Le bouton d’or
Approchez-vous !
Tout bas ,je vais vous conter ,
Comment j’ai couru le guilledou,
Dans des propos libres ,des propos guillerets.
Ne m’en voulez- pas !
Je vais utiliser une métaphore.
Pour lui ,pour nous ,c’est plus sympa,
Et quelque part je l’honore…
Je cherchais une nouvelle ambiance,
Lui aspirait à un nouveau décor.
Ca été mon jour de chance,
J’ai su lui apporter soutien et réconfort !
Perdu dans ses douces pensées,
Ce soir là le bouton d’or rêvait,
Prompt à frémir ,
Au plus secret plaisir.
Savez-vous !
La nature est bien faite.
Seul ou loin de son époux,
Le bouton d’or reste en fête.
Car c’est une primevère ,
Qui a soif de baisers ,de caresses,
De caresses, de baisers car rien ne le désaltèrent.
Et là , en aucun cas le temps presse.
Sans aucune exagération ni outrance,
Sans musique ni violon,
J’ai su être que patience.
Sur ce tapis de roses, le bouton d’or est parti à l’abandon.
Aux petits soins et entouré de bouclettes,
Il a goûté à tout et de toutes les façons.
J’en ai perdu la tête,
Dans ce lit de plumes ,sous l’édredon.
Entre-nous !
Nous n’étions que douceur et complexité.
Nous sommes allés, je ne sais où ,
Dans ses goûts et ses sens ignorés ?
Le bouton d’or s’est offert au dur désir,
Jusqu’aux lueurs de l’aurore,
Je me suis fait ondes à ravir.
C’était intense et fort.
Est-ce tout ?
Non, car le bouton d’or couleur framboise,
Fiévreux partout,
S’est livré sans retenue à l’extase.
Dans ce grand frisson où fusionnent l’âme et le corps,
Les flèches de l’amour ont orné le guéridon.
Je me suis vidé jusqu’aux bords,
Noyant ses sens ,son âme et sa raison…
Vers à soi
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Savoir prendre du temps pour soi
Ici ou ailleurs