Néris les Bains, petite station thermale, un homme, après une séparation douloureuse, retrouve grace à ses amis, deux motards de la police, le gout de vivre. Grace aussi à la rencontre avec une jeune femme mystérieuse.


Ce jour de noël bien trop doux, affreusement chaud pour la saison avait rendu William plus triste encore. Déjà un Noël sans neige c’était pas un Noël, mais un Noël seul, sans Mélanie et surtout sans Alexandre, c’était terrible… Il avait envie de pleurer, mais il ne pouvait pas pleurer puisque cela était arrivé par sa faute… Il alluma une cigarette provenant d’un paquet tout neuf qu’il venait d’acheter à la buraliste du coin. Celle-ci , tout étonnée, lui avait dit en lui tendant le paquet.

- Vous fumez donc, monsieur Bern ?

Légèrement confus il avait souri et s’était précipité dehors en serrant le paquet à travers la poche de son blouson. Il ne savait pas pourquoi il avait acheté ces cigarettes, pourtant il en avait besoin pour supporter sa nouvelle solitude. A quarante ans il se retrouvait au point de départ. Il revoyait une fois de plus, après une bagarre, le dialogue qu’il avait eu avec sa femme.

- Mélanie, nous ne pouvons plus vivre ainsi. Il faut que l’on parle.

Elle s’était arrêtée de crier pour le regarder d’une drôle de façon .Elle avait acceptée de l’écouter. Tout de suite il avait été surpris qu’elle daigne lui prêter une attention. Certes, il avait hésité un instant car il aurait bien voulu fumer une cigarette. Mais voilà, Mélanie ne supportait pas qu’il fume. Elle ne voulait rien venant de lui, même qu’il aille à la pêche, qu’il fasse du sport ou qu’il voit ses copains. Au début il avait accepté ça par amour, mais avec les années passées, il s’était senti lésé. Toutefois il s’était fait à cette idée…

Les bras croisés, elle lui avait lancé d’un ton ironique.

- Tu veux me parler ? Ce serait bien la première fois que tu veuilles me parler, avait-elle lancé.

Par fierté il n’avait pas relevé la remarque. Il réfléchissait à toute vitesse afin de lui expliquer qu’il allait la quitter. Il ne pouvait plus supporter cette situation où il était devenu un simple jouet entre ses mains. Cela faisait cinq ans qu’il vivait avec Mélanie, et il l’avait aimée comme un fou. Par contre, elle, elle ne l’aimait pas. D’ailleurs elle ne l’avait jamais aimé. Elle avait accepté de vivre avec lui par pitié, et puis aussi parce qu’il était gentil, et doux. Il s’était dit qu’un jour elle arriverait à l’aimer.

Puis Alexandre est venu au bout d’un an. William était fou de joie au début, bien qu’elle ne lui avait pas demandé son avis. En réalité elle l’avait mis au pied du mur.

- Je suis enceinte, lui avait-elle dit, et je te préviens, je le garde.

C’est vrai qu’il avait fait la gueule, mais c’était tout simplement parce qu’il aurait aimé qu’elle lui avoue cela avec délicatesse avant que la chose ne se produise, comme par exemple :

- Chéri, est ce que tu veux bien me faire un bébé ?

Il aurait bien voulu lui dire oui à ce moment, mais ses grands yeux noirs, qui l’intimidaient, lui avaient empêché d’affirmer son sentiment. L’amour qu’il ressentait pour sa femme, ainsi que l’admiration qu’il éprouvait pour elle, le bloquait à chaque fois. Il avait toujours eu peur qu’elle s’en aille, qu’elle le quitte. Cela lui semblait difficile à supporter. Alors, il avait volontairement accepté les privations, les loisirs et la présence omniprésente de la mère de Mélanie, une vieille femme acariâtre. Elle faisait toujours des allusions malveillantes à l’égard de William. Peu à peu il s’était renfermé sur lui-même et avait même grossi. Il avait essayé de reporter ce manque d’amour sur le petit Alex, comme il l’appelait. Mais là encore, Mélanie le rabrouait.

Elle lui disait qu’il ne savait pas élever un enfant. La belle-mère surenchérissait les dires de sa fille en prenant un air sarcastique. Ce qui fit que l’enfant se mit à s’éloigner de son père petit à petit. William en fut très malheureux. Et un jour que le petit Alex s’était moqué de lui, du haut de ses presque cinq ans, William l’avait fessé. Aussitôt Mélanie l’avait injurié. Elle le traitait d’irresponsable et de bourreau en même temps. Le petit Alex avait incité sa mère, par ses cris, à insulter son mari. A ce moment, William avait ressenti une profonde injustice. En regardant les deux seules personnes qu’il aimait avec des yeux remplis de détresse, il avait éclaté en sanglots. Le petit Alex s’était enfui dans sa chambre. Il était interloqué par la réaction de son père, tandis que Mélanie se moquait de son mari de plus belle.

- Tu peux pleurer, ce ne sont que des larmes de crocodile, avait-elle ironisé.

Il avait reçu cela comme une gifle, et une dernière fois il avait tenté de ramener sa femme à la raison.

- Arrête Mélanie ! Cessons de nous déchirer ! Je t’aime, moi !

C’est alors qu’il avait voulu la prendre dans ses bras pour faire la paix, mais elle s’était aussitôt esquivée en reprenant de plus belle :

-Tu crois, peut être, que je vais pardonner ton geste !

Il avait, à ce moment précis, baissé la tête et les bras. Il était vaincu par l’incompréhension de Mélanie. Dans son regard, qu’il avait porté sur sa femme, son chagrin ressortait. Ce qui énervait davantage Mélanie.

-Oh arrête de faire ces yeux de cocker !

Puis elle avait ajouté d’une façon méchante.

- Tu n’es vraiment qu’une pauvre lavette !

La gifle était partie sans vraiment savoir comment cela était arrivé. C’est quand il vit Mélanie se tenir la joue qu’il comprit qu’il venait de faire l’irréparable. Aussitôt il se jeta sur elle pour la couvrir de baisers et lui demander pardon….

A ce souvenir cuisant, William alluma une seconde cigarette pour l’empêcher de sombrer dans le désespoir. Après avoir aspiré une bouffée libératrice, il se replongea dans ses souvenirs…
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MessageSujet: nous nous sommes tant détestés   Dim 27 Déc - 14:37

Ce roman parle d'une famille composée de trois frères et d'une soeur. Après s'être déchirés pendant bien longtemps, l'un des frères à l'occasion d'un décès dans la famille, va tenter de renouer avec ses frères avec l'aide de sa soeur, malgré quelques péripéties.

