Mots d'art & Scénarios

Poésie, littérature, pensées,
scripts d'art,
oeuvres de Ginette Villeneuve
AccueilAccueil  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Poèmes à thème : Je t'aime

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Texte de Lina Wak   Ven 8 Juin - 19:27




Grand mère,

tu promènes ta solitude,

tes cheveux blancs et parfois

bleus te donnent un air d’ange.

Tu as l’air si légère, prête à t’envoler

au premier coup de vent,

au premier coup du sort.

Ton visage plissé a gardé la trace

de tous tes sourires,

de toutes tes larmes.

Tu sens l’eau de Cologne fraîche,

le bébé,

tu as la peau si douce.

Tu as des gestes graciles de patineurs,

ou de chats devant un miroir.

Tu es plus proche des étoiles,

plus proche de la cime des arbres et des oiseaux.

Un jour viendra où comme une plume,

tu t'envoleras vers le ciel.

Moi, il me restera

la pensée,

une immensité

plus étendue que le monde

qui ira plus loin que l’œil

surprendre l’obscurité des lumières

chercher les astres qui t’illuminent.

Moi, chair de la chair de ton enfant

flash back , images dans ma tête

derrière mon miroir je te dis je t'aime.


© Lina Wak
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Ven 8 Juin - 19:46


Lettre à ma mère !



Des fois je te trouvais couchée par terre dans la cuisine , dans une marre de pisse et de vin rouge. Tu avais vomi, la bouteille cassée, c'était tellement moche...

Tu disais que tu n'avais pas de chance, qu'il fallait que je te comprenne et que seul le vin te faisait oublier. Alors comment te faire des reproches...

Je voulais t'aimer, te soigner, mais tu ne me voyais même pas...

La musique qui battait dans ton coeur, de petits verres en grandes bouteilles, tu as bu, un peu, beaucoup, à la folie. Pour fuir, pour mourir et retourner dans le ventre de la terre...

Etoile, tu es à présent, l'humain que je suis, danse comme les bulles dans mon verre d'eau pétillante. Le soir, je regarde le ciel, ce petit grain d'univers...

Si tu m'entends, tu me manques tu sais, je t'aime maman, malgré la honte que j'ai pu ressentir en te voyant dans tout ces états...

© Lina Wak


Dernière édition par le Ven 8 Juin - 19:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Ven 8 Juin - 19:48


Je t'aime le chat.


Un jour quelqu'un m'a dit : Pour moi, une maison, c'est un chat derrière la fenêtre.

Il y a des chats clochardisés, mon chat, lui, est arrivé un soir de crachin, sur le seuil de ma porte.
Il était poisseux, gluant.
Il me semblait jeune, du genre affamé.
Devant le fait accompli qu'il ne trouverait aucun squat.
J'ai cédé.
Le chat est allé jusqu'au feu près de la cheminée, laissant derrière lui une trace humide d'escargot.
Au matin, je l'ai trouvé léchant son pelage poil par poil, le regard en coulisse.
J'avais laissé une table désordonnée, le saucisson entamé, le pot de rillettes ouvert.
Rien ne semblait avoir été mordu.
Chat voleur ? peut être ?
Mais prudent et diplomate, cette première nuit, il avait décidé de se conduire en gentleman.
J'ai sorti du frigo la grandeur d'un repas de gala.
Je l'ai baptisé Cirage.
Avec lui, je ruse, je joue.
Il est mon partenaire idéal, il est toujour! s présent.
J'aime la solitude qu'il me laisse, l'espace qu'il n'envahit pas.
Là, devant cette espèce de chose, j'ai le fil à la patte, le divorce est impossible.
La nuit, il vient se blottir contre moi, sa douce fourrure me rassure, ses ronrons me bercent.
De petits nuages de sommeil-oubli me couvent de rêves et je m'endors comme une poule sur son perchoir.

A l'abri des carreaux fermés, il respire du dehors comme du dedans, il sait que le temps se gâte.
Le jour tombe, je le vois disparaître dans le décor, il a l'avantage de porter une couverture idéale de couleur noire.
Je discerne seulement les flammes dorées de son regard qui éclatent à la nuit comme la dernière étoile de la voie lactée.
J'ai l'impression qu'il offre un long monologue au ciel, de ballade dans la colline. Des sapins, son esprit longe les tilleuls, flaire le vent gonflé d'odeur.

Un arbre plus clair, un chemin plus foncé, un chemin ouvert.
Les animaux sont planqués. Sache bien que je sais où, se dit-il !

Dis-donc Cirage, à la bouffe !
Si je t'embrasse tu deviens un prince charmant ?
Cette fois au son de ma voix, il lève d'abord sa queue puis ses fesses, tire sur ses pattes de devant et s'assied.
Il me regarde d'un petit air penché.

J'avais cherché à l'apprivoiser, peine perdue, il m'a tourné le dos, croyant me faire la grande vacherie du siècle.
Ou alors c'était lui qui voulait m'apprivoiser ?
Faut dire, qu'il sait me faire le coup du charme repentir.
Moi, pauvre, triste, abandonnée, promis je ne bouge plus une griffe sans demander un accord.
Depuis nous vivons en concubinage, indépendants, décontractés, chacun sa solitude comme il l'entend.
Le vent m'a donné son parfum, je crois que le vent m'aime, qu'il sait que j'ai besoin de ce brassage fou.

Cirage et moi avons vécu 14 ans en concubinage, à présent qu'il est parti au paradis des chats, je sais qu'il veille sur moi et je l'entends qui me dit je t'aime ma bip.

