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| | Poèmes à thème : Je t'aime | |
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Nombre de messages: 11415 Localisation: Terrebonne, Québec, Canada Date d'inscription: 18/12/2004
 | Sujet: Texte de Lina Wak Ven 8 Juin - 20:27 | |
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Grand mère,
tu promènes ta solitude,
tes cheveux blancs et parfois
bleus te donnent un air d’ange.
Tu as l’air si légère, prête à t’envoler
au premier coup de vent,
au premier coup du sort.
Ton visage plissé a gardé la trace
de tous tes sourires,
de toutes tes larmes.
Tu sens l’eau de Cologne fraîche,
le bébé,
tu as la peau si douce.
Tu as des gestes graciles de patineurs,
ou de chats devant un miroir.
Tu es plus proche des étoiles,
plus proche de la cime des arbres et des oiseaux.
Un jour viendra où comme une plume,
tu t'envoleras vers le ciel.
Moi, il me restera
la pensée,
une immensité
plus étendue que le monde
qui ira plus loin que l’œil
surprendre l’obscurité des lumières
chercher les astres qui t’illuminent.
Moi, chair de la chair de ton enfant
flash back , images dans ma tête
derrière mon miroir je te dis je t'aime.
© Lina Wak
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 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Ven 8 Juin - 20:46 | |
| Lettre à ma mère !
Des fois je te trouvais couchée par terre dans la cuisine , dans une marre de pisse et de vin rouge. Tu avais vomi, la bouteille cassée, c'était tellement moche...
Tu disais que tu n'avais pas de chance, qu'il fallait que je te comprenne et que seul le vin te faisait oublier. Alors comment te faire des reproches...
Je voulais t'aimer, te soigner, mais tu ne me voyais même pas...
La musique qui battait dans ton coeur, de petits verres en grandes bouteilles, tu as bu, un peu, beaucoup, à la folie. Pour fuir, pour mourir et retourner dans le ventre de la terre...
Etoile, tu es à présent, l'humain que je suis, danse comme les bulles dans mon verre d'eau pétillante. Le soir, je regarde le ciel, ce petit grain d'univers...
Si tu m'entends, tu me manques tu sais, je t'aime maman, malgré la honte que j'ai pu ressentir en te voyant dans tout ces états...
© Lina Wak _________________ ...
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Dernière édition par le Ven 8 Juin - 20:52, édité 2 fois |
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 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Ven 8 Juin - 20:48 | |
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Je t'aime le chat.
Un jour quelqu'un m'a dit : Pour moi, une maison, c'est un chat derrière la fenêtre.
Il y a des chats clochardisés, mon chat, lui, est arrivé un soir de crachin, sur le seuil de ma porte. Il était poisseux, gluant. Il me semblait jeune, du genre affamé. Devant le fait accompli qu'il ne trouverait aucun squat. J'ai cédé. Le chat est allé jusqu'au feu près de la cheminée, laissant derrière lui une trace humide d'escargot. Au matin, je l'ai trouvé léchant son pelage poil par poil, le regard en coulisse. J'avais laissé une table désordonnée, le saucisson entamé, le pot de rillettes ouvert. Rien ne semblait avoir été mordu. Chat voleur ? peut être ? Mais prudent et diplomate, cette première nuit, il avait décidé de se conduire en gentleman. J'ai sorti du frigo la grandeur d'un repas de gala. Je l'ai baptisé Cirage. Avec lui, je ruse, je joue. Il est mon partenaire idéal, il est toujour! s présent. J'aime la solitude qu'il me laisse, l'espace qu'il n'envahit pas. Là, devant cette espèce de chose, j'ai le fil à la patte, le divorce est impossible. La nuit, il vient se blottir contre moi, sa douce fourrure me rassure, ses ronrons me bercent. De petits nuages de sommeil-oubli me couvent de rêves et je m'endors comme une poule sur son perchoir.
A l'abri des carreaux fermés, il respire du dehors comme du dedans, il sait que le temps se gâte. Le jour tombe, je le vois disparaître dans le décor, il a l'avantage de porter une couverture idéale de couleur noire. Je discerne seulement les flammes dorées de son regard qui éclatent à la nuit comme la dernière étoile de la voie lactée. J'ai l'impression qu'il offre un long monologue au ciel, de ballade dans la colline. Des sapins, son esprit longe les tilleuls, flaire le vent gonflé d'odeur.
Un arbre plus clair, un chemin plus foncé, un chemin ouvert. Les animaux sont planqués. Sache bien que je sais où, se dit-il !
Dis-donc Cirage, à la bouffe ! Si je t'embrasse tu deviens un prince charmant ? Cette fois au son de ma voix, il lève d'abord sa queue puis ses fesses, tire sur ses pattes de devant et s'assied. Il me regarde d'un petit air penché.
J'avais cherché à l'apprivoiser, peine perdue, il m'a tourné le dos, croyant me faire la grande vacherie du siècle. Ou alors c'était lui qui voulait m'apprivoiser ? Faut dire, qu'il sait me faire le coup du charme repentir. Moi, pauvre, triste, abandonnée, promis je ne bouge plus une griffe sans demander un accord. Depuis nous vivons en concubinage, indépendants, décontractés, chacun sa solitude comme il l'entend. Le vent m'a donné son parfum, je crois que le vent m'aime, qu'il sait que j'ai besoin de ce brassage fou.
Cirage et moi avons vécu 14 ans en concubinage, à présent qu'il est parti au paradis des chats, je sais qu'il veille sur moi et je l'entends qui me dit je t'aime ma bip.
© Lina Wak! _________________ ...
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 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Ven 15 Juin - 23:00 | |
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Comme des points d'or sur le bleu de la mer Comme l'horizon qui s'efface au loin Comme le sillon que trace un courant marin
J'aime
Comme un navire s'amarre et se démarre Comme l'astre des nuits et se lève et se couche Comme une fleur s'entrouvre et se fane
J'aime
Comme un rouleau de mer se défait en blanche écume Comme le sable des plages ensable les pas des passants Comme l'oasis incroyable au coeur du désert
J'aime
Et comme TOI ne va pas sans MOI Je t'aime...
© RolandeB. _________________ ...
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 | Sujet: Jean Mollier de France Lun 25 Juin - 20:53 | |
| 
*A Ginette Villeneuve
Pour toi l’envie me gagne de t’écrire
Comme on le fait avec sa propre fille
Merci Ginette, toi que j’apprécie
Tu m’as accueilli tout simplement
Encouragé, poussé à continuer
D’écrire, encore écrire, avec plaisir
Ce que je ressens, ce que j’aime à dire
Ton temps d’active, le mien seulement
Tant pis si le temps nous prend du temps
Tu fais partie du nouveau monde
Je suis toujours en vieille Europe
Bien sur que nous nous comprenons
Même quatre siècles n’y peuvent rien
N’avons-nous pas les mêmes raisons
De nous aimer, nous apprécier
Issus de là où nos parents sont nés
Nous avons tant de points communs
Nous parlons le même langage
Avec le temps, nos quelques différences
Ne sont rien par rapport à ce qui nous uni
Par la grâce de nos aïeux et de leur sang
Nous continuons malgré le temps
Le temps qui passe, à nous aimer
Vous mes sœurs et frères du Québec
Si vous saviez ce que je ressens
Et toi Ginette tout particulièrement
Tu as ta place dans mon cœur, je t’aime.
© Jean Mollier de France