Albert roulait en direction d’Issoire, ville de son enfance. La veille, il avait reçu un télégramme : « Papa malade-stop-désirons te voir stop signé : Béatrice » Tout de suite il avait été surpris, car sa famille ne lui avait jamais témoigné d’intérêt depuis qu’il était partit d’Issoire. On était en juin et cette année le printemps était doux.Tout en roulant, il se dit qu’il serait mieux au bord de l’eau en train de surveiller ses lignes, tandis que se lèverait le soleil, réchauffant ses membres engourdis par le froid. A cette époque, les matins étaient encore frisquets, mais c’était un tel plaisir de voir cette nature se réveiller avec les premiers rayons du soleil, qu’il en oubliait tous ses soucis et cela l’enchantait à chaque fois. Bah, se dit il, n’y pensons plus. Il était à la fois curieux et content de retrouver cette famille longtemps oubliée. En effet, il vivait à Paris à présent. C’est sans doute ses origines rurales qui l’incitait une fois par semaine à faire plusieurs kilomètres pour aller pêcher au bord de l’eau, loin de la pollution et du bruit de la capitale. Il était partit très tôt le matin. L’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt, se dit il en mettant son clignotant pour aller se garer sur le parking d’un petit bar pour routier.Il avait vu de la lumière et un homme s’affairer à trimballer des caisses de bière. Il entra dans le bar et fut assaillit par l’odeur des cigarettes éteintes et par l’odeur du café frais.Au bar, se tenait un homme en salopette, gras de partout, buvant un café les yeux dans le vague, fixant un point imaginaire. Albert avait remarqué le semi dans le parking qui attendait sagement.Quand il entra, l’autre le regarda à peine, le salua d’un bref signe de la tête et retourna à sa méditation. Albert lui rendit aussi brièvement son salut et s’installa sur un tabouret. Comme personne ne venait prendre sa commande, il sortit son paquet de disque bleu pour patienter. Un homme arriva bientôt en s’essuyant les mains et il reconnut le type qui transportait les caisses tout à l’heure. L’homme était vêtu d’une veste blanche, d’un jean et d’un tablier bleu. Le cheveu noir peigné en arrière une grosse moustache et de petits yeux noirs qui reflétaient la sympathie. Malgré l’heure matinale, il transpirait.La sueur lui coulait du front pour venir finir dans son double menton. Il sortit un mouchoir propre de sa poche, s’essuya concenscieusement, avant de demander à Albert.

- Qu’est ce que je vous sers ?

- Un café, s’il vous plait.

L’homme se mit en quête de préparer la boisson en manipulant le percolateur d’une main experte. En attendant, pour rompre le silence, il s’adressa à Albert.

- Je pense qu’il va faire beau, aujourd’hui.

Puis il rajouta en souriant.

- J’ai déjà mes chaleurs.

Il servit le café et repartit à ses occupations. Albert en trempant ses lèvres dans le breuvage, se remémora la façon dont il était partit de chez lui.

Il avait deux frères et une sœur. Ses parents l’avait eu après sa sœur.Ils avaient toujours voulus une fille. Les deux premières fois que sa mère fut enceinte, elle avait mis des garçons au monde.Comme c’étaient les premiers enfants, ses parents ne furent pas trop déçus, mais décidèrent que coûte que coûte, ils auraient une fille. Ils décidèrent sur les conseils de médecins spécialisés, de donner une petite sœur à leurs deux fils. Au moment d’accoucher, ils croisèrent les doigts pour que ce soit une fille. Et le miracle s’accomplit : C’était une fille.Etait ce les indications du gynécologue ou la volonté ardente d’avoir une fille.Toujours est il qu’elle était bien là ! Leur bonheur fut immense et les rapprocha davantage l’un de l’autre. Quelques temps plus tard, la mère d’Albert s’aperçut qu’elle était de nouveau enceinte. A cette époque, elle était encore très unie avec son mari. Les deux garçons étaient sortis d’affaire, commençant à travailler.Cédric l’aîné, était en apprentissage pour apprendre la menuiserie. Le deuxième, Damien continuait ses études, vu qu’il était assez doué.Quand à Edith la fille, elle était encore à la charge de ses parents. Elle était cajolée, vu qu’elle avait été tant désirée. De plus, cela leur faisait une occupation et une compagnie.Quand la mère d’Albert avait annoncé la nouvelle à son mari, celui çi n’avait rien dit, était sorti et était revenu très tard dans la nuit, complètement ivre. Sa femme avait pleuré en silence toute la nuit. Le ménage s’était dégradé tout doucement. Quand Albert fut né, son père n’avait pas assisté à l’accouchement comme pour les autre et l’avait même ignoré.Il avait à cette époque quarante ans et sa femme trente cinq. Il sortait souvent et rentrait toujours très tard. Sa femme avait bien essayé d’avoir une explication, un dialogue avec son mari, mais en vain.Elle avait fini par subir cette situation avec résignation, élevant Albert parce qu’elle était obligée, mais reportant toute son affection sur Edith.Albert avait deux ans de différence avec Edith. En grandissant, sa sœur qui avait le cœur pur de l’enfance, ne s’apercevait pas du drame. Elle jouait avec lui et le consolait quand il avait de la peine. Car il était souvent corrigé pour les bêtises que faisait Edith. Les deux grands frères s’étaient éloignés chaque jour un peu plus du nid familial. Quand Albert eut quatorze ans, Qu’il était un mauvais élève et qui n’avait même pas pu avoir son certificat d’études, son père qui voulait s’en débarrasser, l’avait placé en apprentissage chez un boulanger. Cela avait été ses plus mauvaises années. C’était les années soixante.

Un patron autoritaire, du travail harassant, des horaires invraisemblables et un métier qui ne lui plaisait pas du tout. De plus, ses parents se déchiraient chaque jour un peu plus. Pendant ces trois années d’apprentissage, comme il était loin du domicile familial à cinquante kilomètres, il ne voyait personne. Ni ses frères, ni sa sœur. Quelquefois ses parents, mais c’était chaque fois le même scénario. Ils se disputaient ou bien il l’ignorait. De cela, il en avait souffert. N’arrivant pas à se faire d’amis, il était resté très solitaire. Un jour qu’il écoutait de la musique dans sa chambre, il entendit frapper à sa porte. Comme il somnolait, il s’était levé vaseux, tout en se dirigeant vers la porte. Il s’était trouvé nez à nez avec son patron qui lui avait dit d’un ton sec comme d’habitude.

