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 Double vie N°5 (l'agression)

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BOKAY
Ange


Nombre de messages : 69
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Date d'inscription : 29/03/2005

MessageSujet: Double vie N°5 (l'agression)   Ven 20 Mai - 9:42

Double vie N° 5 ( l’agression )



J’ouvre la porte, Serine entre, elle me saute au cou et m’embrasse. Hypocrisie ! Mensonge !
Je la repousse et lui dis que nous devons parler, tirer les choses aux claires. J’ai le sentiment d’avoir été manipulé et cela me rend particulièrement désagréable. Je la regarde droit dans les yeux.
--- Tu es certaine que Max te frappe ? Lui dis-je sèchement.
Serine ne semble pas comprendre ce qui lui arrive, elle ne m’a jamais vu avec cet air autoritaire.
--- Mais tu as vu les marques que j’ai dans le dos ! rétorque-t-elle sur un ton agressif et sûr d’elle.
--- J’ai constaté que tu as des marques dans le dos, dis-je, mais ce n’est pas Max qui les a faites !
J’attrape le petit livre (comment se débarrasser de son mari » ?)que j’ai découvert et je lis à voix haute et fort :
--- « Il est facile de simuler des coups reçus. Plusieurs méthodes existent et sont très efficaces etc…etc…
Serine ne répondre pas, elle hésite, bégaie.
--- Inutile de mentir davantage, dis-je, je sais que tu as tout inventé ! Dans l’unique but de t’approprier les biens de Max. Tu es sa femme ?
--- Hem ! Oui.
--- Tu te rends compte de l’atrocité de ton plan, dis-je, envoyer son mari à l’asile pour le voler?
--- Mes histoires avec Max, c’est pas tes histoires ! dit-elle, ça ne te regarde pas !
--- Ce qui me regarde, c’est que tu me manipules pour réaliser ton plan diabolique et en plus, tu me fais croire que tu m’aimes ! Mensonges !
--- Non, je ne mens pas, dit Serine, je t’aime, je t’aime plus que tout au monde !
--- Tu te rends compte de ce que tu dis ? Mais enfin, réfléchis ? Tu prétends m’aimer et tu m’utilises pour accaparer les bien de ton mari ? Comment une pensée aussi horrible a-t-elle pu te venir à l’esprit ?
Serine garde son sang froid ! Quel caractère ! je m’attendais à ce qu’elle s’écroule, qu’elle tombe en larmes, mais non elle supportes mes attaques verbales et se montre même arrogante. Le pire c’est qu’elle reconnaît et justifie sa conduite. A-t-elle conscience de ce qu’elle risque devant un tribunal si celui-ci la déclare responsable ? Moi, je ne peux tolérer plus longtemps cette situation, le risque est trop grand. Je décide de me rendre à l’hôpital. Je demande à voir le médecin qui s’occupe de Max et je lui raconte tout ce que je sais. Il ne semble pas très étonné de ma démarche et me dit simplement : « J’ai rapidement vu que Max n’avait rien à faire ici, il ne présente aucun signe d’amnésie, il est sortant aujourd’hui même.
Quinze jours ce sont écoulés, aucune nouvelle de Serine. Ca me fiche un coup, mais je n’ai pas le choix, je dois encaisser. Serine m’a manipulé, mais je souffre de ne plus la voir et je cherche une solution. J’en trouve une, c’est Elodie qui va refaire son apparition et qui va aller voir Serine. Une seule précaution, je dois lui rendre visite en l’absence de Max car il croit que Serine et Elodie sont contre lui.
Max n’est pas là, à cette heure il est au PMU et je sais qu’il y reste un moment. Je me maquille en Elodie et je descends chez Serine. Elle ouvre la porte.
--- Elodie ! Quelle surprise, dit-elle, tu es revenu de la campagne ?
--- Eh oui ! le travail ! Il faut bien reprendre, dit Elodie, Alors, tes amours, où en es-tu ?
--- Ma pauvre ! Si tu savais tout ce qui c’est passé pendant ton absence ?