*I Love you ! Des rares mots d'anglais que je connaisse, Ceux-là, sont aussi doux qu'en langue Française, Et encore, je crois être un peu chauvin, Ces mots ne sont pas durs et ils me plaisent Alors qu'en Français , ils sont plus affirmatifs, Cela n'empêche pas qu'à l'oreille, ils se valent, Car ce qui compte c'est de dire je vous aime, Phonétiquement qu'est-ce que l'on ressent, En asiatique, européen, africain, Arabe, Que sais-je encore, pardon si j'en oublie, Finalement quoiqu'on en dise, ce mot je t'aime, Il doit être doux et beau dans toutes les langues, L'humain sur cette terre ne cesse d'augmenter, Alors , que les maîtres de ce monde, tuent, Ils ne savent pas ce que signifie, je t'aime, Puissent-ils un jour prochain , dire je t'aime, Aux femmes, enfants et hommes qui meurent, Qui meurent de ne pas avoir été aimés.
© Jean Mollier de France

Isabelle,
Qui ne se souvient de cette chanson
Isabelle, si le roi savait ça ? Isabelle…
Or cette Isabelle, hante mes nuits, mes jours
Ce n’est pas la même que dans la chanson
Mais me semble-t-il, c’est elle que j’attendais
Je la connais sans l’avoir rencontrée
J’ai parcouru sa photo, son visage me parle
Et je sais déjà qui elle est, ce qu’elle fait
Elle a la beauté de son âge, sa sensibilité
Se lisent sur son visage que la vie a marqué
Mais qui ne lui a rien enlevé de ses qualités
Pourquoi me fais-tu attendre si longtemps
Ô, Isabelle, n’entends-tu pas mon cœur
Qui t’appelle, qui t’appelle, pour te dire
Ce doux mot qui devrait te séduire, je t’aime
Tu ne pourras rester insensible à mon appel
Car ton cœur, je le sais, déborde d’amour
Aurai-je le privilège lors de notre rencontre
De m’entendre dire, c’est toi que j’attendais
Ah, Isabelle, que je t’aime, que je t’aime
Pourvu que ce ne soit pas qu’un joli rêve.
© Jean Mollier de France

Je t’aime,
Ma fille chérie, je t’aime
A ta naissance tu étais belle
Comment ne pas dire, je t’aime
Toi qui venait de me faire, père
Je t’avais donné le doux nom de France
Ton prénom, choisi dans la résistance
Avec mes 18 ans, je disais, je t’aime
Les années ont passées, je t’aime
La maladie est arrivée, ah je t’aime
Tu es partie, je t’aime, je t’aime
Devant ton pauvre corps déformé
Je te regardais, tes yeux fermés
J’ai cru t’entendre dire, papa je t’aime
Il y a déjà 2 ans, tu en avais 52, je t’aime
Un jour prochain moi aussi je partirai
Réunis, je te dirais, ma fille je t’aime.
© Jean Mollier de France