- Il y a une fille qui te demande en bas.

Il avait rajouté avec un doute dans la voix.

- Il parait que c’est ta sœur.

A cet instant, Albert n’avait pas su quoi répondre, quoi faire. Edith ! Edith sa sœur était là.Dans cette chambre que son patron lui avait donnée. Chambre si l’on pouvait dire. C’était plutôt une mansarde où l’été il cuisait et l’hiver il se gelait.Il s’était mis à penser à mille choses, envisageant le pire. Un accident, une mort, enfin un drame de plus. Il s’était rafraîchi le visage, remit de l’ordre dans sa tenue, repeigné et descendit les escaliers quatre à quatre. Quand il fut arrivé dans le magasin, il l’avait vu. Plutôt, il les avait vu. Un garçon d’une vingtaine d’années était là, fumant une blonde. Très fluet, les cheveux coiffés au carré, des mains très fines dont l’une était cernée par une gourmette discrète. Il portait une boucle d’oreille en forme d’anneau. Il avait aussi des yeux bleus délavés et était habillé à la dernière mode. Sa sœur quand à elle, il ne l’avait pas reconnu tout de suite. Il avait laissé une fillette empâtée avec deux nattes. A présent, la petite fille qui était devant lui, était une jeune fille souriante avec des cheveux mi-longs, toujours aussi blonds et aux formes épanouies. Elle n’était plus la petite boulotte qu’il avait vu la dernière fois.De ses rondeurs, elle n’avait gardé que le visage qui lui donnait un air de poupée. Le tout, agrémenté d’un fin trait de rouge à lèvres qui lui allait très bien.Elle était vêtue d’une robe blanche et d’un chemisier à fleurs, ce qui finissait de la rendre jolie. Elle était venue à sa rencontre car il était resté tout penaud.
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MessageSujet: l'amour pour remède   Lun 28 Déc - 8:42

Bonjour,

Je viens vous presenter un roman.Hélas, je n'ai pas de couverture à vous proposer.Je vais tenter de vous expliquer quand même les grandes lignes. Cela se passe en 2050 et François, un alcoolique, après la mort de sa mère qui a sombré dans l'alcoolisme , elle aussi après la trahison de son mari, va avoir des visions et des drôles de phénomènes vont se produire dans sa vie.Travaillant comme plongeur dans un lycée, il va surmonter tout cela grâce à l'aide de son chef de cuisine et d'une femme rencontrée au cours d'une de ses quêtes pour trouver de l'alcool.Ce roman est publié aux éditions le manuscrit à Paris.




François Xavier traînait dans les rues ce jour là, seul, désoeuvré. Le ciel était bas, en ce mois de Septembre. Les vacances étaient terminées et la rentrée venait de se faire. Il travaillait dans un lycée comme plongeur. Quand il y pensait, il avait envie de crier sa haine au monde entier, à la vie, qui l’avait si mal doté. Tout avait raté pour lui. Son physique, sa vie sentimentale, professionnelle et familiale. Enfin tout quoi. Il marchait dans les rues vides de Paris, quand il aperçut un bistrot d’ouvert. Il y entra, s’installa et commanda une bouteille de vin rouge et un verre. Nous étions en l’an 2050 et il n’y avait pas grand-chose de changé. Si ce n’est quelques améliorations dans tous les domaines. Les voitures roulaient au gaz ou à l’énergie nucléaire. Quand au pétrole, il ne servait plus qu’à l’alimentation et aux produits cosmétiques. François s’était donc installé et regardait la télévision.

Un grand écran plat l’avait remplacé qui s’étalait au dessus du bar. Pour écouter, il y avait un casque pour ne pas gêner les voisins. Ainsi, ceux qui voulaient regarder la télé, n’indisposaient pas les joueurs de belote, de dame, et autres jeux de société. Pour François, il ne risquait pas d’ennuyer son entourage, vu qu’il était pratiquement seul, à part quelques immigrés. La France avait recueillit la plupart d’entre eux, qui fuyant un pays soit en guerre soit un pays complètement anéanti par la folie des hommes. Depuis, ils avaient proliférés. Ils se contentaient de très peu de loisirs, de quelques nourritures et de beaucoup de travail. Ils s’amassaient par famille de dix à douze personnes dans des H. L M que les français n’habitait plus à présent. Automatiquement ce surnombre de population déclencha le chômage, les guérillas et finalement, la guerre des années 2030-2040.

Une guerre pire que la dernière. Elle commença entre l’Iran et l’Amérique, petite guérilla qui ne fut pas trop importante. Mais quand la Russie s’en mêla, ce fut l’apothéose. Ensuite tous les pays voulurent s’en mêler. Parce q’en France il y avait trop d’étrangers, parce que le racisme revenait en force, parce que d’autres pays sombraient dans le sous-développement, parce que la haine contre les juifs recommençait, parce que....parce que…Parce que tout le monde en avait ras le bol.

Pendant cette terrible guerre, François travaillait dans le lycée comme auxiliaire. Il n’avait pas fait la guerre ayant été réformé. Il traversa cette guerre sans trop comprendre ce qui ce passait, l’alcool l’aidant à surmonter les atrocités et la peur. Rentré à vingt ans dans l’administration, en 2030 au début de la guerre, il avait eut de la chance de rentrer comme plongeur et homme à tout faire. Comme tous les hommes valides étaient réquisitionnés, il n’y avait plus de personnel disponible. De plus, le lycée avait été transformé en hôpital militaire pour accueillir les soldats blessés. Puis à la fin de la guerre, François était resté dans l’établissement. Pas pour son courage, ni son ardeur au travail. Non, tout simplement, il faisait partie des meubles. Malgré son penchant pour l’alcool, ses supérieurs fermaient les yeux, ayant plus de pitié que de reproches. Cela faisait vingt ans qu’il y était. Il en avait quarante.

En quarante ans de vie, qu’est ce qu’il était ? Rien ! Il avait gaspillé quarante ans de vie. Il le pensait en buvant son premier verre de vin de la journée, regardant d’un œil distrait les images qui se profilaient sur l’écran de télévision. C’était un film sur Superman. Lui n’avait pas changé, avec les techniques du cinéma moderne, on pouvait voir des films proches de la réalité. Il semblait que Superman volait dans la pièce enfumée. Car à cette époque, les gens avaient récupéré le droit de fumer dans les lieux public. En effet, une loi de l’année 2008, avait interdit de fumer dans les lieux publics. François porta son regard sur le reste des hommes de la dernière guerre. Ce n’était plus que des êtres informes, aux visages ravagés par les sévices de l’horreur qu’ils avaient connus. Ils étaient là, assis en groupe de deux ou trois, les yeux hagards, autour d’une bouteille d’alcool.