Serine raconte à Elodie, ce qui s’est passé, à sa façon bien sûr, et je constate qu’elle ne fait que mentir, notamment à propos des sentiments qu’elle prétend éprouver pour moi. Elle me hait pour avoir fait échouer son plan et n’attend qu’une chose, me jouer un vilain tour si l’occasion se présente. Mais me voilà, averti et je vais donc me méfier.
Une semaine passe, je me réfugie dans le travail, ça tombe bien en ce moment nous sommes débordés et cela me permet de traverser cette période douloureuse sans trop ruminer. Ce soir c’est samedi, pour me changer complètement les idées, je vais me maquiller en ‘ Elodie’ et sortir. Evidemment, je passe par l’escalier de Serine, comme toujours quand je suis ‘Elodie’. Je traîne toute la soirée de bar en bar et rentre vers deux heures du matin. J’appuie sur l’interrupteur de l’escalier : pas de lumière ! Merde l’ampoule est grillée. Je monte dans le noir, pas de lumière non plus sur les autres paliers. J’entends des petits bruits, sûrement encore des chats, c’est toutes les nuits pareilles, ils n’arrêtent pas de se battre. D’autres bruits, mais pas de miaulement, c’est bizarre ! Je me tiens sur mes gardes et je sors mes clés. Soudain, un puissant faisceau lumineux me surprend et m’aveugle.
--- Aller la gonzesse ! Ouvre ta porte et fait pas l’con ! Me dit une voix d’homme sur le palier.
Je fait semblant de trembler avec les clés, la torche s’avance, toujours plus près.
--- Passe-moi tes clés ! Dit l’homme.
Je sors ma bombe lacrymogène de mon sac et je l’actionne en direction de l’homme. l’effet de surprise est total et j’en profite pour donner un coup de pied dans sa torche qui dévale l’escalier en projetant une cascade de lumière. L’homme pousse un cri.
--- Salope !
Je descends les escaliers aussi vite que je peux et je me cogne violemment contre la rampe. L’homme se ressaisis et se lance à ma poursuite. Je sors de l’immeuble en gardant de l’avance sur mon agresseur, mais il ne renonce pas, je sens sa présence derrière moi. Je tourne à l’angle de la rue et rentre dans l’immeuble où j’ai mon appart en tant qu’Alex. Le hasard me donne un coup de main car une locataire de l’immeuble arrive en même temps que moi et a déjà ouvert la porte. Je la bouscule et monte les escaliers d’une traite. Derrière moi la lourde porte d’entrée se referme doucement, mais l’homme réussit à pénétrer avant qu’elle ne se verrouille. Il me poursuit jusqu’à la porte de mon appart que je réussis à refermer juste comme il arrive sur le palier. Sauvé ! Je fixe ma porte d’entrée et tremble encore de tous mes membres. Va-t-il essayer de pénétrer chez moi en fracturant la porte ? Cela me paraît impossible, ma porte est protégée par une fermeture à trois points de fixations et ce n’est pas son intérêt d’ameuter tout l’immeuble. Que me veut-il ? Bah, de l’argent ! sûrement encore un de ces drogués en manque. Je sais qu’il était de taille moyenne et n’avait aucun accent. Quant à son visage, aucune idée, il portait un collant sur la tête percé de deux gros orifices à l’endroit des yeux. Vidé, Je me laisse tomber dans mon fauteuil.
Le lendemain, j’ai la tête lourde et un mal de tête pas possible. Je me regarde dans ma glace et constate un énorme hématome sous mon œil droit.
--- T’en à une gueule ? me dis-je à haute voix.
C’est vrai que je ne me suis pas raté, directe la rampe d’escalier en pleine gueule! Pas possible d’aller bosser comme ça ! j’appelle mon collègue Joël et je lui explique qu’il va devoir travailler tout seul pendant deux ou trois jours. Enfin, je pourrai toujours faire de la paperasse chez moi !
Le lendemain, Je traînasse dans l’appart quand on sonne à ma porte. J’ouvre, deux policiers sont devant moi.
--- Monsieur Pelletier ?
--- Oui, c’est moi, que puis-je pour vous ?