Je vous aime,
Perdre quelqu’un qu’on aime est affreux
Et si vous le portiez dans votre cœur
Que l’on soit insensible ou affectueux
Il entre en vous une très grande peur
Celle de ne savoir que faire, que dire
Si ce n’est de pleurer, et en le regrettant
De se dire, si j’avais su, ce qui est pire
De s’en vouloir de ne lui avoir dit antan
Que je l’aimais, que je l’aimais, mais
Pourquoi ces regrets, puisque c’est fait
Regardez les yeux de ceux que vous aimez
Dites, si vous saviez combien je vous aime
Et vous verrez leur regard s’illuminer
De bonheur, de joie, le visage blême
Par l’émotion qui les empoigne, et pis
Les bras ballants, ne sachant comment
Vous dire, nous aussi vous aimons tant
Et soudain leurs lèvres se desserrent
Pour vous les dires, faiblement, tendrement
Ah qu’il est bon de dire, je vous aime
A ceux que nous aimons, tout simplement.
© Jean Mollier de France
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 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Ven 29 Juin - 22:36 | |
| Mon dernier souffle
Quelle grande joie ce serait d’abandonner mon dernier souffle dans tes bras, car le destin m’a conduit là où il devait me mener. Je t’aime tant !
© Gaston Lacroix

Je t’aime
Les deux mots que je n’avais quasi jamais prononcé de toute ma vie – je t’aime! – je te les ai exprimés des milliers de fois. Tu n’es plus là! Je ne pourrai peut-être jamais les redire. Il est impossible à mon cœur de conjuguer au passé le verbe aimer.
© Gaston Lacroix

Belle rebelle
Comme l’oiseau qui cesse de chanter dès qu’il est en cage, rituellement après quelques mois d’amour passionné, l’obligation de prendre le large t’emportait loin de moi.
Refusant de t’embarquer avec l’émerveillé, toujours tu rejetas le joug de l’amour. Ton besoin de jouir… de ta liberté fut le plus fort.
Je t’aime encore!
© Gaston Lacroix

Nature
La quiétude de la fin du jour s’approche des berges du lac.
Je suis assis dans les effluves du lilas devant la fournaise où crépite le feu sur lequel mijote mon bœuf carottes, jambon patates, et je me demande ce que tu trouverais de plus beau que de voir becqueter Chardonnerets jaunes et Roselins pourprés, et vingt canards jouant dans l’eau.
Un verre de rouge aux lèvres, il ne manque que Toi…
© Gaston Lacroix

Je t'aime
Je t’aime, clarté de mes nuits où la lune ne veut pas se lever.
Reine qui entraîne dans la joie et par le bout du nez, mon cœur vers la mer houleuse et salée de ton corps immaculé, je t’aime.
Je t’aime, maîtresse dont les seins allument le tourbillon de l’entonnoir sinueux qui mène le sans dessein glacé potentiel que je suis, avec ta bien furieuse douceur, aux brûlantes et rosées chairs de tes triples paires de lèvres aux accueils si frémissants.
Magicienne, tu donnes corps à l’invisible qui hante mes rêves encore verts dans ton grand lit blanc, je t’aime.
Je t’aime tellement, que ton départ a laissé complètement vide l’immense boudoir qu’est devenu mon cœur.
© Gaston Lacroix

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 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Mer 11 Juil - 23:26 | |
| Ma mémé,
Tu étais petite, gracile, fragile
Ton prénom aujourd’hui disparu
Eulalie, on t’appelait, la lalie
Tu étais avant tout ma grand-mère
Je te suivais partout, regardant
Ce que tu allais faire, de bon
Du manger pour tes affamés
Tes beignets aux pommes, succulents
Je m’en léchais, les babouines
Tes cuisses de grenouilles à la farine
Le lait tout chaud que tu venais de traire
Me laissait une, barbiche, blanche
Ah que c’était le bon temps
Tout cela n’est plus que souvenirs
Mais quels souvenirs, grand’ maman
Parfois lorsque mes nuits sont blanches
Je pense, je pense, que j’ai été heureux
Pour cela à toi aussi, je dis, mémé je t’aime
Un grand merci pour tout ce que tu as donné
A nous tous qui t’avons tant aimée
Mémé, je t’aime, nous tous t’aimons.
© Jean Mollier de France

Ma mimi, ma chatten aimée
Lorsque je t'ai vue la première fois,
Je me souviens, c'était en Savoie,
Toute petite dans une grange à foin,
Je me suis dit, tu es trop belle, viens,
Tu es partie sans demander ton reste,
J'ai couru, couru, couru sans cesse,
Je ne pouvais envisager la vie sans toi,
Enfin je t'ai eue dans mes bras, tremblante,
La peur était en toi, alors que je te caressais,
Et puis, petite sauvageonne, tu t'es échappée,
J'avais tellement peur de te perdre, je t'ai reprise,
Je t'ai emmenée vers ton nouveau destin,
Mon domicile est devenu le tien,
Tu as fini par l'adopter et m'adopter,
Tu m'as donné tant d'amour et de tendresse,
Pendant près de vingt ans tes jolis yeux,
Ont attendri mon coeur, pleins d'amour,
Je te parlais, tu ne pouvais me comprendre,
Mais ton regard doux et tendre me fixait,
Comme pour me dire, je sais que tu m'aimes,
La vie heureuse ou non ne dure qu'un temps,!
Un jour j'ai dû faire mettre fin à tes souffrances,
Je suis seul, mais tu es avec tous ceux que j'aime,
Ta photo et tes restes me rejoindront dans l'éternité.
© Jean Mollier de France

Merci Maman de m'avoir donné la vie,
Merci Maman de m'avoir donné ton amour,
C'est grâce à lui que je suis ce que je suis,
Un homme parmi tant d'autres, qui à son tour,
Jour après jour, an par an, a donné, a aimé,
Qui a connu joies et peines, a reçu, a pleuré,
Oui maman, c'est toi qui m'a appris à aimer,
A toujours rechercher cet amour qu'aujourd'hui,
J'ai donné, j'ai donné, mais jamais partagé,
Aimer sans être aimé, ne devrais pas être,
Il y a ceux qui sont faits pour commander,
Les autres sont là pour obéir,
Il y a ceux qui sont faits pour aimer,
Et les autres pour souffrir
Mais il y a aussi ceux qui se disent, je t'aime,
Tout naturellement, sans arrière pensée,
Merci maman grâce à ton amour,
De m'avoir permis de le réaliser.
© Jean Mollier de France