Ils attendaient la fin d’on ne sait quoi, avec résignation.

Le patron du bar était un revenant de la dernière guerre, un costaud aux cheveux noirs frisés et drus. Le visage marqué par les cicatrices, l’œil noir, l’autre il l’avait perdu à la guerre. Des épaules de catcheur ainsi que des biceps énormes.

Ce dernier, leur payait de temps en temps une bouteille et s’excusait auprès de la clientèle.

- Ils en ont assez bavé comme ça.

François en les examinant, pensa qu’il ne valait pas mieux qu’eux, qu’un jour il finirait comme eux. Le cafard le reprit de plus belle, et il recommanda une autre bouteille de vin. A cet effet, sur chaque table était disposé un appareil avec des touches comme une machine à écrire. Il composa sa commande d’après un code qui figurait sur une tablette qui elle, était fixée sur la table.

Sous le comptoir, sur un écran que seul le patron pouvait voir, venait s’inscrire la commande. Le patron du bar en amenant la bouteille, dit à François sur un ton qui se voulait poli.

- C’est la dernière, après je ferme.

Devant la carrure de l’homme, on ne pouvait que dire oui. Quand il lui tourna le dos, François ne put s’empêcher d’admirer les dorsaux du colosse qui roulaient sous sa chemise. Par coïncidence, il aperçut Superman sur l’écran, en train de soulever un énorme rocher, tous muscles tendus. Alors François prit les écouteurs et se mit à regarder le film…

Ses yeux bientôt clignèrent du à la fatigue et à l’alcool.

Il était entre le sommeil et le réveil. Quand soudain, il fut tiré brusquement de son état comateux, par un bruit de voix et de verre cassé. Il redressa la tête et vit le patron en train de tabasser un étranger. Celui-ci criait, pleurait et du sang coulait de son arcade ouverte. François se leva d’un bond et se dirigea vers les deux hommes pour les séparer, sans penser au danger.

- Toi l’alcoolique, tire toi ça vaudra mieux pour toi.

Comme il voulait repousser François, celui-ci lui attrapa le bras pour le faire voltiger à travers la salle du café. Son vol plané se termina sur l’écran où Superman était en train de lever les bras en signe de triomphe, alors que s’inscrivait le mot fin. Puis il sortit dehors sous l’œil ahuri du patron et les applaudissements des consommateurs. Mais comme il sortait, il sentit qu’on le tirait par l’épaule.

Il voulut se retourner et prit à ce moment là, un verre d’eau en pleine figure. Il ferma les yeux sous l’effet de surprise et quand il les rouvrit, ce fut pour voir la tête du tenancier. Il mit quelques temps à comprendre qu’il avait rêvé et que c’était le patron du bar qui lui avait jeté ce verre d’eau à la figure, n’arrivant pas à le réveiller. Il lui dit d’un ton goguenard.

- Alors mon bonhomme on fait dodo. Allez oust, on ferme.

François se leva péniblement, paya ses consommations et sortit en titubant sous l’œil moqueur du tenancier. Il se dirigea vers une H.L.M. Eh oui, même ça ne lui avait pas été épargné. Il vivait dans cet endroit avec les réfugiés. Ce genre d’habitation était réservé que pour les cas sociaux, les réfugiés et les gens dans son cas. Ce n’est pas qu’il n’avait pas assez d’argent, gagnant à peu près sa vie au lycée. Mais comme il le dépensait tout au fur et à mesure, il n’avait trouvé que ces loyers modérés pour y vivre. Il était arrivé devant le bâtiment, s’arrêtant un instant pour souffler. Des enfants sales et dépenaillés se poursuivaient en poussant des cris. A un moment donné, ils le bousculèrent. L’air mauvais, il les regarda en jurant après, entre ses dents. Les gamins s’éloignèrent en courant tout en lui faisant des gestes infamants et en l’injuriant.
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MessageSujet: le coeur neuf   Lun 28 Déc - 8:50

Bonjour, Je vous presente un nouveau roman.
Ce roman parle d'un couple parmi tant d'autres. Sauf que celui là, va faire la connaissance d'un autre couple qui n' est vraiment pas comme les autres.

Au volant de sa voiture, Laurent pense au moment où il pourra enfin serrer Clarisse dans ses bras. Clarisse était sa maîtresse. Il était marié et Claire sa femme, était malade du cœur et se plaignait toujours. Leurs rapports n’existaient plus ou presque plus, vu l’état de Claire. Au début, il avait prit son mal en patience, lui prodiguant maints soins. L’amour était toujours présent, les unissant encore. Puis par la suite son état s’aggrava, elle ne devait plus faire d’effort, et se reposer le plus possible. Au début, la pitié l’emporta sur la lassitude et quand la lassitude vint, commença l’habitude. Il avait prit l'automatisme de lui donner ses médicaments, de lui dire tous les jours les mêmes mots d’encouragement. L’hiver, ils restaient chez eux et l’été ils partaient en vacances au bord de la mer. Le grand air marin lui faisait du bien. Pour Laurent, ce n’était pas les vacances escomptées. Lui, ce qu’il aurait voulu, c’est des vacances normales, faites de baignades, de promenades le soir quand le coucher du soleil sur l’océan est l’une des plus belles images qu’il y ait sur cette terre. Parfois, quand Claire faisait sa sieste habituelle, il se mettait à rêver qu’un jour, il aurait ces vacances. Mais en attendant, il fallait supporter cette situation. Il se consolait en se disant que Claire en souffrait autant que lui. Il était contremaître dans une usine et elle, étant donné sa maladie, restait des journées sans rien faire. Comme ils n’avaient pas d’enfants, c’était la mère de Laurent qui veillait sur elle, quand il était absent. Il avait quarante ans, était encore en pleine forme, pas une once de graisse, des cheveux courts et ondulés. Des yeux noirs et des traits fins. Elle, ressemblait à une enfant dans son lit blanc. Car fréquemment, elle faisait des stages à l’hôpital quand sa mère ne pouvait pas la surveiller ou qu’elle avait une alerte. Quand il la regardait, il avait l’impression de la voir morte, si ce n’était son regard fixe, ses yeux ressortis et ses lèvres minces sans couleurs qui avaient de la peine à remuer. Elle avait été belle pourtant. Quand ils s’étaient connus, c’était à une fête foraine. Ils étaient jeunes et insouciants. Ce jour là, il avait rendez vous avec son cousin. Ils devaient faire une sortie à la fête de Luna park. Son cousin lui avait dit.

