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 Gaston A. Lacroix par Maryvonne Griat

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MessageSujet: Gaston A. Lacroix par Maryvonne Griat   Lun 30 Juil - 13:00




Gaston A. Lacroix est né à Amos (Québec) le 23 janvier 1941. La forêt omniprésente alentour le séduit dès son enfance. Assez, pour que des années plus tard il s’inscrive au cours d’ingénieur forestier à l’Université Laval à Québec. Depuis, la foresterie et des gens de toute nationalité, anglaise, française, autochtone, indienne, vietnamienne, etc., lui ont pavé une voie royale menant tant à ses connaissances intérieures qu’extérieures.

En avion ou un canot, sur lacs et rivières pour explorer de nouveaux territoires, il a sillonné en motoneige, en raquettes ou à pieds, à travers des broussailles touffues, des milliers de kilomètres, surtout dans la région du 48 et 49ième nord en Abitibi. C’était son gagne-pain. Il a aussi escaladé des montagnes américaines, mexicaines et de l'Ouest canadien, au Nouveau-Brunswick et partout au Québec, où il a découvert de superbes vallées inconnues. Façonnant monts et caps de roc pour ouvrir un passage aux hommes, creusant la terre meuble et l’argile pour en stabiliser les assises, Gaston A. Lacroix a eu à dérouler de nombreux kilomètres de chemins dans des forêts plus que centenaires. Il a aussi installé des ponts pour enjamber les rivières pour permettre aux véhicules à roues de se déplacer. Dans le but de satisfaire les insatiables besoins de milliers de gens, il a contribué, comme ingénieur - n’en déplaise à certains de ses concitoyens aux idéaux écologiques - à abattre jusqu'à huit millions d'arbres par année, pour fournir une seule usine de pâte à papier! Il dit en avoir planté autant, là où manquait la régénération naturelle.


Certaines rencontres, le bonheur familial et toutes les épreuves qu’il a subies, l’ont amené à mieux se connaître. Il a appris que pour mieux cultiver les relations humaines — tout comme les forêts trop denses — il revient aussi à l’être humain de les éclaircir, dans la mesure du possible ne garder que celles qui font grandir. Pendant quarante ans, Gaston a travaillé avec et dans la nature, en ayant toujours présent à l'esprit, que l'homme n'a que l'usufruit de la terre, qu'il a le devoir de préserver la nature. Ses connaissances d’ingénieur forestier auraient pu lui permettre de faire des omelettes sans casser les œufs de l’environnement. La plupart des gens croient que la ressource forestière est inépuisable. Et ils ne veulent pas payer trop cher pour l’obtenir. Ils aiment mieux dépenser pour des choses plus futiles. Ainsi, on ne lui a jamais fourni les moyens financiers pour agir comme il aurait aimé le faire pour ne pas blesser inutilement l’environnement. Alors, il a fait de son mieux. Heureusement, les blessures guérissent.


Après cinq années d'études universitaires en sciences physiques et biologiques, suivies de vingt-neuf années de métier dont le but était d'adapter, jusqu'à un certain point, la nature à une société de plus en plus exigeante, Gaston A. Lacroix a ressenti le besoin de se réorienter. Aiguillé par les forces créatrices qui l’habitent depuis longtemps, il entreprend un bac en études littéraires, profil création, qu’il terminera en 2008. Des projets littéraires plein la tête, et une retraite bien méritée!


Gaston A. Lacroix est célibataire et n’a pas d’enfant. Le souvenir de son épouse, alors radieuse d’être enceinte et la chambre prête à recevoir leur unique bébé, Marylène, petite fille malheureusement emportée au septième mois de grossesse, subsistent encore dans son esprit. Fils aîné d’une famille de quatre enfants, il a eu une enfance heureuse, insouciante, qui s’est déroulée auprès de parents attentionnés, aimants et vigilants. Il a grandi avec de nombreux amis dans un village érigé en pleine forêt boréale des Basses-Terres d'Amos - où sa mère est née en 1917 - traversé par l’Harricana. Forêts, fermes avoisinantes, lacs et rivières furent le terrain de ses jeux d’enfant.


Amos-sur-Harricana, « berceau » et cœur de l’Abitibi accueille de nouveau Gaston A. Lacroix qui est maintenant retraité. Oui, il est revenu à cette Terre promise de l’époque! Ce vaste territoire alors vierge où les premiers pionniers ont débarqué le 15 octobre 1910. Ils venaient rejoindre les campements d’arpenteurs et d’ingénieurs déjà dressés depuis 1908, afin de délimiter les cantons et le tracé du Transcontinental. Pionniers de la région, ils se sont installés sur la rive est de la rivière Harricana, à 3 kilomètres de Pikogan, où les Abitibiwinni Algonquins avaient installés un poste de traite en 1686 sur la rive ouest. Cette rivière de 533 kilomètres (170 km navigables), la Nanikana, « voie principale » en algonquin, déverse ses eaux dans la Baie de James.


