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 Suite2 L'ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES

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AuteurMessage
EDEN BLU
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Localisation : ST MAXIMIN (oise nord est de PARIS)
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MessageSujet: Suite2 L'ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES   Dim 13 Mar - 18:10

- Rien madame, asseyez-vous.
- Bon ! Bon oh ! Seigneur Jésus. Oui, mais tout de même pourquoi elle tourne.
- Ouh ! La, la, la, la, je vais vous attacher.
- Y’a quoi dedans.
- De l’eau
- Je veux voir.
- Non !
- Si ! Je veux voir.
- Vin Dju ! J’en aurai du mal. D’abord on peut plus l’ouvrir. Y a une sécurité qui empêche de le faire (chante Marie) Elle est gentille la petite machine. On ne peut pas regarder dedans quand elle tourne. Et elle va être gentille Mamie, elle va arrêter de me faire tourner en bourrique et elle va s’asseoir.
- Ah ! Bon ! Ben j’m’asseois (chante mamie sur le même ton)
- Merci.
- Y a pas de quoi. Je suis une gentille mamie.
- Oui.
- Alors un bisou.
- Un bisou, na !
- Vous êtes gentille vous aussi
- Oui merci.
Sur ces entrefaites Dominique arrive. Marie lui relate l’incident. Dominique promet de surveiller sa mère. Marie s’en va.
- ALORS MAMAN, tu fais des bêtises.
- Moi mais pas du tout.
- Tu ouvres la machine. Tu n’es vraiment pas bien. Crie Dominique.
- C’est toi qui est pas bien, arrête de crier je ne suis pas sourde et si t’es pas contente, tu vas dans ta maison, je suis ici chez moi.
- Oui, je sais maman, tu ne m’aimes pas, tu as toujours préféré Claude.
- Claude, Qui c’est celle-là ?
- Ah maman ne me dis pas que tu as oublié ton autre fille.
- Ah ! J’ai une autre fille première nouvelle, mais tu es qui toi ?
- Dominique, je suis ta fille, non de Dieu, rappelles toi. Oh ! Je ne m’y ferai jamais à cette maladie.
- Quelle maladie ?
- L’alzheimer.
- Oh ! Celui là il ne fait que passer, il vous pique vos neurones, il raye le disque dur et PFFFT ! Plus rien.
- Tiens maman d’où tu tiens cela ?
- C’est….C’est la dame qui me l’a dit. D’ailleurs il faudra que je lui dise deux mots à ce semeur de zizanie quand je le rencontrerai.
- Semeur de zizanie, elle a parfaitement raison.
- Qui ça ?
- Rien maman, bon je pends ton linge, et j’y vais. Claude viendra te porter ton repas se soir et t’aider à mettre une couche vue que tu as des fuites. D’accord maman !
- Oui d’accord.

(CHEZ MAMIE LE LENDEMAIN)
- AÏE, aïe, Aïe madame, c’est la cata !
- Quoi encore ?
- Là, là au sol, je vous suis à la trace.
- Ben ! Ce n’est pas de ma faute si j’ai la courante.
- Non ! bien sûr que non ! Madame, m’enfin de là à avoir des fuites jusque dans le couloir, sur la cuvette et j’en passe. Pas bien ! Et là, là sur le mur, madame, Oh ! Pas bien du tout (dispute Marie en secouant le doigt en direction de mamie, puis regardant les mains de celle-ci.) Oh ! Madame avez-vous pris du papier pour vous essuyer ?
- Ben ! Oui c’te question ?

- Madame, vous en avez plein les doigts. Je sais bien que ça porte-bonheur mais tout de même. Venez-vous laver.
- Oh ! Seigneur Jésus ! (Mamie étonnée, regarde ses mains souillées puis obéit et se lave les mains)
- Madame y’a pas pénurie de P.Q. ? On n’en prend pas un petit bout que l’on met sur le doigt pour s’essuyer on utilise plusieurs feuilles.
- Ah ! Il reste du papier W.C. Je croyais que j’en avais plus.
- OUI ! Il en reste et la balayette ce n’est pas que décoratif, vous êtes une coquine.
- C’est quoi une balayette ?
- C’est pour nettoyer la cuvette, venez je vous montre. (Mamie suit Marie)
- Ah ! C’est ça, et on fait comment ?
- Comme cela madame, voilà tout autour pour nettoyer.
- AH ! Et bien maintenant je le saurai, merci madame. Vous êtes gentille, l’autre elle crie tout le temps.
- Qui Dominique ? Il faut l’excuser elle n’accepte pas votre maladie. Elle vous fait des penses-bêtes à droite, à gauche accrochés de-ci, de-là, comme des guirlandes, des flashs, pour vous aider mais vous ne les lisez pas. Alors elle se fâche.
- Ah ! C’est donc ça, c’est parce que je ne lis pas qu’elle est en colère la dame.
- La dame c’est votre fille.
- Dites j’en ai beaucoup des filles.
- Juste deux mamie, Claude et Dominique.
- Bon c’est bien.
- ET BIEN ! On récapitule vous vous appelez ?
- Paule.
- Bravo, vous avez combien de filles.
- Deux.
- Très bien. Et là j’ai combien de doigts, rit Marie.
- Ben trois, petit bisou j’ai bien répondu.
- Petit bisou, voilà.