- Je t’attendrai vers les voitures tamponneuses à quinze heures. Tiens toi prêt.

Il lui avait indiqué le manège. A quatorze heures trente, Laurent était déjà au rendez vous, impatient de faire cette sortie avec son cousin. En effet, celui-ci lui avait promis une journée fabuleuse. Ils iraient au bal, sortiraient avec des filles et les emmèneraient en voiture. C’est avec une joie évidente, que Laurent avait écouté son cousin. Il avait retrouvé celui ci par hasard, la veille dans cette même fête foraine. Cela faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus. La dernière fois, c’était la veille du départ à l’armée de Laurent. Celui-ci ci était un garçon correct, ordinaire, sans défauts. Alors que son cousin lui, était un garçon déluré, toujours sur de lui. Avec ses yeux verts, sa tignasse presque rouge et son air insolent, il en imposait sur Laurent. Alors, après les retrouvailles copieusement arrosées, Laurent crut vraiment que son cousin allait lui faire connaître une fille qu’il pourrait serrer dans ses bras. Qu’il pourrait enfin donner cet amour qui l’étouffait à quelqu’un. C’est donc le cœur battant, qu’il avait prit le chemin de la fête foraine. Quand il était arrivé sur les lieus, il n’y avait pas grand monde encore. Les loteries aux volets de diverses couleurs, étaient fermées. Les manèges de chevaux de bois ne marchaient pas et leurs chevaux, semblaient dormir sous la grosse toile d’un vert passé. Les chenilles attendaient sagement le départ pour s’élancer dans un tourbillon fantastique et les avions pour décoller au ciel bleu. Les camelots, les bateleurs, se reposaient pour pouvoir mieux faire leur boniment tout à l’heure. Les confiseries, les boutiques de gaufre, de barbe à papa et de frites avaient déjà sous les volets fermés, dispensé de bonnes et généreuses odeurs. Tout ce monde endormi, s’était réveillé soudainement. Les volets s’étaient ouverts, la musique avait retentit, les chevaux avaient tourné, les manèges à sensation avaient vibré au son d’une musique psychédélique se mélangeant avec celle plus sage des manèges enfantins. Les gens étaient arrivés comme un fleuve tumultueux, se déversant vers les stands accueillants et vers les manèges attrayants. Partout on entendait la voix des forains retentir pour attirer la clientèle à acheter un billet ou venir voir un spectacle extraordinaire ou bien, inviter à prendre sa place pour le prochain tour. Tout cela était d’une féerie sublime. Même à son age, Laurent avait ressenti le bonheur et la joie d’être ici, parmi les lumières et les couleurs qui avaient enchanté sa petite enfance, quand il venait avec son grand père. Revenant à la réalité, il avait regardé sa montre et s’était aperçut qu’il était presque quinze heures. Jetant un regard aux alentours, il avait été obligé se rendre compte que le cousin n’était pas en vue. Après avoir souri en lui-même, il s’était dit » sacré cousin, toujours le même ». Il avait donc décidé d’aller faire un tour d’auto tamponneuse en l’attendant. Il avait acheté quelques jetons et prit place dans une auto. Il avait tourné ainsi quelques temps autour de la piste, quand il avait aperçut sur le bord, une jeune fille qui lui avait semblé être perdue dans ses rêves. Il l’avait trouvé très belle. Des cheveux longs avec une frange, des yeux bleus et une petite bouche adorable, encadrée par un visage dont l’ovale était séduisant. Il s’était arrêté devant elle et l’avait interpellée.

- Mademoiselle ! Vous voulez monter ?

Elle était sortie de son rêve et ses yeux en le fixant, lui avaient brûlé le cœur. Elle avait fait non de la tête. Laurent dépité, avait reprit son manège. Chaque fois qu’il passait devant la jeune fille au contraire de tout à l’heure, à ce moment là, elle l’avait suivit des yeux. Laurent avait pensé.

- Quelle drôle de fille.

Le tour fini, Laurent s’était apprêté à mettre un autre jeton, quand il vit la fille près de lui qui le fixait toujours. Alors se jetant à l’eau, il avait réitéré son offre. Elle avait accepté cette fois et était montée à côté de lui. Elle s’appelait Claire et travaillait dans une usine de confection de jouets. Au début, ils ne s’étaient pas dits grand-chose, mais peu à peu, ils s’étaient mis à rire comme des fous. Jouant comme des enfants à se heurter avec les autres voitures. Quand le tour fut fini, ils avaient décidés d’aller ailleurs, car ils n’arrivaient plus à s’entendre dans le vacarme de la fête. Il y avait un jardin public à côté et ils s’y étaient rendus. Laurent aux côtés de Claire, n’avait pas vu l’heure passer et n’avait plus penser aux promesses que lui avait faite son cousin. D’ailleurs, il n’était pas venu à l’heure et peut être ne viendrait il pas. Laurent et Claire s’étaient promenés dans les allées du jardin et leurs mains au bout d’un moment, s’étaient rejointes tout simplement. Ce fut le déclic qui les fit s’embrasser debout au milieu de l’allée des mimosas, sous l’œil outré de vieilles dames et amusé des gens qui comprenaient l’amour. C’est comme ça qu’ils se connurent et qu’ils se marièrent un an après, pour le pire et le meilleur.