© Lina Wak!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Ven 15 Juin - 22:00





Comme des points d'or
sur le bleu de la mer
Comme l'horizon
qui s'efface au loin
Comme le sillon que trace
un courant marin

J'aime

Comme un navire
s'amarre et se démarre
Comme l'astre des nuits
et se lève et se couche
Comme une fleur
s'entrouvre et se fane

J'aime

Comme un rouleau de mer
se défait en blanche écume
Comme le sable des plages
ensable les pas des passants
Comme l'oasis incroyable
au coeur du désert

J'aime

Et comme TOI ne va pas sans MOI
Je t'aime...


© RolandeB.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Jean Mollier de France   Lun 25 Juin - 19:53




*A Ginette Villeneuve


Pour toi l’envie me gagne de t’écrire

Comme on le fait avec sa propre fille

Merci Ginette, toi que j’apprécie

Tu m’as accueilli tout simplement

Encouragé, poussé à continuer

D’écrire, encore écrire, avec plaisir

Ce que je ressens, ce que j’aime à dire

Ton temps d’active, le mien seulement

Tant pis si le temps nous prend du temps

Tu fais partie du nouveau monde

Je suis toujours en vieille Europe

Bien sur que nous nous comprenons

Même quatre siècles n’y peuvent rien

N’avons-nous pas les mêmes raisons

De nous aimer, nous apprécier

Issus de là où nos parents sont nés

Nous avons tant de points communs

Nous parlons le même langage

Avec le temps, nos quelques différences

Ne sont rien par rapport à ce qui nous uni

Par la grâce de nos aïeux et de leur sang

Nous continuons malgré le temps

Le temps qui passe, à nous aimer

Vous mes sœurs et frères du Québec

Si vous saviez ce que je ressens

Et toi Ginette tout particulièrement

Tu as ta place dans mon cœur, je t’aime.


© Jean Mollier de France





*I Love you !


Des rares mots d'anglais que je connaisse,
Ceux-là, sont aussi doux qu'en langue Française,
Et encore, je crois être un peu chauvin,
Ces mots ne sont pas durs et ils me plaisent
Alors qu'en Français , ils sont plus affirmatifs,
Cela n'empêche pas qu'à l'oreille, ils se valent,
Car ce qui compte c'est de dire je vous aime,
Phonétiquement qu'est-ce que l'on ressent,
En asiatique, européen, africain, Arabe,
Que sais-je encore, pardon si j'en oublie,
Finalement quoiqu'on en dise, ce mot je t'aime,
Il doit être doux et beau dans toutes les langues,
L'humain sur cette terre ne cesse d'augmenter,
Alors , que les maîtres de ce monde, tuent,
Ils ne savent pas ce que signifie, je t'aime,
Puissent-ils un jour prochain , dire je t'aime,
Aux femmes, enfants et hommes qui meurent,
Qui meurent de ne pas avoir été aimés.


© Jean Mollier de France





Isabelle,


Qui ne se souvient de cette chanson

Isabelle, si le roi savait ça ? Isabelle…

Or cette Isabelle, hante mes nuits, mes jours

Ce n’est pas la même que dans la chanson

Mais me semble-t-il, c’est elle que j’attendais

Je la connais sans l’avoir rencontrée

J’ai parcouru sa photo, son visage me parle

Et je sais déjà qui elle est, ce qu’elle fait

Elle a la beauté de son âge, sa sensibilité

Se lisent sur son visage que la vie a marqué

Mais qui ne lui a rien enlevé de ses qualités

Pourquoi me fais-tu attendre si longtemps

Ô, Isabelle, n’entends-tu pas mon cœur

Qui t’appelle, qui t’appelle, pour te dire

Ce doux mot qui devrait te séduire, je t’aime

Tu ne pourras rester insensible à mon appel

Car ton cœur, je le sais, déborde d’amour

Aurai-je le privilège lors de notre rencontre

De m’entendre dire, c’est toi que j’attendais

Ah, Isabelle, que je t’aime, que je t’aime

Pourvu que ce ne soit pas qu’un joli rêve.


© Jean Mollier de France




Je t’aime,


Ma fille chérie, je t’aime

A ta naissance tu étais belle

Comment ne pas dire, je t’aime

Toi qui venait de me faire, père

Je t’avais donné le doux nom de France

Ton prénom, choisi dans la résistance

Avec mes 18 ans, je disais, je t’aime

Les années ont passées, je t’aime

La maladie est arrivée, ah je t’aime

Tu es partie, je t’aime, je t’aime

Devant ton pauvre corps déformé

Je te regardais, tes yeux fermés

J’ai cru t’entendre dire, papa je t’aime

Il y a déjà 2 ans, tu en avais 52, je t’aime

Un jour prochain moi aussi je partirai

Réunis, je te dirais, ma fille je t’aime.


© Jean Mollier de France




Je vous aime,


Perdre quelqu’un qu’on aime est affreux

Et si vous le portiez dans votre cœur

Que l’on soit insensible ou affectueux

Il entre en vous une très grande peur

Celle de ne savoir que faire, que dire

Si ce n’est de pleurer, et en le regrettant

De se dire, si j’avais su, ce qui est pire

De s’en vouloir de ne lui avoir dit antan

Que je l’aimais, que je l’aimais, mais

Pourquoi ces regrets, puisque c’est fait

Regardez les yeux de ceux que vous aimez

Dites, si vous saviez combien je vous aime

Et vous verrez leur regard s’illuminer

De bonheur, de joie, le visage blême

Par l’émotion qui les empoigne, et pis

Les bras ballants, ne sachant comment

Vous dire, nous aussi vous aimons tant

Et soudain leurs lèvres se desserrent

Pour vous les dires, faiblement, tendrement

Ah qu’il est bon de dire, je vous aime

A ceux que nous aimons, tout simplement.