Sur le plan culturel, plein air et loisirs, éducation et soins hospitaliers, Amos est une ville choyée. Elle compte le Théâtre des Eskers, la Maison de la culture avec bibliothèque, centre d’exposition et centre d’archives; un complexe sportif avec deux patinoires et un curling; un Musée des Arts; une dizaine de parcs avec équipements, un camping municipal, un centre de plein air et une plage. On peut aussi y boire l’une des meilleures eaux de la planète, gracieuseté des eskers qui sillonnent son territoire élargi.


« Le ciel et la terre de l’Abitibi s’unissent pour nous retenir. Sous son immense coupole azurée le jour et piquetée de diamants la nuit, où rien ne détourne l’œil du ciel, une présence éveille en nous un bien curieux sentiment, celui de se sentir si petit… et en même temps le cœur soulevé d’aise. Une terre bien propice aux rêves! »


Parmi les gens et les artistes qu’il aime, Gaston A. Lacroix a choisi de ne citer qu’un auteur, car à commencer par ses parents, tant de gens et d’artistes admirables l’ont touché qu’il lui serait nécessaire « d’écrire un opuscule pour tous les rassembler ». C’est pour cela qu’il a décidé de ne parler que de l’écrivain Nina Berberova. « La touche de tendresse de ses mots, doucement retenue, dépeint magnifiquement bien le travail de l’amour, qui est à l’image de l’art créateur. Ainsi, dans Le mal noir, son art littéraire inscrit dans le cœur, le corps et l’esprit de son personnage Lioudmila, les métamorphoses de l’être que seuls de nobles sentiments, tels l’amour et l’amitié, peuvent offrir. »


Animé d’un positivisme rêveur, il déclare sans ambages que même s’il a passablement voyagé en Amérique du Nord, il préfère vivre dans les petites villes comme Amos où les sociétés s’harmonisent avec la campagne et les forêts environnantes. La vie en elle-même est, pour Gaston A. Lacroix, la plus merveilleuse des choses. Elle nous offre des réalités qui dépassent les fictions les plus farfelues.


Bien que ses réalisations en publication soient encore minimes, début des années 1990, il a publié quelques poèmes dans la revue littéraire Lumière d’encre, ainsi que dans Au fil du bois, revue de l’Ordre des Ingénieurs Forestiers du Québec. Puis en 2007 une nouvelle, Le destin de Zelenvy, dans un recueil de nouvelles aux Éditions Z’ailées à Ville-Marie. De peur que leurs projets n’aboutissent pas, nombre d’auteurs hésitent à les divulguer, ce qui n’est pas le cas de Gaston A. Lacroix. En voici donc quelques-uns : La vie rêvée (récits de l’imaginaire), Les contes de l’oncle Gaston : Croquis de moments de vie. Les uns les autres : L’an de grâce 2041 : Un centenaire raconte son utopie anticipative d’un nouvel art de vivre. Correspondance : échanges épistolaires en 3 tomes, cartes et petits billets échangés entre Gustin et Florie. À cœur ouvert : recueil de poésie.

Gaston A. Lacroix a le cœur grand, son village et sa région, sa province, son pays et ses gens lui tiennent à cœur. Toute forme d’hostilité l’horripile. Il avoue qu’il ne s’y prend pas toujours de la bonne manière, mais son combat est de tous les instants. Il tente patiemment d’aplanir les aspérités qui surgissent entre les gens, non d’en créer de nouvelles. Ainsi, au Québec, dans le Canada, Terre de ses aïeux, son jeune, beau et grand pays de l’avenir, État-nations avec un “s”, précise-t-il, les souverainistes sont ses concitoyens qui, espère-t-il, deviendront de plus heureux citoyens en contribuant à rendre le pays meilleur et non morcelé.


Sa citation :Tout dans nos vies mérite d’être bien fait. Je m’efforce de peaufiner longtemps les choses… avec amour. C’est une manière d’être que j’associe à la réponse du vieux maître à Porbus, béat d’admiration devant son œuvre, dans Le chef-d’œuvre inconnu de Balzac. Frenhofer lui déclare : « Il faut de la foi, de la foi dans l’art, et vivre pendant longtemps avec son œuvre pour produire une semblable création. »


Pour lire quelques textes de Gaston : http://ginette-villeneuve.forumactif.com/Poesie-Litterature-c1/Poemes-a-theme-f1/Poemes-a-theme-Je-t-aime-t4440-15.htm




Photo : Avec mon canot… pour la liberté de voguer dans la nature.
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http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
 
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