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 André Loiseau par Maryvonne Griat

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MessageSujet: André Loiseau par Maryvonne Griat   Mar 8 Mai - 12:34



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Rédiger une chronique pour présenter un auteur, fait inévitablement passer le rédacteur par la porte étroite du monde culturel. Les artistes, nous le savons, sont des êtres sensibles, mystérieux et complexes. Le poète dont je trace le portrait aujourd’hui n’échappe pas à cette règle, mieux! je dirais qu’il la renforce. André Loiseau (Loiselet) est né le 22 août 1941 à Montréal, en face du fleuve Saint-Laurent, dans ce que l’on appelait alors le « faubourg à la mélasse ».

L’enfance d’André Loiseau se déroule dans un cocon familial religieux et quasi parfait. Lorsqu’il atteint l’âge de huit ans, ses parents déménagent sur la Rive-Sud à Ville Jacques-Cartier nommée, à l’époque, Coteau rouge. Il règne à cet endroit sous-développé, une misère folle. Il se souvient s’y être souvent gelé les orteils. Il souffre de sinusites à répétition, puis il est atteint d’une méningite suivie d’un coma dont il garde un souvenir troublant… Il s’ensuit, pour cet être excessif et épris d’absolu, des méditations passionnées.

Il étudie deux années au cours classique, puis dix-huit mois aux Beaux Arts avant d’abandonner, et d’aller au Collège Didace-Pelletier de Sorel où il voulait apprendre le métier de relieur, au service de la communauté des frères convers franciscains. Il y connut de profondes joies spirituelles qui l’ont rendu heureux, et mystifié, puisqu’on a dû lui signifier son retour au monde, qu’il semblait préférer. Rêveur et rebelle à la fois, André Loiseau repart à l’aventure. Il dévore les livres, s’enivre de musique, de tout et de rien, écrit et publie un sulfureux recueil provocateur de six nouvelles en prose poétique qui « brasse la cage ».

André Loiseau s’installe à Montréal où il exerce plusieurs métiers qui lui apportent l’argent nécessaire à survivre, sans plus, et des années après, à faire vivre sa famille. Mais il adore le jazz, le blues, le classique et le rock; il s’adonne à la lecture (poésie, romans, essais), à l’écriture, au dessin, et va au cinéma (d’auteur). Bien que pratiquant la boxe et le karaté, il se recueille volontiers devant des œuvres teintées de spiritualité ou empreintes de douceur. André Loiseau s’intéresse à la politique, qu’il suit avec un esprit férocement critique. Souverainiste convaincu, son pays demeure le Québec. Il affirme que le premier devoir d’un politicien est de favoriser la justice sociale, de réduire les inégalités — sources de violence, et d’éveiller la conscience collective pour que notre planète continue à tourner, envers et contre tout.

Divorcé et père de deux enfants dans la trentaine, André Loiseau espère connaître la douce émotion de devenir grand-père. Il évolue avec enthousiasme dans le microcosme formé par sa fille et son fils, sa compagne, son frère et leurs interminables « joutes » politiques. La peinture et le dessin jouent un rôle important dans sa vie. Il a une préférence pour : Modigliani, Lautrec, Borduas, Tex Lecor, ainsi que les caricaturistes actuels. Il éprouve de la vénération pour les poètes anciens et modernes (Prévert, Rimbaud, Godin, Miron et Acquelin), et les écrivains épicuriens. Il respecte Léon Bloy pour l’âme, Blaise Cendrars, Henry Miller et Céline pour la fougue et la joie. Il partage la rage de vivre de Bukowski, sa vulnérabilité. Il lit avec plaisir Krishnamurti et Arnaud Desjardins. Les obsédés de justice et d’égalité sociale attirent son admiration et son appui. « Karl Marx fut travesti par l’hommerie officialisée. Hommerie devrait être au masculin », ajoute-t-il dans un souffle.

Rentier depuis un an, sa retraite le comble en lui rendant quelques-unes des heures perdues à des boulots souvent abrutissants et malsains. Il en profite sans compter et avec allégresse, conscient de maîtriser enfin son temps. Auteur de quatre livres, la vie du poète André Loiseau est restée teintée de mysticisme, il dit ignorer pourquoi.

Il vit en couple dans sa tête où il reconquiert son amour chaque seconde. « Je la rejoins, en personne, tous les week-ends qu’il nous reste à vivre et qui se perdront dans la nuit des temps… »

De nature gaillardement positive, André Loiseau confesse toutefois qu’il est maintenant réfléchi. Il est fier d’avoir survécu à tout, mené une famille à terme et publié ses livres. Deux autres recueils de poésie attendent la décision d’un éditeur... « La vie est une joie physique pour l’esprit et pour l’œil, un festin dont les desserts se raréfient avec les jours ». Lorsqu’il vit à la campagne, il préfère la ville, et la campagne lui manque quand il habite en ville! Mais les jolies femmes et les beaux paysages l’émeuvent encore et toujours.

Il mène un seul combat : « Je suis là… tant que je serai vivant! »
Citation : Écris avec un gun.
Jean-Paul Daoust



Pour lire quelques textes :
Poèmes d'André Loiseau
Extraits de son livre




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