© Jean Mollier de France





Dernière édition par le Jeu 12 Juil - 21:23, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Ven 29 Juin - 21:36



Mon dernier souffle

Quelle grande joie ce serait d’abandonner
mon dernier souffle dans tes bras,
car le destin m’a conduit là où il devait me mener.
Je t’aime tant !

© Gaston Lacroix



Je t’aime

Les deux mots que je n’avais quasi jamais prononcé de toute ma vie – je t’aime! – je te les ai exprimés des milliers de fois. Tu n’es plus là! Je ne pourrai peut-être jamais les redire. Il est impossible à mon cœur de conjuguer au passé le verbe aimer.

© Gaston Lacroix



Belle rebelle

Comme l’oiseau qui cesse de chanter dès qu’il est en cage, rituellement après quelques mois d’amour passionné, l’obligation de prendre le large t’emportait loin de moi.

Refusant de t’embarquer avec l’émerveillé,
toujours tu rejetas le joug de l’amour.
Ton besoin de jouir… de ta liberté fut le plus fort.

Je t’aime encore!


© Gaston Lacroix



Nature

La quiétude de la fin du jour s’approche des berges du lac.

Je suis assis dans les effluves du lilas devant la fournaise où crépite le feu sur lequel mijote mon bœuf carottes, jambon patates, et je me demande ce que tu trouverais de plus beau que de voir becqueter Chardonnerets jaunes et Roselins pourprés, et vingt canards jouant dans l’eau.

Un verre de rouge aux lèvres, il ne manque que Toi…

© Gaston Lacroix



Je t'aime

Je t’aime, clarté de mes nuits où la lune ne veut pas se lever.

Reine qui entraîne dans la joie et par le bout du nez, mon cœur vers la mer houleuse et salée de ton corps immaculé, je t’aime.

Je t’aime, maîtresse dont les seins allument le tourbillon de l’entonnoir sinueux qui mène le sans dessein glacé potentiel que je suis, avec ta bien furieuse douceur, aux brûlantes et rosées chairs de tes triples paires de lèvres aux accueils si frémissants.

Magicienne, tu donnes corps à l’invisible qui hante mes rêves encore verts dans ton grand lit blanc, je t’aime.

Je t’aime tellement, que ton départ a laissé complètement vide l’immense boudoir qu’est devenu mon cœur.

© Gaston Lacroix




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Mer 11 Juil - 22:26




Ma mémé,


Tu étais petite, gracile, fragile

Ton prénom aujourd’hui disparu

Eulalie, on t’appelait, la lalie

Tu étais avant tout ma grand-mère

Je te suivais partout, regardant

Ce que tu allais faire, de bon

Du manger pour tes affamés

Tes beignets aux pommes, succulents

Je m’en léchais, les babouines

Tes cuisses de grenouilles à la farine

Le lait tout chaud que tu venais de traire

Me laissait une, barbiche, blanche

Ah que c’était le bon temps

Tout cela n’est plus que souvenirs

Mais quels souvenirs, grand’ maman

Parfois lorsque mes nuits sont blanches

Je pense, je pense, que j’ai été heureux

Pour cela à toi aussi, je dis, mémé je t’aime

Un grand merci pour tout ce que tu as donné

A nous tous qui t’avons tant aimée

Mémé, je t’aime, nous tous t’aimons.


© Jean Mollier de France





Ma mimi, ma chatten aimée


Lorsque je t'ai vue la première fois,

Je me souviens, c'était en Savoie,

Toute petite dans une grange à foin,

Je me suis dit, tu es trop belle, viens,

Tu es partie sans demander ton reste,

J'ai couru, couru, couru sans cesse,

Je ne pouvais envisager la vie sans toi,

Enfin je t'ai eue dans mes bras, tremblante,

La peur était en toi, alors que je te caressais,

Et puis, petite sauvageonne, tu t'es échappée,

J'avais tellement peur de te perdre, je t'ai reprise,

Je t'ai emmenée vers ton nouveau destin,

Mon domicile est devenu le tien,

Tu as fini par l'adopter et m'adopter,

Tu m'as donné tant d'amour et de tendresse,

Pendant près de vingt ans tes jolis yeux,

Ont attendri mon coeur, pleins d'amour,

Je te parlais, tu ne pouvais me comprendre,

Mais ton regard doux et tendre me fixait,

Comme pour me dire, je sais que tu m'aimes,

La vie heureuse ou non ne dure qu'un temps,!

Un jour j'ai dû faire mettre fin à tes souffrances,

Je suis seul, mais tu es avec tous ceux que j'aime,

Ta photo et tes restes me rejoindront dans l'éternité.


© Jean Mollier de France



Merci Maman de m'avoir donné la vie,

Merci Maman de m'avoir donné ton amour,

C'est grâce à lui que je suis ce que je suis,

Un homme parmi tant d'autres, qui à son tour,

Jour après jour, an par an, a donné, a aimé,

Qui a connu joies et peines, a reçu, a pleuré,

Oui maman, c'est toi qui m'a appris à aimer,

A toujours rechercher cet amour qu'aujourd'hui,

J'ai donné, j'ai donné, mais jamais partagé,

Aimer sans être aimé, ne devrais pas être,

Il y a ceux qui sont faits pour commander,

Les autres sont là pour obéir,

Il y a ceux qui sont faits pour aimer,

Et les autres pour souffrir

Mais il y a aussi ceux qui se disent, je t'aime,

Tout naturellement, sans arrière pensée,

Merci maman grâce à ton amour,

De m'avoir permis de le réaliser.