Il pensait à tout ça en roulant .Malgré tout, il partait en vacances avec sa femme. On lui avait permit à l’hôpital de la sortir à condition de lui éviter de trop grands efforts. Elle dormait à côté de lui, comme une petite fille. S’il avait pu imaginer un an auparavant, que sur cette route qui le menait en vacances, au bout il trouverait l’aventure, l’amour et le bonheur. Il eut un peu honte de penser à une autre femme, alors que celle qu’il avait tant aimé, dormait à ses côtés, sans se douter un seul instant, que l’amour l’avait quitté et que la mort allait le remplacer. Comme il était à moitié chemin, il décida de s’arrêter pour souffler un peu. Il se gara sur le bas côté de la route aménagée à cet effet. Comme Claire dormait toujours, il descendit de voiture pour fumer une cigarette. Assis sur un talus, il dominait une vallée immense qui lui donna le vertige, tant cela était beau. On aurait dit une carte postale, avec au fond, une rivière qui cherchait son chemin entre les buissons de ronces en chantant. Des champs de toutes les couleurs, parsemés de taches, faites par les fleurs et les troupeaux de vaches. Le tout, couronné par un ciel bleu sans nuages. Il approchait de la meditteranée. Il se mit à penser à Clarisse. Il l’avait connue l’année auparavant. Un matin qu’il était parti à la pêche, il avait vu une voiture rangée sur le côté de la chaussée et une femme qui s’efforçait de démonter une roue. Coup classique, un pneu crevé. Il avait stoppé et avait proposé à la dame de lui donner un coup de main. Comme elle lui tournait le dos, il n’avait pu voir son visage. Elle était tellement occupée, qu’elle ne s’était pas rendue compte de sa présence. Au son de sa voix, elle avait sursauté et s’était retourné. Il était resté sans voix devant sa beauté sauvage. De grands cheveux bruns relevés sur la tête, des yeux verts en amande et une bouche pulpeuse. Elle avait aussi un sourire séduisant.

- Merci monsieur, sans vous, je ne sais pas ce que j’aurai fait. Je n’y connais pas grand-chose en mécanique.

- Je vais vous arranger ça, il n’y en a pas pour longtemps.

Pendant qu’il changeait la roue, Laurent avait senti dans son dos, le regard de la belle inconnue. Il l’avait entendu lui dire.

- Je m’appelle Clarisse Félix. Et vous ?

- Laurent. Laurent Lourdes.

Il avait dit ça, tout en se retournant et elle avait éclaté de rire en voyant son visage taché par le cambouis. Il s’était regardé dans le rétroviseur et à son tour, avait rit. Quand elle eut fini de rire, elle lui avait proposé.

- Permettez moi de vous inviter chez moi, vous pourrez vous nettoyer et mon mari en profitera pour vous remercier.

- Ce n’est pas la peine voyons, je vais bien me débrouiller, je ne voudrai pas vous déranger.

En disant cela, il avait senti une étrange sensation de dépit l’envahir. Il n’avait pas su au juste pourquoi.

- Si, si, j’insiste, vous n’allez pas me faire cette peine.

Devant l’air qu’elle avait prit, il n’avait pas su refuser.

- J’habite pas loin d’ici, il n’y en a pas pour longtemps. Suivez moi.

Il était monté dans sa voiture et l’avait suivi. Au bout de quelques kilomètres, ils étaient arrivés devant une grille et s’étaient engagés dans une allée bordée d’arbres. Au bout il y avait une maisonnette toute blanche où grimpait un lierre. Des fleurs aux couleurs et aux formes multiples, se bousculaient en cascade autour. On percevait le gargouillis d’une fontaine qui se mêlait aux gazouillis des oiseaux. On se serait cru au paradis. Laurent avait examiné tout ça avec émerveillement et avait été tiré de sa contemplation par une voix douce.

- Vous venez !

Il s’était excusé et avait suivit son hôtesse jusqu’à l’intérieur qui était propre, sobre et accueillant. Elle l’avait conduit dans un salon ou déjà, un homme était là, assis dans un fauteuil .Il lui avait paru âgé. Le cheveu blanc et rare, quelques rides parsemant son visage. Malgré tout ça, il avait un certain charme. La jeune femme s’était adressée à celui-ci.

- Julien! Je te présente monsieur Laurent Lourdes. Ce monsieur a eut l’amabilité de me dépanner. Oui, j’avais percé. J’ai donc invité ce monsieur à prendre un verre et en même temps, il pourra se débarbouiller. L’homme avait posé le journal qu’il était en train de lire.

- Enchanté monsieur. Je vous remercie pour votre aide.

Il s’était levé et avait tendu une main tremblante. Laurent l’avait saisi et l’avait serré avec politesse. Comme il était resté debout sans rien faire, Clarisse avait fait les présentations.

- Mon mari.

Elle avait aussitôt enchaîné pour éviter de voir la tête qu’avait fait Laurent à ce moment là.

- Pendant que vous allez vous laver, mon mari va vous servir un verre. Que voulez vous boire ?

Laurent s’était rendu compte que le temps avait passé bien vite. Il était déjà dix heures.

- Un verre d’eau m’ira très bien. Merci.

L’homme s’était alors insurgé.
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auteur008
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MessageSujet: je me suis bien marré   Lun 28 Déc - 12:28

Bonjour,
Je viens vous presenter un petit roman que j'ai retrouvé dans le tiroir de mes premiers pas d'écrivain. A cette époque, je croyais qu'écrire, était aussi facile que de parler. Qu'il suffisait d'y mettre un peu de ses désillusions et beaucoup de ses rêves.
A bientôt.
auteur008.
Ce roman parle d'un homme qui à l'occasion de quelques jours de vacances que lui donne son employeur, va dans la région lyonnaise, dans l'espoir d'y retrouver son frère, perdu de vue depuis deux ou trois ans.Sa première journée ne sera que déception et désillusion.



Richard dans sa cuisine, était en train de préparer une sauce béarnaise. C’était un dimanche, il faisait beau en ce mois d’août. Il était cuisinier dans un restaurant à Clermont-Ferrand. C’était un établissement modeste qui travaillait surtout avec les banquets, noces, communions etc... Il y avait aussi un peu de passage et un seul menu simple. Aujourd’hui, il avait un mariage de cinquante personnes et il faisait cette béarnaise pour accompagner le poisson. Tout en réalisant sa sauce, il pensa au passé…

Il avait fait son apprentissage dans la région de Lyon, puis une fois l’apprentissage terminé, il était rentré à Lyon dans un autre restaurant et ceci jusqu’à son départ pour l’armée. Vers la fin de son service militaire qu’il avait effectué à Montluçon, le capitaine de sa compagnie, l’avait fait appeler avec deux autres de sa classe. Ils étaient trois dans le bureau de l’officier, sans savoir ce que celui-ci leur voulait. Il était assis derrière son bureau, en train d’allumer une pipe et aux premières bouffées, une odeur douce et enivrante avait remplit la pièce. Il avait des yeux perçants d’aigle, les cheveux courts en brosse et blancs. Le menton tombant et le ventre un peu bedonnant accusant ses cinquante ans. Des deux autres gars qui avaient été avec lui dans le bureau, l’un était cuisinier comme Richard au mess des officiers. L’autre, n’avait pas de travail. Le capitaine s’était adressé d’abord à lui

-Adelphe, vous allez être libéré. Avez-vous du travail en sortant ?