--- Mademoiselle Elodie Lemaire est chez vous ?
--- Non, dis-je, elle n’est pas chez moi.
--- On nous à signalé sa disparition. Elle habite l’immeuble d’à côté, vous la connaissez ?
--- Oui, je la connais un peu
--- Un peu ? d’après nos informations, elle serait pour vous comme une sœur ! Mais ce qui est gênant, c’est qu’on l’a vu rentrer chez vous avant hier et qu’après on perd sa trace… Elle n’est pas venue chez vous avant hier ?
--- Non, hem ! si, elle est venue avant hier mais elle est repartie aussitôt, je veux dire qu’elle n’est pas restée, dis-je.
--- Des témoins affirment avoir entendu du bruit provenant de chez vous, comme une bagarre.
--- Oh, non, non dis-je.
--- Vous vous êtes battu Monsieur Pelletier ? Je vois que vous avez un bleu sous l’œil ?Dit un policier.
--- Non, je suis tombé dans l’escalier, dis-je
--- Avouez que c’est troublant,! Beaucoup d’éléments sont troublants dans vos déclarations. Je vais vous demander de nous accompagner au commissariat, Monsieur Pelletier.
J’arrive au commissariat, il y a du monde partout. Des flics en uniforme, des espèces de clodos qui puent, des putes dans une cellule qui narguent les flics. Quelle animation ! Mais moi, je me demande ce que je fais ici ? J’avais imaginé plusieurs scenari, mais pas celui-ci. Après une demi-heure d’attente sur un banc inconfortable, un agent vient vers moi et me demande de le suivre.
--- On est débordé en ce moment dit-il, si vous voulez bien patienter ici.
Il me fait entrer dans un petit bureau qui sert à entreposer des dossiers. La place manque et je m’assois sur une chaise calée entre des piles de dossiers qui atteignent le plafond. Une personne s’y trouve déjà, c’est une toute jeune fille. Elle est assise et semble attendre son tour.
--- Il y en a encore pour longtemps, demande-t-elle à l’agent, ça fait une heure que j’attends ?
--- J’en sais rien répond l’agent.
Je reste seule avec cette jeune fille, nous sommes deux oubliés au milieux des colonnes de dossiers. Une personne aussi jeune dans un commissariat, ça m’intrigue.! Nous sympathisons rapidement, mais je ne lui pose pas de question sur sa présence ici. Elle me dit seulement qu’elle s’appelle Myriam et qu’elle a seize ans. La porte s’ouvre.
---Alex pelletier ! de lieutenant vous attends, si vous voulez bien me suivre…
Le lieutenant est un gros lard à l’air bourru, son métier lui va comme un gant. Il mâchonne un chewing-gum bruyamment tout en frappant les touches de son clavier. Il lève son regard vers moi d’un air supérieur et commence ces questions sans arrêter de mastiquer.
---Où étiez-vous Avant-hier dans la nuit vers deux heures du matin ?
--- Chez moi !
--- Cependant, une personne nous a signalé la disparition de mademoiselle Elodie Lemaire. Il s’agit de madame Serine Lefranc, vous la connaissez ?
l’interrogatoire se poursuit… J’en suis certain, il me croit responsable de la disparition d’Elodie. Il s’avance même à dire que j’aurais pu la tuer et faire disparaître son corps ! C’est le comble, se retrouver accusé que meurtre de son double ! Et Elodie qui va tout faire pour m’enfoncer ! Je pourrais mettre fin à cette situation en expliquant ma double identité, mais j’hésite car j’ai fait faire de faux documents au nom d’Elodie Lemaire, et je risque gros. Me voilà vraiment dans la mouise !

Fin du 5° épisode
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Gi
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Localisation : Lévis secteur Charny, Québec, Canada
Date d'inscription : 18/12/2004

MessageSujet: Re: Double vie N°5 (l'agression)   Lun 23 Mai - 4:04



C'est troublant tout de même.
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