© Jean Mollier de France





Mon bonheur,


Oui mon bonheur quotidien

C’est de me lever chaque matin

De regarder par la fenêtre

Tiens, le ciel est bleu, c’est beau

Il ragaillardi tout mon être

Comment ne pas être heureux

Quand la nature est aussi belle

Ensoleillée, mon cœur aussi

J’ai eu raison de me lever tôt

J’irais flâner le long des berges

Où coule un joli ruisseau

Où les canards, les mouettes

Les pigeons et les oiseaux

Heureux comme le poisson dans l’eau

Les senteurs de toutes ces fleurs

Embaument l’atmosphère

Je les respire à pleins poumons

Puis je m’en reviens chez moi

Heureux de pouvoir dire

Ah, que la vie est belle

Je t’aime, la vie.


© Jean Mollier de France




Mon fils Pierre,

Lorsque tu es venu dans notre monde

Tout de suite on a su ce que tu serais

Un petit garçon, curieux et malicieux

Nous t’avions surnommé, souvenir ancien

Bibi, comme, Bibi Fricotin, ancien bouquin

Que tout jeune j’aimais à parcourir, à lire

Le temps a passé, mais j’aime ce livre

Car outre les souvenirs, il est toi, ce que tu es

On dirait qu’il a été fait pour toi, c’est vrai

Mais depuis tu as grandi, avec la maladie aussi

Que de soucis, que de tourments, ressentis

Un homme tu es devenu, tu n’as pas été gâté

La vie, les enfants que tu as eus, tu les as élevé

Tout seul, avec l’amour que tu leur portais

Maintenant qu’ils sont devenus grands,

Les soucis eux aussi t’ont poursuivis

Rien que pour cela, mon fils je t’admire

Je suis fier de toi, car ce que tu as fait

Sans jamais te plaindre, comme les mamans

Seules, elles aussi, ont faits ce que tu as fait

Elever leurs enfants, dignement, les aimants

Je ne crois pas, en y pensant, que j’aurais pu

Ce que dignement comme un père responsable

Sacrifier ta vie d’homme, aimer une femme

Pour tout cela je te le dis, je t’aime mon fils.


© Jean Mollier de France





Nos enfants,


Vous étiez deux filles, deux garçons

Depuis l’une d’entre vous a disparue

Votre maman aussi nous a quittés

Dans l’au-delà elles sont allées

Hélas nous ne les reverrons plus

Mais vous trois qui me restez

Ce qui m’est le plus cher au monde

Où que vous soyez, soyez-en certains

C’est que je vous aime, toujours aimés

Car pour un papa digne de ce nom

Rien n’est plus beau qu’un petit poupon

Qui vient de soi, et qui plus est

Quelle fierté de pouvoir se dire

C’est moi qui en suis l’auteur

Avec celle qui avait mon cœur

Quoi de plus noble et d’attendrissant

Que de prendre vos petites menottes

Les caresser, les embrasser, et dire

Mes filles, mes fils, je vous aime

Vous êtes un peu de nous même

Puis vous suivre tout au long de votre vie

Avec ce qui nous reste aussi

Ce temps qui nous manque tant

Pour pouvoir finalement, redire

Oui, vous, nos enfants, nous vous aimons

Et ce jusqu’à la fin des temps.


© Jean Mollier de France





Papa je t’aime,


Papa ta petite semence m’a donnée la vie

Certes cela ne t’as pas causé trop d’efforts

Si à ta place un autre avait connu maman

Je ne serais pas ce que je suis, un peu de toi

Petit à petit j’ai grandi, pas toujours sage

Plus d’une fois tu m’as repris vertement

Parfois tu t’opposais même à maman

Qui elle me protégeait de je ne sais quoi

Au détriment de celle, mon autre moi-même

Ma sœur aînée, ma petite sœur, quoi

Avant que tu ne deviennes mon papa

Tu as gravement été blessé, au front

De celle que l’on appelait la grande guerre

Cela n’est pas sans laisser de traces

Puis tu es revenu à la normalité de la vie

Nous aussi, avons fondés notre famille

D’autres nous-même, nous avons créés

C’est l’histoire de la roue de la vie

Qui tourne, qui tourne, puis tu es parti

Avec toi j’ai connu les joies d’être le fils

De connaître enfin mon père, d’être proche

Tu me présentais à tes amis, en leur disant

Je vous présente mon père, merci papa

J’ai été heureux de pouvoir, sans jamais le dire

Papa, je t’aime, je t’aime, mais tu le savais.


© Jean Mollier de France





*Papa que j’aime,


Avec maman tu m’as donné la vie

Puis j’ai grandi, mais encore petit

Tu m’emmenais au jardin des plantes

Avec tes grandes enjambées, dur, dur

Pour te suivre, moi je courais, courais

Tu voulais m’apprendre à aimer

La nature, les animaux, tout ce qui est beau

Aussi aujourd’hui, lorsque j’y pense

Toutes les senteurs des bois, des prés

Je les respire à pleins poumons

Ah oui vraiment, c’est bon, c’est bon

Tous ces oiseaux aux multiples couleurs

Qui chantent, se parlent, nous parlent

Pour nous dire à l’unisson, que c’est beau

Là où nous vivons, parfois avec peur

Peur qu’un jour tout disparaisse

Pour ne laisser que le désert, la tristesse

Oui papa, en souvenir de toi, vraiment

Je te le dis, j’aime ce que tu m’as appris

Je t’aime encore plus depuis que tu es parti.