(Le lendemain mamie s’est barricadée. Impossible d’entrer, Marie tambourine à la porte)
- Madame !
- Oui ! Voilà, voilà !
- Madame je peux rentrer !
- Voilà, voilà ! J’arrive.
- Madame, il fait un froid de canard. Je me les gèle. Vous me l’ouvrez cette porte !
- Oui ! Deux minutes (bruit derrière la porte enfin elle s’ouvre.
- Et bien madame, vous en avez mis du temps ! C’est quoi ce binz. Qu’est ce qu’il fait là l’aspirateur ?
- J’ai peur qu’on vienne me prendre ma chienne et mon chat.
- Qui voulez-vous qu’il vienne ? Ils sont vos anges gardiens vos animaux. Y’a pas de danger, et puis il est midi vous êtes encore en pyjama.
- Oui ! Je me lève.
- Vous avez déjeuné ?
- Non !
- Vous vous êtes lavée ?
- Non !
- Alors ouste salle de bain et petit déj.
- Oh !là, là, là, là.
- Oui, madame allez !
- Ca va, ça va j’arrive, je suis fatiguée, je peux m’asseoir.
- Non, salle de bains.
- Oh ! Seigneur Jésus, vous êtes dure.
- Madame qu’est ce que vous faites de vos nuits, la chasse aux fantômes ?
- Peut-être bien que oui, c’est ça je chasse les fantômes, c’est pour cela que je suis fatiguée.
- Et bien moi je suis une petite sorcière et je vais venir vous chatouiller les pieds si vous ne dormez pas le soir.
- Ah ! Si vous le dîtes. (Et Marie de chanter)
- Méfie-toi les soirs de pleines lunes, la sorcière enfourche son balai, c’est elle qui ce soir là fait la une. Elle va se promener. Abracadabra la sorcière et là. Abracadabri elle n’est plus ici.
- Vous chantez bien.
- Merci madame.
- De rien, de rien, c’est gratuit.
- Oh ! Oh ! On fait dans l’humour.
- Oui, ça m’arrive.
- Là, voilà, vous êtes propre, Hop ! Petit déj zou ! À table. (Marie installe Mamie à table puis elle passe l’aspirateur. Quand mamie a terminé elle va voir Marie.)
- Dîtes madame, j’ai sali ma couche, alors je l’ai lavé mais je ne comprends rien. Y’a pleins de petits bouts partout. Vous allez me disputer, j’en ai mis partout.
- Je vois ça, madame les couches là, ne se lavent pas, elles se jettent.
- Ah ! Bon. Ben dans le temps, on les faisait bouillir et on s’en resservait.
- Oui ! Mais les temps changent et ça on jette.
- Quel gâchis, je ne comprends rien du tout.
- C’est comme ça madame ; il ne faut pas chercher à comprendre, c’est le progrès.
- Le progrès, le progrès, c’est du gâchis quand même insiste mamie.
- Tout a fait d’accord Charlie, tout à fait d’accord !
- Pardon !
- Rien madame je radote.
- Ah ! Bon.

Madame Nada est seule dans sa salle de bains face à son miroir.
-Bonjour madame, vous êtes qui ?
N’obtenant pas de réponse, elle s’en inquiète approche sa main de l’objet, le caresse.
- Vous êtes belle, madame. Madame !!! Madame !!!(Elle frappe au miroir)
- Toc, toc, y a quelqu’un, pourquoi vous ne répondez pas ? Bon et bien tant pis, je vais voir ma chienne, si elle n’est pas partie. (Et elle sort de la salle de bains).
-je voulais faire quoi déjà ? Je ne me rappelle plus, oh ! La, la la la, Seigneur Jésus.
Mamie branche l’aspirateur (Il est une heure du matin puis elle le brandit vers un personnage imaginaire)
-vient ici Al, allez ! Vient ici. Espèce de sale voleur. Arrive le voisin qui tambourine à la porte, très inquiet parce qu’il a été réveillé par le bruit.
-Madame Nada, ouvrez (mamie laisse l’aspirateur en marche et va ouvrir)
-Oui, voilà, voilà, j’arrive. Monsieur ! Vous désirez !
Je suis votre voisin, madame Nada, je vous ai entendu crier après un certain Al (Il entre en brandissant un fusil) Il est où votre voleur que j’en fasse de la pâté. (Crie t-il en brandissant le fusil)
-Vous êtes gentil monsieur, vous êtes qui ?
-Je suis votre voisin, madame Nada. Oh ! Cette maudite maladie, moi non plus, je ne m’y fais pas faut toujours répéter cent fois la même chose. Alors il est où, votre voleur !
- Oh, lui ! Dans l’aspirateur.
- Dans l’aspirateur ! (S’exclame le voisin estomaqué) Non ! Pas possible, l’est tout petit alors !
- Oui, l’est tout petit mais il fait des dégâts.
- Ah ! Il a cassé quelque chose ( Puis pour lui-même. Il ne peut pas être dans l’aspirateur, c’est impossible, il examine l’appareil sous toutes les coutures et regarde par le trou du tuyau.
- Il a rien cassé, il vole tout ce qu’il trouve, vous savez, il s’appelle AL, c’est un fouteur de merde, un mangeur de neurone.
- - Madame Nada ! s’exclame le voisin, Comment vous parlez ?
- Et bien, je ne fais que dire la vérité, il est comme cela Al (dit Mamie dans un instant d’extrême lucidité)
- - Un mangeur de neurones, vous voulez dire, mais oui, voyons ! Suis-je bête, AL, c’est l’alzheimer.
- - Oui, c’est çà Al machin comme vous dites.
- - Madame Nada, il est une heure du matin, Al ce n’est pas une personne, c’est une maladie.
- - ah bon ! Si vous le dites.
- - Oui, c’est une maladie, et ce n’est pas une heure pour réveiller vos voisins et leur faire de telles frayeurs, c’est l’heure de dormir. Vous allez gentiment vous recoucher et ne pas rebrancher l’aspirateur ou je vous le confisque.
- - ah, il faut se coucher ! Bon ben, dans ce cas j’y vais.
- Bonne nuit, madame Nada.
- Bonne nuit, monsieur. (Mamie va se coucher fin de la scène)
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