Mise au vers
J’avais décidé de me mettre au vert depuis quelques temps,
Pour oublier ce vertige continu, pour mieux scruter les champs,
Loin du monde, des versatiles et du fracas.
Je suis si bien avec mon ordinateur sous ma véranda.
Les verrous un à un je les ai fait sauter,
Seul m’intéresse les rectos versos de mes feuillets.
Car j’écris des proses, des quatrains en rimes et en verlans,
Sur des sujets les plus divers sans être provoquant.
On sait le monde se nourrit d’un peu de vérité,
Et de beaucoup de mensonge vernisser.
J’ai voulu par cet écrit me mettre au travers,
Car mon cœur est noble, vertueux et j’en suis fier.
Comme l’univers n’existe que sur le papier,
Plus facile à affirmer qu’à vérifier,
Et que mes poésies ne versent pas dans le mélo,
Un jour, elles ont fait réagir un verseau.
Dans son souci de transparence, de vertu sans réserve,
Répondre au hasard et selon le caprice de la verve,
Ce colibri aborde tous les sujets sans vergogne, sans ambages,
Sans connaître, par provocation, j’en suis vert de rage.
Le verbeux en se faisant l’avocat du diable,
Dans le comble du paradoxe et c’est vérifiable,
Réponds désormais en alexandrins dans un verbiage creux , spécieux.
Il envisage, il évalue avec véracité, serait-il envieux ?
Comme le vert « émotif »se décline à l’infini,
Je me fie alors davantage au verdict du lecteur sans fourberie.
En toute franchise cher ami ,à cœur ouvert et en toute amitié,
Je te dédie cette prose puisque tu ne vois que l’envers des destinées.
Vers à soi
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Savoir prendre du temps pour soi
Ici ou ailleurs