© Jean Mollier de France





Pique nique,


Partir tous deux, sans but, aller dans un petit coin charmant,

Dans la nature au bord de l’eau, étendre une couverture

Sortir de notre panier, les victuailles, le vin rouge évidemment

Nous allonger et savourer ce lieu, ce calme, cette jolie nature

Puis déguster ces bonnes choses qu’avec amour tu as préparées

Ah que c’est bon d’être avec toi, chaque jour qui passe, je te dis

Que serait ma vie, sans toi, sans ton amour, que deviendrais-je

Oui je bénie le jour où je t’ai rencontrée, c’était l’hiver bien gris

Mais dans mon cœur tout a changé, le ciel, et puis quel privilège

Voir tes lèvres me sourire, tout simplement, très gentiment,

De tout cela j’ai été épris, ta silhouette, ton allure fière et altière

Chaque jour qui passe, je ressent, ce bonheur que tu me donnes

Plus qu’hier et moins que demain, je t’aime, tu le sais, bien sur

C’est comme ça depuis plus de cinquante ans, pourvu que cela dure

Encore longtemps, aujourd’hui, demain, chaque jour qui passe,

Mon amour, je t’aime.


© Jean Mollier de France





Québec,


Québec, ma sœur, mon frère

M’aimes tu comme je t’aime

Tu m’as amputé de moi-même

Québec, m’aimes tu

Québec né il y a quatre siècles

Alors que je n’étais pas né

Québec, j’aime ton accent

Issu des bretons, des normands

Québec, je t’aime, tu es une partie de moi

Je suis vieux, et pourtant, sans t’avoir vu

Québec, tu es mon cœur, tu es mon sang

A l’aube de ma mort, mon seul regret

Québec, ce sera de ne pas t’avoir vu

Lorsque j’aurais rejoint nos ancêtres

Nous dirons à l’unisson

Québec, nous t’aimons

Québec, aimes nous comme nous t’aimons.


© Jean Mollier de France





Regards,


Pourquoi me regardez-vous comme cela

J’ai une tête, deux bras, deux jambes

Certes mes jambes ne sont plus aussi solides

Mais mes bras sont toujours valides

Quant à ma tête, elle fonctionne bien

Elle se souvient, elle se souvient

Que mes jambes ont courues, courues

Pour éviter une promesse, une fessée

J’avais dix ans, comme un garnement

Désobéir à ses parents, mérite châtiment

Grand père et ses grosses mains calleuses

Empoignant une poignée d’ortie, me dit

Tu peux courir, j’attendrai mon heure, je t’aurai

Cela n’a pas manqué, il m’a attrapé, puis il a frappé

Sur la partie la plus sensible de mon individu

Ah, que j’ai pleuré, pleuré, maintenant j’en ri

Si tu savais comme je t’aime pépé, recommencer

Serait un grand bonheur, tu serais encore ici

Savez-vous, vous qui me regardez comme cela

Avec le temps, les mauvais souvenirs sont bons

Mes bras ont serrés, par plaisir, pour aimer

Pour garder, afin qu’elle ne s’enfuie, mon aimée

Elle que j’ai tant cajolée, pour die, je t’aime

Là ce n’était plus mes bras, mais mon cœur

Qui en osmose avec ma tête, disait, je t’aime mon aimée

Aujourd’hui, je n’ai plus peur de dire aux miens, je t’aime

C’est le plus joli mot que l’homme ait inventé.


© Jean Mollier de France





Toi


Il y a longtemps, oui très longtemps

Que je voulais t’envoyer un petit poème

Tu as l’âge qu’aurait ma fille à cet instant

Ah, je l’aimais, j’y pense et devient blême

Elle est partie il y a deux, dans l’au-delà

Là où il n’y a ni ange, ni dieu, mais le néant

Elle me dit en souriant, mon papa, même là

Je t’aime, tu as raison de dire à ces intolérants

Que l’on peut aimer son prochain, sans pour cela

Être de leur avis, de penser tout autrement

Sans pour autant être leur ennemi, mais l’ami

Tu as toujours été tolérant avec les croyants

Là où je suis, je te regarde, je te souris

Je suis avec toi, ô mon papa, je suis ta fille

Fière de t’avoir eue pendant tant d’années

Inquiet de ce qui pourrait m’arriver, m’aimer

Tout ce qui était beau, si bon, la nature, les autres

Toi pendant encore un temps tu le vivras

Ce que moi je ne peux plus aimer, la joie de vivre

Puisse les autres, ceux qui vivent, se reprocher

De ne pas avoir compris qu’il n’y a pas qu’eux

Que l’on peut aimer, sans être pour autant

Un pilier de bénitier, mais non croyant, et aimer

Son prochain comme on aimerait tant l’être

C’est ce qu’on appelle, vraiment aimer.


© Jean Mollier de France



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Antigone
100 messages


Nombre de messages: 626
Age: 52
Date d'inscription: 04/07/2005

MessageSujet: CE QUI REMPLIT MON COEUR   Mar 17 Juil - 13:38

CE QUI REMPLIT MON CŒUR

J’ai composé, pour lui, mes rimes les plus belles,
Mon message fleuri embaumait le printemps,
Ma plume a déposé, en un bruissement d’ailes,
Ces quelques mots d’amour d’une ode aux sentiments.

Je voulais lui donner ce qui remplit mon cœur
Et, d’un trait dessiné à l’encre parfumée
Par le miel dérobé à l’essence des fleurs,
J’ai gravé, dans le bois, la forme d’un baiser.