Le dénommé Adelphe avec sa carrure d’athlète, ses cheveux blonds frisés et ses yeux clairs, avait répondu.

- Non mon capitaine, mais je vais peut être apprendre le métier de routier.

En tirant sur sa pipe d’un air las, l’officier avait rétorqué.

- Oui mais cela ne vous donne pas de travail en sortant d’ici.

Devant l’acquiescement de l’autre, il avait ajouté.

- Nous avons plusieurs emplois à vous proposer. Vous irez demain, les visiter et j’espère que vous en trouverez un à votre goût. Vous irez chercher votre permission chez l’adjudant Alain et vous irez aussi chez le coiffeur. Vous pouvez disposer.


Adelphe avait salué et était sorti. Le capitaine s’était ensuite adressé à Come, qui dans son sa tenue impeccable, les cheveux ras et propres, avait patienté en silence. Le visage mielleux et un accent qui lui venait de Thonon les Bains.

- Come, je vous pose la même question. Avez-vous un emploi, une fois que vous serez libéré ?

- Aussitôt le visage de Come, s’était illuminé d’orgueil et il avait répondu avec fierté.

- Oui mon capitaine. Je rentre dans un grand hôtel en Suisse, comme chef cuisinier.

L’officier avait été, un instant épaté, puis il avait félicité Come.

- C’est très bien Come, je vous souhaite bonne chance. Vous pouvez disposer.

Puis était venu enfin, le tour de Richard.

- Et vous Michel ? Vous avez du travail ?

- Non mon capitaine, mais j’en trouverai surement.

- Ah oui ! Vous croyez ça ? Bien que je ne discute pas vos qualités, cependant il vaut mieux avoir du travail en sortant d’ici. En conséquence, vous irez visiter une place dans une école familiale de l’armée. C’est dans le cantal. Voici l’adresse.

Ce faisant, le gradé avait tendu l’adresse à Richard. Celui avait remercié et salué avant de sortir. Au moment où il s’était apprêté à franchir la porte, le capitaine lui avait rappelé.

- Vous irez chez le coiffeur, avant de partir.

Quand il était sorti, il avait réfléchit tout en se dirigeant vers le coiffeur. Tandis que celui-ci lui enlevait les quelques derniers cheveux qui lui restaient, il s’était dit que ça allait toujours le balader, d’aller dans le cantal, voir cette fameuse place. Il avait déjà prit sa décision de ne pas accepter la place. Le cantal ! Quelle idée ! Il était ressorti de chez le coiffeur plus rasé qu’avant et plus nu. Mais pour l’instant, sa coiffure n’avait pas été une source de préoccupation. Il s’était rendu au mess, car il y travaillait avec trois autres appelés comme lui et cuisiniers de métiers comme lui. Quand il était entré dans la cuisine, il y avait trouvé ses deux copains et un adjudant qui faisait fonction d’intendant. Il y avait aussi, le troisième cuistot, celui qui avait été convoqué en même temps que lui, dans le bureau du capitaine. L’adjudant lui avait demandé.

- Alors, qu’est ce qu’il t’a dit ?

Richard avait simplement répondu.

- Il faut que j’aille à Super Lioran demain, pour une place. Tenez.

Il avait tendu le papier à l’adjudant. Celui-ci avait hoché la tête en lui rendant son papier.

- J’espère que ça va marcher pour toi.

Ensuite, il s’était adressé aux trois autres.

- Demain, vous ne serez que trois. Alors ne vous mettez pas en retard.

Puis il était sorti de la cuisine sans d’autre mot. Dès qu’il fut éloigné, les deux copains de Richard s’étaient pressés vers lui. L’un était grand, pas mal de physique, les cheveux roux blonds. Il était domicilié au canada. L’autre était brun et venait de Lyon. Le regard un peu fuyant et le nez cassé. Comme il l’avait questionné, il leur avait raconté l’entrevue avec le capitaine. Pendant ce temps, l’autre cuisinier était resté à l’écart, les dédaignant. Pour lui, ils n’étaient que des bons à rien, à faire que des idioties. C’est vrai que, Richard et ses deux copains s’entendaient comme larrons en foire. Mais ce n’était pas une raison de les traiter de la sorte, car ils faisaient quand même bien leur travail.

- Tu en as de la chance d’aller te balader, alors que demain, il y a un boulot monstre.

Le lendemain, Richard avait prit le train pour le Super Lioran. Il était arrivé en début d’après midi, était allé voir l’endroit et avait fait en sorte, que le directeur de cette maison familiale des armées, lui refuse l’embauche. Il était repartit en stop, pressé de rentrer et voulant profiter des paysages sous un autre angle. En réintégrant la caserne, il était allé voir le capitaine et lui avait dit qu’il n’avait pas fait l’affaire. L’officier s’était excusé en lui disant qu’il n’avait rien d’autre à lui proposer.

- Vous êtes libéré dans un mois, ça vous donne le temps de chercher .Mettez y vous tout de suite, car avec les temps qui courent…

Il l’avait congédié en lui souhaitant bonne chance. Quelques jours plus tard, il avait trouvé cette place à Clermont Ferrand. Un jour qu’il avait croisé le capitaine, celui-ci lui avait demandé.

- Alors Michel, où en êtes-vous ?

- J’ai trouvé une place mon capitaine. A Clermont Ferrand.

- Ah bon et bien c’est très bien.

Puis il avait poursuivit son chemin. Quelques temps plus tard, Richard était rentré dans ce restaurant à sa libération. Cela faisait un an que cela durait. Il travaillait des heures et quand il avait fini, il rentrait dans son meublé et se couchait. Le lendemain, ça recommençait. Son jour de congé, il le passait chez lui à dormir pour récupérer ou alors, il allait au cinéma. Il n’avait pas de copains, pas d’amie. Il commençait d’en avoir marre de Clermont Ferrand. Des fois dans son appartement, tout seul, il se mettait à penser à ses parents. Il leur écrivait bien de temps en temps, mais ceux-ci ne lui répondaient pas souvent ou brièvement. Un frère qu’il adorait, mais qu’il ne voyait plus beaucoup. Enfin bref, une famille qui allait cahin-caha. Il y avait aussi une fille qui n’était pas trop jolie et qui lui avait dit un jour. » Je t’aime ».Pourtant, quand il est partit à l’armée, il l’a oublié, car lui ne pouvait pas aimer, ne savait pas aimer. Quand il était triste comme ça, il se couchait, fermait les yeux et s’imaginait qu’il rencontrait une fille superbe et qu’ils s’aimaient. Il l’emmenait chez ses parents, chez son frère…


- Richard !