Mon bonheur,
Oui mon bonheur quotidien
C’est de me lever chaque matin
De regarder par la fenêtre
Tiens, le ciel est bleu, c’est beau
Il ragaillardi tout mon être
Comment ne pas être heureux
Quand la nature est aussi belle
Ensoleillée, mon cœur aussi
J’ai eu raison de me lever tôt
J’irais flâner le long des berges
Où coule un joli ruisseau
Où les canards, les mouettes
Les pigeons et les oiseaux
Heureux comme le poisson dans l’eau
Les senteurs de toutes ces fleurs
Embaument l’atmosphère
Je les respire à pleins poumons
Puis je m’en reviens chez moi
Heureux de pouvoir dire
Ah, que la vie est belle
Je t’aime, la vie.
© Jean Mollier de France

Mon fils Pierre,
Lorsque tu es venu dans notre monde
Tout de suite on a su ce que tu serais
Un petit garçon, curieux et malicieux
Nous t’avions surnommé, souvenir ancien
Bibi, comme, Bibi Fricotin, ancien bouquin
Que tout jeune j’aimais à parcourir, à lire
Le temps a passé, mais j’aime ce livre
Car outre les souvenirs, il est toi, ce que tu es
On dirait qu’il a été fait pour toi, c’est vrai
Mais depuis tu as grandi, avec la maladie aussi
Que de soucis, que de tourments, ressentis
Un homme tu es devenu, tu n’as pas été gâté
La vie, les enfants que tu as eus, tu les as élevé
Tout seul, avec l’amour que tu leur portais
Maintenant qu’ils sont devenus grands,
Les soucis eux aussi t’ont poursuivis
Rien que pour cela, mon fils je t’admire
Je suis fier de toi, car ce que tu as fait
Sans jamais te plaindre, comme les mamans
Seules, elles aussi, ont faits ce que tu as fait
Elever leurs enfants, dignement, les aimants
Je ne crois pas, en y pensant, que j’aurais pu
Ce que dignement comme un père responsable
Sacrifier ta vie d’homme, aimer une femme
Pour tout cela je te le dis, je t’aime mon fils.
© Jean Mollier de France

Nos enfants,
Vous étiez deux filles, deux garçons
Depuis l’une d’entre vous a disparue
Votre maman aussi nous a quittés
Dans l’au-delà elles sont allées
Hélas nous ne les reverrons plus
Mais vous trois qui me restez
Ce qui m’est le plus cher au monde
Où que vous soyez, soyez-en certains
C’est que je vous aime, toujours aimés
Car pour un papa digne de ce nom
Rien n’est plus beau qu’un petit poupon
Qui vient de soi, et qui plus est
Quelle fierté de pouvoir se dire
C’est moi qui en suis l’auteur
Avec celle qui avait mon cœur
Quoi de plus noble et d’attendrissant
Que de prendre vos petites menottes
Les caresser, les embrasser, et dire
Mes filles, mes fils, je vous aime
Vous êtes un peu de nous même
Puis vous suivre tout au long de votre vie
Avec ce qui nous reste aussi
Ce temps qui nous manque tant
Pour pouvoir finalement, redire
Oui, vous, nos enfants, nous vous aimons
Et ce jusqu’à la fin des temps.
© Jean Mollier de France

Papa je t’aime,
Papa ta petite semence m’a donnée la vie
Certes cela ne t’as pas causé trop d’efforts
Si à ta place un autre avait connu maman
Je ne serais pas ce que je suis, un peu de toi
Petit à petit j’ai grandi, pas toujours sage
Plus d’une fois tu m’as repris vertement
Parfois tu t’opposais même à maman
Qui elle me protégeait de je ne sais quoi
Au détriment de celle, mon autre moi-même
Ma sœur aînée, ma petite sœur, quoi
Avant que tu ne deviennes mon papa
Tu as gravement été blessé, au front
De celle que l’on appelait la grande guerre
Cela n’est pas sans laisser de traces
Puis tu es revenu à la normalité de la vie
Nous aussi, avons fondés notre famille
D’autres nous-même, nous avons créés
C’est l’histoire de la roue de la vie
Qui tourne, qui tourne, puis tu es parti
Avec toi j’ai connu les joies d’être le fils
De connaître enfin mon père, d’être proche
Tu me présentais à tes amis, en leur disant
Je vous présente mon père, merci papa
J’ai été heureux de pouvoir, sans jamais le dire
Papa, je t’aime, je t’aime, mais tu le savais.
© Jean Mollier de France

*Papa que j’aime,
Avec maman tu m’as donné la vie
Puis j’ai grandi, mais encore petit
Tu m’emmenais au jardin des plantes
Avec tes grandes enjambées, dur, dur
Pour te suivre, moi je courais, courais
Tu voulais m’apprendre à aimer
La nature, les animaux, tout ce qui est beau
Aussi aujourd’hui, lorsque j’y pense
Toutes les senteurs des bois, des prés
Je les respire à pleins poumons
Ah oui vraiment, c’est bon, c’est bon
Tous ces oiseaux aux multiples couleurs
Qui chantent, se parlent, nous parlent
Pour nous dire à l’unisson, que c’est beau
Là où nous vivons, parfois avec peur
Peur qu’un jour tout disparaisse
Pour ne laisser que le désert, la tristesse
Oui papa, en souvenir de toi, vraiment
Je te le dis, j’aime ce que tu m’as appris
Je t’aime encore plus depuis que tu es parti.
© Jean Mollier de France