Le vent, dans les rosiers, chuchotant en sourdine,
Murmure à l’unisson ce sentiment d’aimer,
Tous mes alexandrins s’échardent ; les épines
Se sont toutes noyées au fond de l’encrier.

Ce soir, c’est le printemps, j’ai l’âme romantique,
Mes mots vont au-delà des rêves qu’ils m’inspirent,
Ils naissent, vivent, meurent à l’aube d’un sourire,
Repeignant l’horizon à l’encre sympathique.

J’ai composé, pour lui, mes rimes les plus belles,
Mon message fleuri embaumait le printemps,
Ma plume a déposé, en un bruissement d’ailes,
Ces quelques mots d’amour d’une ode aux sentiments.


coeurs coeurs coeurs

_________________
(c) Antigone

Souriez, la vie est belle !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Antigone
100 messages


Nombre de messages: 626
Age: 52
Date d'inscription: 04/07/2005

MessageSujet: Mon coeur   Mer 25 Juil - 15:12

MON CŒUR

Mon cœur fut gai, mon cœur fut joie,
Mon cœur ne vivait que par toi.
Mon cœur a cru, mon cœur a dit :
« Je t’aimerai toute ma vie ».

Mon cœur fut feu, mon corps fut braises,
Il fut esclave sous ta loi,
Dans sa folie, à dieu ne plaise,
Ton cœur fut glaive qui foudroie

Mon cœur espoir, mon cœur attente,
Il fut tourment, il fut regret,
Il a sombré dans la tourmente
Lorsque ton cœur l’a égaré.

Mon cœur est triste, inhabité,
Mon cœur est las d’avoir pleuré,
Mon cœur se tait, tant déchiré,
Mon cœur a peur de se briser.

Mon cœur se noie dans l’encrier,
Mon cœur se meurt d’avoir saigné,
Mon cœur est mort d’avoir aimé
Ton cœur… fantôme du passé.


coeurs coeurs

_________________
(c) Antigone

Souriez, la vie est belle !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Mar 11 Sep - 8:36




Entends-tu...

Entends-tu respirer,mon amour
Mes torrents de "je t'aime"
Mes cascades de baisers
Traversant les monts et les plaines
Hiver comme été.

Ecoute
Le chant chaud de mes sanglots
Quand tu quittes solitaire le bateau
Je veux toucher du doigt
La douceur de ta peau.

Je t'aime,je t'aime
Tu es la sève rutilante
Qui coule dans mes veines.

Je t'aime,je t'aime
Au-delà des mots.


Agnès Chêne
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
Gi
Rang: Administrateur


Nombre de messages: 11437
Localisation: Terrebonne, Québec, Canada
Date d'inscription: 18/12/2004

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Mar 11 Sep - 9:34







VICTIME INNOCENTE



Je voudrais aimer mon père,

Je voudrais chérir ma mère,

Mais comment saurais-je le faire

Si j’ignore de quelle manière ?



Moi qui n’ai pas eu la chance

De gouter à leur affection,

Ai-je aussi perdu d’avance

Le goût de l’admiration ?



Par une enfance malheureuse

Tout mon destin est drainé,

Et mon âme quoiqu’audacieuse,

S’est laissé contaminer.





S’éduquer près de ses parents,

Quel malheur pour un enfant

Qui puisait dans les auvents

La douleur de son néant.



Je voudrais dire : je vous aime,

Mais comment le prononcer ?

Car je ne saurais devancer

L’axe de mon être même :



Cet axe de peine et de tristesse

Qui, pareil à une sangsue,

Aujourd’hui encore me blesse

Comme papa l’a voulu.



Cet axe de dégout et de honte



Qui, semblable à un conte


Que maman m’avait conté

Fait de moi un empesté.



En croyant pouvoir bien faire,

Je me noie dans l’illusion,

A personne je n’ai su plaire,

Quelle inceste éducation !



J’appris de ma mère la peine,

De mon père l’absurdité,

De l’humanité la haine,

De l’espoir la cessité.



La joie un jour m’assiégea

Aux confins d’une fille de joie ;

L’ivresse de l’impureté



M’a rendu bien infatué.




Quel destin inexorable !

Quelle tragédie impalpable !

Quelle tracée illégitime

Pour une innocente victime !



Manolo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liensutiles.org/gvilleneuve.htm
késaco
100 messages


Nombre de messages: 592
Age: 61
Localisation: Landes
Date d'inscription: 23/08/2006

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Dim 7 Oct - 8:52

« JE VOUS AIME » a dit la plume…

Femme-fleur aux pétales flamboyants de rires, en éclats de senteurs ambrées, j’aime vous dessiner ! Ô fleur-femme, couleur de jardin extraordinaire, au cœur-pistil-émotion, tendu à fleur de tige, au sentiment-pollen enivrant, aux coroles multicolores, odoriférantes d’amour, je vous aime !

Femme-oiseau aux ailes de pigeonne, abandonnées à l’azur, duveteuses écharpes, j’aime calligraphier votre sourire d’hirondelle, comme j’effleurerais une harpe d’où s’échapperaient des évasions de mouette éperdue ; Ô oiseau-femme, au souffle de colombe en quête de futur, je vous aime !

