Le jardin des mots
Quand le jardin des mots fait parfois un propos
De sa main aussitôt on a foi les travaux
Pour un matin sur l’eau il est marin d’un jour
Il vague sur l’enfin pour y être toujours
Il racine le vers pour écrire où l’hiver
Il dessine l’an-vert, une image à la terre
Il a et temps la pluie pour nourrir ses saisons
A une gens de puits, sourire à la maison
Parole pour germer une fleur sous sa loi
Le sol un peu penché où l’écho est le roi
Le coteau a des liens pour le sentier qui croit
Clôture de l’ancien, vestige d’un an-droit
Il se vêt d’un printemps quand la lune d’accord
Soumet des à présent pour lui jeté un sort
Il tisse le matin par le doigt du rêveur
Il sait que le chagrin est fait surtout d’un cœur
Parfois il est songeur à chercher son visage
Sous-vent il est en pleur à vouloir un rivage
Il s’ancre aux souvenirs pour écrire sa mémoire
Il encre un avenir, on le nomme un terroir