Pique nique,
Partir tous deux, sans but, aller dans un petit coin charmant,
Dans la nature au bord de l’eau, étendre une couverture
Sortir de notre panier, les victuailles, le vin rouge évidemment
Nous allonger et savourer ce lieu, ce calme, cette jolie nature
Puis déguster ces bonnes choses qu’avec amour tu as préparées
Ah que c’est bon d’être avec toi, chaque jour qui passe, je te dis
Que serait ma vie, sans toi, sans ton amour, que deviendrais-je
Oui je bénie le jour où je t’ai rencontrée, c’était l’hiver bien gris
Mais dans mon cœur tout a changé, le ciel, et puis quel privilège
Voir tes lèvres me sourire, tout simplement, très gentiment,
De tout cela j’ai été épris, ta silhouette, ton allure fière et altière
Chaque jour qui passe, je ressent, ce bonheur que tu me donnes
Plus qu’hier et moins que demain, je t’aime, tu le sais, bien sur
C’est comme ça depuis plus de cinquante ans, pourvu que cela dure
Encore longtemps, aujourd’hui, demain, chaque jour qui passe,
Mon amour, je t’aime.
© Jean Mollier de France

Québec,
Québec, ma sœur, mon frère
M’aimes tu comme je t’aime
Tu m’as amputé de moi-même
Québec, m’aimes tu
Québec né il y a quatre siècles
Alors que je n’étais pas né
Québec, j’aime ton accent
Issu des bretons, des normands
Québec, je t’aime, tu es une partie de moi
Je suis vieux, et pourtant, sans t’avoir vu
Québec, tu es mon cœur, tu es mon sang
A l’aube de ma mort, mon seul regret
Québec, ce sera de ne pas t’avoir vu
Lorsque j’aurais rejoint nos ancêtres
Nous dirons à l’unisson
Québec, nous t’aimons
Québec, aimes nous comme nous t’aimons.
© Jean Mollier de France

Regards,
Pourquoi me regardez-vous comme cela
J’ai une tête, deux bras, deux jambes
Certes mes jambes ne sont plus aussi solides
Mais mes bras sont toujours valides
Quant à ma tête, elle fonctionne bien
Elle se souvient, elle se souvient
Que mes jambes ont courues, courues
Pour éviter une promesse, une fessée
J’avais dix ans, comme un garnement
Désobéir à ses parents, mérite châtiment
Grand père et ses grosses mains calleuses
Empoignant une poignée d’ortie, me dit
Tu peux courir, j’attendrai mon heure, je t’aurai
Cela n’a pas manqué, il m’a attrapé, puis il a frappé
Sur la partie la plus sensible de mon individu
Ah, que j’ai pleuré, pleuré, maintenant j’en ri
Si tu savais comme je t’aime pépé, recommencer
Serait un grand bonheur, tu serais encore ici
Savez-vous, vous qui me regardez comme cela
Avec le temps, les mauvais souvenirs sont bons
Mes bras ont serrés, par plaisir, pour aimer
Pour garder, afin qu’elle ne s’enfuie, mon aimée
Elle que j’ai tant cajolée, pour die, je t’aime
Là ce n’était plus mes bras, mais mon cœur
Qui en osmose avec ma tête, disait, je t’aime mon aimée
Aujourd’hui, je n’ai plus peur de dire aux miens, je t’aime
C’est le plus joli mot que l’homme ait inventé.
© Jean Mollier de France

Toi
Il y a longtemps, oui très longtemps
Que je voulais t’envoyer un petit poème
Tu as l’âge qu’aurait ma fille à cet instant
Ah, je l’aimais, j’y pense et devient blême
Elle est partie il y a deux, dans l’au-delà
Là où il n’y a ni ange, ni dieu, mais le néant
Elle me dit en souriant, mon papa, même là
Je t’aime, tu as raison de dire à ces intolérants
Que l’on peut aimer son prochain, sans pour cela
Être de leur avis, de penser tout autrement
Sans pour autant être leur ennemi, mais l’ami
Tu as toujours été tolérant avec les croyants
Là où je suis, je te regarde, je te souris
Je suis avec toi, ô mon papa, je suis ta fille
Fière de t’avoir eue pendant tant d’années
Inquiet de ce qui pourrait m’arriver, m’aimer
Tout ce qui était beau, si bon, la nature, les autres
Toi pendant encore un temps tu le vivras
Ce que moi je ne peux plus aimer, la joie de vivre
Puisse les autres, ceux qui vivent, se reprocher
De ne pas avoir compris qu’il n’y a pas qu’eux
Que l’on peut aimer, sans être pour autant
Un pilier de bénitier, mais non croyant, et aimer
Son prochain comme on aimerait tant l’être
C’est ce qu’on appelle, vraiment aimer.
© Jean Mollier de France _________________ ...
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Nombre de messages: 607 Age: 52 Date d'inscription: 04/07/2005
 | Sujet: CE QUI REMPLIT MON COEUR Mar 17 Juil - 14:38 | |
| CE QUI REMPLIT MON CŒUR
J’ai composé, pour lui, mes rimes les plus belles, Mon message fleuri embaumait le printemps, Ma plume a déposé, en un bruissement d’ailes, Ces quelques mots d’amour d’une ode aux sentiments.
Je voulais lui donner ce qui remplit mon cœur Et, d’un trait dessiné à l’encre parfumée Par le miel dérobé à l’essence des fleurs, J’ai gravé, dans le bois, la forme d’un baiser.
Le vent, dans les rosiers, chuchotant en sourdine, Murmure à l’unisson ce sentiment d’aimer, Tous mes alexandrins s’échardent ; les épines Se sont toutes noyées au fond de l’encrier.
Ce soir, c’est le printemps, j’ai l’âme romantique, Mes mots vont au-delà des rêves qu’ils m’inspirent, Ils naissent, vivent, meurent à l’aube d’un sourire, Repeignant l’horizon à l’encre sympathique.
J’ai composé, pour lui, mes rimes les plus belles, Mon message fleuri embaumait le printemps, Ma plume a déposé, en un bruissement d’ailes, Ces quelques mots d’amour d’une ode aux sentiments.
_________________ (c) Antigone
Souriez, la vie est belle ! |
|  | | Antigone 100 messages