Femme-pierre-précieuse aux facettes amoureuses : rubis sur l’ongle nu de la vie, rougeoyant d’avenir, transcendant diamant aux multiples carats, améthyste de désirs, saphir de plaisirs, éclatante perle de rires parsemés, beaux comme un coucher de soleil, en rayons d'émeraude. Ô pierre-précieuse-femme, enchâsser vos pleins et vos déliés ! Je vous aime…

Femme-fruit au regard d'amandes écarlates vers l’éternelle floraison, au toucher de pêche sauvage, à l'inextinguible soif des nectars envoûtants de l’agrume sans amertume, j’aime vous croquer ! Ô fruit-femme aux saveurs de la mangue, enfouies par-delà les délices délirants, dans l’arbre inaltérable des printemps, je vous aime !

Femme-insecte
aux fourmillements inlassables, aux butinements en mots de miel, aux mille pattes tendues comme des mains vers les aurores de rosée cordiale, j’aime vous envoler ! Ô insecte-femme, au sourire de libellule suspendue au vol du temps, aux bondissements de nèpe sur l’étang des passions, je vous aime !

Femme-poème
aux douceurs parfumées des rythmes d’un moyen âge étincelant d’éclats d’yeux de liberté : villanelle d’accents, dispensés en brassées d’épaules, acrostiche de la tendresse du partage des refrains de frénésie, sonnet du courage insufflé, en rondeaux redoublés d’espérance, ode de poésie inimitable, j’aime vous rimer ! Ô poème-femme, je vous aime !

Femme-musique aux rythmes d’océan : andante aux ardeurs de croches du triolet « amour-délires-poésie », vibrato de bruissements d’émotions, moderato du cœur ouvert et battant sans mesure, j’aime vous solfier ! Ô musique-femme, allegretto de rires éclaboussants, fortissimo de rondes, perlantes de nacre perlées, de soupirs et points d’orgue, je vous aime !

Femme-guitare
à l’âme-violon, harmonie de rires des doigts vibrants en cordes frêles, au galbe sinueux de tendresse partagée en pincées d’accords de sable de dune, sur le sillet vacillant en vibrato fébrile, j’aime vous caresser ! Ô guitare-femme, mi, si, sol, ré, la, mi, envoûtant les notes des musiques sous la rosace, résonnant d’espoirs en arpèges, je vous aime !

Femme-buisson
aux couleurs mordorées d’automne, genêt des sentiers chaleureux, baignés par la houle de la forêt des mots qui bruissent, j’aime vous chatouiller ! Ô buisson-femme, bruyère mauve aux clochettes qui rient, bougainvillée aux branches embrassées, où se cueille la joie en frais parfum de résonance, nerprun au feuillage de négritude envoûtante, flamboyant camélia-Dame, je vous aime !...

Femme-voile
au diapré de brocatelle, aux sentiments en soie de baisers de fils tissés en points de Venise, pour fraise ornant le cou de chaleur, aux rires de bougran en fuseau, au regard de lampas somptueux, incendiant les cœurs de ses reflets de moire et de sa transparence de lamés aimants, j’aime vous tisser ! Ô voile-femme, aux doigts offerts en doupion d’étamines, aux bras -cachemire, aux pensées-volutes de mousseline d’organdi, je vous aime !

Femme-couleur
, aux reflets de tendresse pastel, aux volatiles effluves violine, à l’éclat de mots de tréfonds tango, aux fusions incarnat, aux rires qui tintent en embruns corail, au serrement de doigts-velours terre de Sienne, j’aime vous colorier ! Ô couleur-femme aux cris de passion créatrice vermillon, aux battements de saveur d’amour émeraude, aux yeux fruités de sourires châtains, arc-en-ciel inventé dans l’azur de la félicité, je vous aime !

FEMME-FEMME
à tendresse de la caresse des mots murmurés,
éclatants, délirants, des pensées de vérité, des silences en soupirs d’océan, magnifique, lointain, des horizons galactiques, des demains, j’aime vous aimer et vous aime en femme-femme, à douceur des mains ouvertes, en cœur offert aux pleurs et aux rires...


Késaco

_________________
Un beau vers a douze pieds, et deux ailes
Jules Renard
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
késaco
100 messages


Nombre de messages: 592
Age: 61
Localisation: Landes
Date d'inscription: 23/08/2006

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Dim 7 Oct - 22:21

avec plaisir ! bisous merci ma Gi

abuserais-je, si j'ajoute cela ?

Ivresses de plume

Comment décrire les senteurs de badiane de vos anis étoilés ? Comment, ces liqueurs de garrigue moite, louchies à l’eau de vos sources et que je tasterais bien d’un gourmand délié, comme le tannin d’un cru bourgeois ?

Comment tracer les volutes du murmure de vos soupirs inlassables et de vos croches accrochées au tréfonds de l’âme des violons qui sont les vôtres ? Comment, les délires des sourires inaltérables de vos dièses et de vos bémols, des silences de vos points d’orgue, là, à portée de plume, dont je boirais bien l’encre comme une mélodie d’incarnats ?

Comment dessiner la griserie de vos précipices attirant mes vides vers leurs indicibles profondeurs ? Comment vos ravins délirants, tapissés de fleurettes inconnues aux pistils délectables, dont j’humecterais bien tout mon corps, comme une huile enchanteresse, essentielle ?

Comment orthographier ces zéphyrs porteurs de votre espoir en de vaporeux enivrements, que je plumerais bien comme des souffles vivifiants venus d’ailleurs, multiples vents ? Comment vos nues, chargées des atomes de la faïence des émois d’amour sous vos cils?

Comment calligraphier l’explosion de la rencontre de la main qui me tient et des silences de votre ventre, où je naviguerais bien comme un radeau ivre de l’azur de vos encres océanes ?
Comment l’enlacement, comment le confondu, comment l’offrande de votre caresse ?