-……

- Richard !

Il sursauta et vit la tête du patron. Un homme bien mis, cheveux toujours bien soignés, l’air un peu truand, mais cependant, très sympathique.

- Oui monsieur Paul.

- Tu me les soignes bien, hein !

- Bien sur. Ils sont prêts ?
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auteur008
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MessageSujet: acrostiches   Lun 28 Déc - 12:46

BBonjour,
Je viens vous presenter un recueil d'acrostiches.Après en avoir mis quelques extrait, j'ai décidé de publier ce recueil.
Cordialement.
auteur008.
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auteur008
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MessageSujet: le prince de glace   Lun 11 Jan - 11:04

Bonjour,
Je viens vous presenter un extrait de " Le prince de glace".
Cordialement.
auteur008.







Dans des temps très anciens sur une planète dominée par la magie, vivait un peuple heureux, car le roi et la reine de ce royaume étaient bons. La femme du châtelain était d’une beauté éclatante et ses apparitions provoquaient l’admiration parmi son peuple. De plus, elle allait à l’encontre de ses gens, soit pour les soigner, soit pour les soutenir dans les tracas de la vie quotidienne. C’était ainsi, le roi protégeait la population contre les éventuelles invasions et la reine réparait les petits bobos de ce peuple bien aimé. Le monarque était fou amoureux de celle ci et ne savait que faire pour la rendre heureuse.Elle ne voulait rien cependant et cela chagrinait notre homme. Ainsi pour mettre fin à ses tourments, la belle lui dit un jour.

- Si vous désirez vraiment me faire un beau cadeau, je n’en vois qu’un.

Le monarque ne se sentit plus de joie et supplia son épouse de lui dire lequel.

- Je voudrais un enfant.

Là, le seigneur resta tout pantois et ne sut que bredouiller.

- Mais bien entendu ma reine, si cela peut combler vos désirs.

Puis il ajouta :

- Ce sera un beau cadeau pour moi aussi.

Ils rirent et s’embrassèrent comme des tourtereaux.

Tout se passa comme prévu. Ils eurent un garçon qu’ils prénommèrent Martinien. Ils vécurent quelque mois heureux, puis la femme du seigneur attrapa une étrange maladie qui la défigura. Elle dut garder la chambre, car sa condition ne cessait de se dégrader, mais aussi parce qu’elle ne voulait pas qu’on la voie ainsi. Le roi, malgré son désespoir, de voir cette beauté s’altérer un peu plus chaque jour, l’aimait quand même, comme au premier instant. Puis vint l’instant tant redouté du seigneur. Sa reine s’éteignit dans un sommeil éternel. Le visage serein et comme par miracle, celui-ci avait retrouvé de sa beauté. Mais hélas ce beau visage était gravé dans la mort à tout jamais. Quand il la vit si belle, même dans la mort, il se précipita vers elle et s’agenouillant, lui baisa les mains et le visage en lui disant des mots insensés qu’il n’avait jamais prononcés jusqu’à aujourd’hui.

- Ma douce, ma reine, vous voilà de retour parmi nous ! Comme je suis heureux, mon amour.

Mais seul le bruit du vent qui se levait, annonçant une tempête, lui répondit. Sa bien aimée gisait là, pour l’éternité, figée dans un masque de beauté.Il comprit tout cela quand il effleura ses lèvres d’un baiser.Il ressentit comme une douleur, pire qu’une douleur.Une lame affûtée lui rentrant dans le cœur, ne lui aurait pas tant fait de mal.Il ne sut que hurler sa douleur et sa peine, couvrant le vent qui mugissait, de ses lamentations. Il resta ainsi, il ne sut combien de temps, à pleurer sur sa bien aimée, ses sanglots se mêlant à l’orage qui faisait rage dehors. Ce sont les cris du bébé qui le tirèrent de son désarroi. Il se leva à regret, lâchant la main de son épouse, il se dirigea vers le lieu où se trouvait son enfant et, vit tout un tas de domestiques se presser pour s’occuper du petit.

Malgré leur chagrin évident, ils essayèrent de faire bonne figure devant leur seigneur. Ils souffraient autant que leur maitre, tant ils lui étaient dévoués. Quand il vit son père, le petit se calma et commença à jaser. Sur le moment, le père fut attendri et le prit dans ses bras. Mais le souvenir de son épouse le rattrapa et il fondit une fois de plus en larmes. Il n’était plus ce vaillant chevalier qui pouvait refouler toute une armée d’ennemis à lui tout seul, ce chasseur habile pour débusquer le gibier et le ramener triomphalement au château.Non, c’était un homme tout simplement qui avait perdu la chose la plus importante de sa vie, un bien qui valait plus que tous les trésors du monde : Son épouse, sa chère femme, sa bien aimée. Son désespoir fut interrompu par une voix dans son dos.

- Donnez-moi le petit, sire.

Il se retourna et vit une vieille femme qui essayait de lui sourire en tendant les mains. L’air perdu, décontenancé, il lui tendit l’enfant, qu’elle confia aussitôt à une autre femme qui s’était précipitée. Puis, son chagrin n’ayant pas de limites, le seigneur se jeta dans les bras de la vieille femme en pleurant de nouveau. La femme alors, lui murmura tendrement.

- Vas y mon petit Thomas, pleure, ça te fera du bien.

Il ne s’offensa pas quand elle le tutoya, bien au contraire, cela le rassura et le ramena il y a bien longtemps quand il était un petit garçon et qu’elle le consolait déjà à l’époque, quand il avait du chagrin. Au bout d’un temps indéfini, il réalisa le ridicule de son attitude et s’écarta brusquement de la vieille dame en se rajustant.

- Veuillez m’excusez …enfin je veux dire …excuse moi, mais je…

Devant son embarras, la vieille dame lui sourit avec douceur, et en se plongeant dans ses yeux clairs, il vit qu’elle comprenait sa peine et qu’elle ne jugeait pas.

Puis reprenant son visage de domestique, elle intima d’une voix neutre.

- Il va falloir s’occuper des funérailles, sire.

A ces mots, le seigneur faillit retomber dans sa mélancolie. Alors la vieille dame lui dit sans le regarder.

- Si cela vous est trop insupportable, Florent s’en occupera. Vous pouvez lui faire confiance, il vous est très dévoué.
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