Nombre de messages: 607 Age: 52 Date d'inscription: 04/07/2005
 | Sujet: Mon coeur Mer 25 Juil - 16:12 | |
| MON CŒUR
Mon cœur fut gai, mon cœur fut joie, Mon cœur ne vivait que par toi. Mon cœur a cru, mon cœur a dit : « Je t’aimerai toute ma vie ».
Mon cœur fut feu, mon corps fut braises, Il fut esclave sous ta loi, Dans sa folie, à dieu ne plaise, Ton cœur fut glaive qui foudroie
Mon cœur espoir, mon cœur attente, Il fut tourment, il fut regret, Il a sombré dans la tourmente Lorsque ton cœur l’a égaré.
Mon cœur est triste, inhabité, Mon cœur est las d’avoir pleuré, Mon cœur se tait, tant déchiré, Mon cœur a peur de se briser.
Mon cœur se noie dans l’encrier, Mon cœur se meurt d’avoir saigné, Mon cœur est mort d’avoir aimé Ton cœur… fantôme du passé.
_________________ (c) Antigone
Souriez, la vie est belle ! |
|  | | Gi Rang: Administrateur

Nombre de messages: 11415 Localisation: Terrebonne, Québec, Canada Date d'inscription: 18/12/2004
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Mar 11 Sep - 9:36 | |
|
Entends-tu...
Entends-tu respirer,mon amour Mes torrents de "je t'aime" Mes cascades de baisers Traversant les monts et les plaines Hiver comme été.
Ecoute Le chant chaud de mes sanglots Quand tu quittes solitaire le bateau Je veux toucher du doigt La douceur de ta peau.
Je t'aime,je t'aime Tu es la sève rutilante Qui coule dans mes veines.
Je t'aime,je t'aime Au-delà des mots.
Agnès Chêne _________________ ...
 http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm |
|  | | Gi Rang: Administrateur

Nombre de messages: 11415 Localisation: Terrebonne, Québec, Canada Date d'inscription: 18/12/2004
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Mar 11 Sep - 10:34 | |
| VICTIME INNOCENTE Je voudrais aimer mon père,Je voudrais chérir ma mère,Mais comment saurais-je le faireSi j’ignore de quelle manière ? Moi qui n’ai pas eu la chanceDe gouter à leur affection,Ai-je aussi perdu d’avance Le goût de l’admiration ? Par une enfance malheureuseTout mon destin est drainé,Et mon âme quoiqu’audacieuse,S’est laissé contaminer.
S’éduquer près de ses parents,Quel malheur pour un enfant Qui puisait dans les auventsLa douleur de son néant. Je voudrais dire : je vous aime,Mais comment le prononcer ?Car je ne saurais devancerL’axe de mon être même : Cet axe de peine et de tristesseQui, pareil à une sangsue,Aujourd’hui encore me blesseComme papa l’a voulu. Cet axe de dégout et de honte
Qui, semblable à un conteQue maman m’avait contéFait de moi un empesté. En croyant pouvoir bien faire,Je me noie dans l’illusion,A personne je n’ai su plaire,Quelle inceste éducation ! J’appris de ma mère la peine,De mon père l’absurdité,De l’humanité la haine,De l’espoir la cessité. La joie un jour m’assiégeaAux confins d’une fille de joie ;L’ivresse de l’impureté
M’a rendu bien infatué. Quel destin inexorable !Quelle tragédie impalpable !Quelle tracée illégitimePour une innocente victime ! Manolo _________________ ...
 http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm |
|  | | késaco 100 messages