Sinon, par un « Je vous aime », ivressement écrit…


késaco

_________________
Un beau vers a douze pieds, et deux ailes
Jules Renard


Dernière édition par le Dim 7 Oct - 22:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
késaco
100 messages


Nombre de messages: 592
Age: 61
Localisation: Landes
Date d'inscription: 23/08/2006

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Dim 7 Oct - 22:28

Ô merveilles, je vous aime !

Tes merveilles sont sept et tu es la huitième.
Mon Éphèse est un mont... J'y suis un Artémis,
Lorsque mon doigt ému en ton temple blasphème...
Tes jardins de velours, même Sémiramis
N'aurait pas reniés, au pays d'Assyrie !
J'y suspends mon désir... J'y suis vassal qui donne
Son sang qui sourd du cœur... Ton feu d'Alexandrie
Transforme tes boutons en fleurs de Babylone...

Le phare de ton œil amoureux met en chasses
De tes frémissements ma main... Tes pyramides
La font Diane et mes doigts, qui soudain les enchâssent
D'un rose diamant, sont des Ramsès timides.

Mes paumes, sur Khephren et sur Mykérinos,
Touchent au paradis merveilleux du désert
De ton dos... En son bas, l'oasis de Lesbos
Fait de toi la statue et mon toucher disert
Explore, caressant, ses ors et ses ivoires.
Même Zeus n'aurait point renié ces argiles !
Hélios eût aimé sculpter ces territoires !

À l'orée de ta mer, sur tes granits fragiles,
Se réveille ma vie... Colosse est ton amour !
Elle cherche à entrer dans ta Rhodes divine,
Pour un céleste hymen, un somptueux séjour...
Le gardien de l'octroi, l'empressement devine :
Ton doux soupir, subtil, vient calmer ses ardeurs
À déposer déjà en ton Halicarnasse
Sa caresse d'amour et son bouquet de fleurs.
Tu es Muse, guidant ma main sur ton Parnasse ;
Et ma bouche a ta voix, ta langue est mon oreille !

Pour la septième fois, ton monde offre à mes yeux,
À l'horizon du ciel huitième, une merveille :
Même Léocharès eût voulu, sous les cieux
De Carie, édifier ce secret mausolée !
Tu y as accepté mon effusion servile
Et j'y ai découvert l'indicible envolée
De ta féminité, ma fondation virile...

Tes merveilles sont sept ? Je connais un huitième
Trésor, que n'aurait pas renié le sculpteur
De l'ivoire sacré et de l'or blanc... Je l'aime !
Il s'émeut, il m'enivre, il bat, j'en vis : Ton Coeur !


késco

_________________
Un beau vers a douze pieds, et deux ailes
Jules Renard
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
késaco
100 messages


Nombre de messages: 592
Age: 61
Localisation: Landes
Date d'inscription: 23/08/2006

MessageSujet: Re: Poèmes à thème : Je t'aime   Lun 8 Oct - 22:06

j'ai une "absence" neuronique, là... Comment va-t-on voir les bulletins ? bisous et ...

Saint-Effeuillage

Il est par trop attristant
Pour un amoureux Tristan
De ne point voir tous les charmes
De votre beauté sans armes…

Ô brune et chère Iseut,
Déchaînez votre front friseux
De ce bandeau qui l’oppresse,
Car il est digne de caresses !

Ô Bérénice, pardon
À Pierre Corneille,
Mais faites-nous ici le don,
De vos si belles merveilles !

Mystérieuse Muguette,
Comment voulez-vous que l’on guette,
Ce que l’on ne peut deviner :
Vos soupirs sous le cache-nez ?

Attentive Mireille,
Dépendez ce gros bijou,
Qui rebondit sur la joue,
Du lobe de votre oreille…

Détournez, riche Xavière,
Cette précieuse rivière
De votre adorable cou
Pour qu’il reçoive un bisou…

Frileuse Rolande !
Quittez donc cette houppelande :
Votre dos
Est un cadeau !

Ôtez ce châle de l’épaule !
Virginale Paule,
J’y déposerai, fort sage,
Une caresse-nuage…

Libérez vos bras des gants
Que j’admire
Vos poignets élégants,
Ô Elvire !

Décachez de la dentelle
Ce sein dont je saurai voir
La fleur de l’espoir,
Ô Estelle !

Défaites donc de haut en bas
Votre jambe de ce bas,
Que j’appréhende son galbe,
Ô douce Albe !

Ô, ne vous asseyez point,
Car j’adore de vos dunes
Le délicieux embonpoint,
Gironde Rodogune !

Votre doux océan, Marine, délassez
De cet oppressant corset
Qui gène le flux
De votre ventre et son reflux…

Ardente Suzon,
Découvrez votre toison,
Des soieries : sans luxure,
L’on vous désire nature…

Enlevez, belle Sabine,
Que j’en écrive l’envoi,
La sandale, que l’on voie
Ces petons que l’on devine !

Envoi

Ô mienne, que nue je veux
Honorer d’un regard-caresse,
Ces saintes femmes et déesses,
Muguette, Elvire, Albe et Iseut,
Suzon, Rolande, Paule, Estelle,
Xavière et Marine,
Bérénice, Mireille et Sabine,
Rodogune, ces belles,
Tu es, en une seule, et sans nul doute,
Toutes !


késaco


_________________
Un beau vers a douze pieds, et deux ailes
Jules Renard
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Poèmes à thème : Je t'aime

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mots d'art & Scénarios :: Poésie & Littérature :: Poésie & poèmes à thème :: Poèmes à thèmes (entrez voyons)-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet