Une tulipe qui se meurt Une tulipe qui se meurt
C’est tout le spleen du planteur
À la pensée mélancolique
Au réveil fort nostalgique
Les valérianes le consolent
Quand son dos courbe vers le sol
Au ras de la terre brûlée
Qu’il écoute pleurer pleurer
Planteur à la foi flétrie
Soigne la rose meurtrie
Recouvre son cœur de doux lierres
Elle cessera de saigner
Sur tes branches teintées de vert
Implorant les mânes blessés
Les cruzoés des champs déserts
Ou des arbres estropiés
Et tombe le fruit résonne
Mais pousse tout en silence
Au matin tu ensemencesLes rides à la dure atoneMais l’éclat des pluies acidesEnfouit ton geste limpideAux confins de l’anthraciteAu sort il n’est plus que mythe Comme le cours d’eau chancelantDepuis les foyers envoûtantsTu recherches la libertéEntre les rivières souilléesOù vont chimères se bâfrerD’un grand bouillon d’impuretésAidés des hommes sans espoir Faisant d’elles leur dépotoir Où tes mots tournent en aubade Germe une idée de croisade Qu’élève le parfum vaguantL’air pur des journées d’antanOui toi solfège du bel âgeSois un ramage du printempsQui de dos zieute le combatNe peut contrer son trépas Et tombe le fruit résonne
Mais pousse tout en silence
Au matin tu ensemencesLes rides à la dure atoneMais l’éclat des pluies acidesEnfouit ton geste limpideAux confins de l’anthraciteÔ sort! Il n’est plus que mythe Pourquoi ne reviens-tu pas?
Pourquoi douter cette fois?
Vois cet arbre devant toi
C’est le fruit de tes dix doigts
Pourquoi ne reviens-tu pas?
Doutes-tu une autre fois?
Quand le bourgeon sur ses bras
Est le fruit d’un amour qui croît
Pour un peu de ta douceur
Pour un peu de ta douceurJ’apprendrai ton langageComme une consœur docteurJe parlerai courage Mes cordes vibrent et brûlentTant de mots se bousculentRéclamant un seul calmantUn baiser de mon amant Saoulée par tes essencesQui paralysent mes doigtsMa force et ma confianceEn les recouvrant d’effrois Pour un peu de ta douceurJ’ignorerai les heuresQui assomment tour à tourMes nuits de rêves d’amour Je nourrirai ces songesQui m’empêchent de dormirEt qui parfois me hantent Jusqu’à me faire souffrir Pour un peu de ta douceurJe me ferai maladeJe me ferai baladeAu gré de tes chers heurs Poumon privé de plèvreLentement tu dégradesMon cœur lui bradicardeEn carence de tes lèvres Nul choix de sonder les cieux L’iris de tes tendres yeuxPour évaluer mon corps Encore et puis encore Pour un peu de ma douceurTe feras-tu maladeTe feras-tu baladeAu gré de mes chers heursCent millilitres de toi
Cent millilitres de toiFrais concentré et sucréDans une tasse aimantéeJ’y saupoudrai mes émois Dans un bol je verseraiCe beau mélange épicéSur mon doigt je l’étendraiCuisante de le lécher Sur ma bouche en colèreChauffe une casseroleParfumée de cet alcoolDu sud originaire J’ajouterai du saindoux Afin d’élever ton goût J’entrelacerai le toutJusqu’à en faire des jaloux Ce doux mélange doréAmoureusement légerSaura me faire frémirAvant de se refroidir Souple comme ta bontéArdent comme ta beautéJ’avalerai des couléesEn guise de tes baisers Synthia NgomaCe regard qui me parleCe regard qui me parle
Chuchote en silence
Des promesses à distance
Qui vers moi s’élancent
Paroles de brunes perles
Ce regard qui me toise
Sur mon corps se déferle
Dessine sur mon ardoise
Mes courbes couleurs de merle
Caresses de brunes perles
Ce regard qui me charme
De velours il me pare
Dépouille mes tiroirs
Puis s’invite à s’assoir
Charmantes brunes perles
Ce regard qui me cherche
Orné de merveilleux
De vue en vue il prêche
Pour que j’entrouvre mes yeux
Prières de brunes perles
Ce regard qui dit oui
M’appelle sans relâche
Entre lieux clôt m’arrache
Ce qui me tient en vie
Passion de douces perles
Tu es si beauTu es si beau
Je suis si belle
Tu es ce cheval que je tenais en selle
Tu vois si loin
Je n’en crois rien
Je cache mes mensonges sous le lit de mes reins
Tu aimes la nuit
J’aime le jour
Même l’amour ne peut vivre pour toujours
Je t’attends pour m’enfuir
Tu arrives nonchalant
Au premier départ tu es toujours absent
Et puis le temps passe
Et oui tu deviens sage
Mais au second départ, je ne tiens plus en cage
Tu me poursuis
Tu me supplies
Mais le train ne peut entendre tes cris
Je te regarde
Te dis au revoir
Tu dis à Dieu
Fais vœux de ne plus me revoir
Je pleure en secret
Je m’écroule au chevet
Tu es plus qu’un ami que je perds à jamais