Nombre de messages: 596 Age: 60 Localisation: Landes Date d'inscription: 23/08/2006
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Dim 7 Oct - 9:52 | |
| « JE VOUS AIME » a dit la plume…
Femme-fleur aux pétales flamboyants de rires, en éclats de senteurs ambrées, j’aime vous dessiner ! Ô fleur-femme, couleur de jardin extraordinaire, au cœur-pistil-émotion, tendu à fleur de tige, au sentiment-pollen enivrant, aux coroles multicolores, odoriférantes d’amour, je vous aime !
Femme-oiseau aux ailes de pigeonne, abandonnées à l’azur, duveteuses écharpes, j’aime calligraphier votre sourire d’hirondelle, comme j’effleurerais une harpe d’où s’échapperaient des évasions de mouette éperdue ; Ô oiseau-femme, au souffle de colombe en quête de futur, je vous aime !
Femme-pierre-précieuse aux facettes amoureuses : rubis sur l’ongle nu de la vie, rougeoyant d’avenir, transcendant diamant aux multiples carats, améthyste de désirs, saphir de plaisirs, éclatante perle de rires parsemés, beaux comme un coucher de soleil, en rayons d'émeraude. Ô pierre-précieuse-femme, enchâsser vos pleins et vos déliés ! Je vous aime…
Femme-fruit au regard d'amandes écarlates vers l’éternelle floraison, au toucher de pêche sauvage, à l'inextinguible soif des nectars envoûtants de l’agrume sans amertume, j’aime vous croquer ! Ô fruit-femme aux saveurs de la mangue, enfouies par-delà les délices délirants, dans l’arbre inaltérable des printemps, je vous aime !
Femme-insecte aux fourmillements inlassables, aux butinements en mots de miel, aux mille pattes tendues comme des mains vers les aurores de rosée cordiale, j’aime vous envoler ! Ô insecte-femme, au sourire de libellule suspendue au vol du temps, aux bondissements de nèpe sur l’étang des passions, je vous aime !
Femme-poème aux douceurs parfumées des rythmes d’un moyen âge étincelant d’éclats d’yeux de liberté : villanelle d’accents, dispensés en brassées d’épaules, acrostiche de la tendresse du partage des refrains de frénésie, sonnet du courage insufflé, en rondeaux redoublés d’espérance, ode de poésie inimitable, j’aime vous rimer ! Ô poème-femme, je vous aime !
Femme-musique aux rythmes d’océan : andante aux ardeurs de croches du triolet « amour-délires-poésie », vibrato de bruissements d’émotions, moderato du cœur ouvert et battant sans mesure, j’aime vous solfier ! Ô musique-femme, allegretto de rires éclaboussants, fortissimo de rondes, perlantes de nacre perlées, de soupirs et points d’orgue, je vous aime !
Femme-guitare à l’âme-violon, harmonie de rires des doigts vibrants en cordes frêles, au galbe sinueux de tendresse partagée en pincées d’accords de sable de dune, sur le sillet vacillant en vibrato fébrile, j’aime vous caresser ! Ô guitare-femme, mi, si, sol, ré, la, mi, envoûtant les notes des musiques sous la rosace, résonnant d’espoirs en arpèges, je vous aime !
Femme-buisson aux couleurs mordorées d’automne, genêt des sentiers chaleureux, baignés par la houle de la forêt des mots qui bruissent, j’aime vous chatouiller ! Ô buisson-femme, bruyère mauve aux clochettes qui rient, bougainvillée aux branches embrassées, où se cueille la joie en frais parfum de résonance, nerprun au feuillage de négritude envoûtante, flamboyant camélia-Dame, je vous aime !...
Femme-voile au diapré de brocatelle, aux sentiments en soie de baisers de fils tissés en points de Venise, pour fraise ornant le cou de chaleur, aux rires de bougran en fuseau, au regard de lampas somptueux, incendiant les cœurs de ses reflets de moire et de sa transparence de lamés aimants, j’aime vous tisser ! Ô voile-femme, aux doigts offerts en doupion d’étamines, aux bras -cachemire, aux pensées-volutes de mousseline d’organdi, je vous aime !
Femme-couleur, aux reflets de tendresse pastel, aux volatiles effluves violine, à l’éclat de mots de tréfonds tango, aux fusions incarnat, aux rires qui tintent en embruns corail, au serrement de doigts-velours terre de Sienne, j’aime vous colorier ! Ô couleur-femme aux cris de passion créatrice vermillon, aux battements de saveur d’amour émeraude, aux yeux fruités de sourires châtains, arc-en-ciel inventé dans l’azur de la félicité, je vous aime !
FEMME-FEMME à tendresse de la caresse des mots murmurés, éclatants, délirants, des pensées de vérité, des silences en soupirs d’océan, magnifique, lointain, des horizons galactiques, des demains, j’aime vous aimer et vous aime en femme-femme, à douceur des mains ouvertes, en cœur offert aux pleurs et aux rires...
Késaco _________________ Un beau vers a douze pieds, et deux ailes Jules Renard |
|  | | késaco 100 messages

Nombre de messages: 596 Age: 60 Localisation: Landes Date d'inscription: 23/08/2006
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Dim 7 Oct - 23:21 | |
| avec plaisir ! merci ma Gi
abuserais-je, si j'ajoute cela ?
Ivresses de plume
Comment décrire les senteurs de badiane de vos anis étoilés ? Comment, ces liqueurs de garrigue moite, louchies à l’eau de vos sources et que je tasterais bien d’un gourmand délié, comme le tannin d’un cru bourgeois ?
Comment tracer les volutes du murmure de vos soupirs inlassables et de vos croches accrochées au tréfonds de l’âme des violons qui sont les vôtres ? Comment, les délires des sourires inaltérables de vos dièses et de vos bémols, des silences de vos points d’orgue, là, à portée de plume, dont je boirais bien l’encre comme une mélodie d’incarnats ?
Comment dessiner la griserie de vos précipices attirant mes vides vers leurs indicibles profondeurs ? Comment vos ravins délirants, tapissés de fleurettes inconnues aux pistils délectables, dont j’humecterais bien tout mon corps, comme une huile enchanteresse, essentielle ?
Comment orthographier ces zéphyrs porteurs de votre espoir en de vaporeux enivrements, que je plumerais bien comme des souffles vivifiants venus d’ailleurs, multiples vents ? Comment vos nues, chargées des atomes de la faïence des émois d’amour sous vos cils?
Comment calligraphier l’explosion de la rencontre de la main qui me tient et des silences de votre ventre, où je naviguerais bien comme un radeau ivre de l’azur de vos encres océanes ? Comment l’enlacement, comment le confondu, comment l’offrande de votre caresse ?
Sinon, par un « Je vous aime », ivressement écrit…
késaco _________________ Un beau vers a douze pieds, et deux ailes Jules Renard
Dernière édition par le Dim 7 Oct - 23:51, édité 1 fois |
|  | | késaco 100 messages

Nombre de messages: 596 Age: 60 Localisation: Landes Date d'inscription: 23/08/2006
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Dim 7 Oct - 23:28 | |
| Ô merveilles, je vous aime !
Tes merveilles sont sept et tu es la huitième. Mon Éphèse est un mont... J'y suis un Artémis, Lorsque mon doigt ému en ton temple blasphème... Tes jardins de velours, même Sémiramis N'aurait pas reniés, au pays d'Assyrie ! J'y suspends mon désir... J'y suis vassal qui donne Son sang qui sourd du cœur... Ton feu d'Alexandrie Transforme tes boutons en fleurs de Babylone...
Le phare de ton œil amoureux met en chasses De tes frémissements ma main... Tes pyramides La font Diane et mes doigts, qui soudain les enchâssent D'un rose diamant, sont des Ramsès timides.
Mes paumes, sur Khephren et sur Mykérinos, Touchent au paradis merveilleux du désert De ton dos... En son bas, l'oasis de Lesbos Fait de toi la statue et mon toucher disert Explore, caressant, ses ors et ses ivoires. Même Zeus n'aurait point renié ces argiles ! Hélios eût aimé sculpter ces territoires !
À l'orée de ta mer, sur tes granits fragiles, Se réveille ma vie... Colosse est ton amour ! Elle cherche à entrer dans ta Rhodes divine, Pour un céleste hymen, un somptueux séjour... Le gardien de l'octroi, l'empressement devine : Ton doux soupir, subtil, vient calmer ses ardeurs À déposer déjà en ton Halicarnasse Sa caresse d'amour et son bouquet de fleurs. Tu es Muse, guidant ma main sur ton Parnasse ; Et ma bouche a ta voix, ta langue est mon oreille !
Pour la septième fois, ton monde offre à mes yeux, À l'horizon du ciel huitième, une merveille : Même Léocharès eût voulu, sous les cieux De Carie, édifier ce secret mausolée ! Tu y as accepté mon effusion servile Et j'y ai découvert l'indicible envolée De ta féminité, ma fondation virile...
Tes merveilles sont sept ? Je connais un huitième Trésor, que n'aurait pas renié le sculpteur De l'ivoire sacré et de l'or blanc... Je l'aime ! Il s'émeut, il m'enivre, il bat, j'en vis : Ton Coeur !
késco _________________ Un beau vers a douze pieds, et deux ailes Jules Renard |
|  | | késaco 100 messages

Nombre de messages: 596 Age: 60 Localisation: Landes Date d'inscription: 23/08/2006
 | Sujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime Lun 8 Oct - 23:06 | |
| j'ai une "absence" neuronique, là... Comment va-t-on voir les bulletins ? bisous et ...
Saint-Effeuillage
Il est par trop attristant Pour un amoureux Tristan De ne point voir tous les charmes De votre beauté sans armes…
Ô brune et chère Iseut, Déchaînez votre front friseux De ce bandeau qui l’oppresse, Car il est digne de caresses !
Ô Bérénice, pardon À Pierre Corneille, Mais faites-nous ici le don, De vos si belles merveilles !
Mystérieuse Muguette, Comment voulez-vous que l’on guette, Ce que l’on ne peut deviner : Vos soupirs sous le cache-nez ?
Attentive Mireille, Dépendez ce gros bijou, Qui rebondit sur la joue, Du lobe de votre oreille…
Détournez, riche Xavière, Cette précieuse rivière De votre adorable cou Pour qu’il reçoive un bisou…
Frileuse Rolande ! Quittez donc cette houppelande : Votre dos Est un cadeau !
Ôtez ce châle de l’épaule ! Virginale Paule, J’y déposerai, fort sage, Une caresse-nuage…
Libérez vos bras des gants Que j’admire Vos poignets élégants, Ô Elvire !
Décachez de la dentelle Ce sein dont je saurai voir La fleur de l’espoir, Ô Estelle !
Défaites donc de haut en bas Votre jambe de ce bas, Que j’appréhende son galbe, Ô douce Albe !
Ô, ne vous asseyez point, Car j’adore de vos dunes Le délicieux embonpoint, Gironde Rodogune !
Votre doux océan, Marine, délassez De cet oppressant corset Qui gène le flux De votre ventre et son reflux…
Ardente Suzon, Découvrez votre toison, Des soieries : sans luxure, L’on vous désire nature…
Enlevez, belle Sabine, Que j’en écrive l’envoi, La sandale, que l’on voie Ces petons que l’on devine !
Envoi
Ô mienne, que nue je veux Honorer d’un regard-caresse, Ces saintes femmes et déesses, Muguette, Elvire, Albe et Iseut, Suzon, Rolande, Paule, Estelle, Xavière et Marine, Bérénice, Mireille et Sabine, Rodogune, ces belles, Tu es, en une seule, et sans nul doute, Toutes !
késaco
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